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 Sang d'encre ◘ Pv Danny || [Terminé]

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MessageSujet: Sang d'encre ◘ Pv Danny || [Terminé]  Mar 5 Jan 2016 - 0:19
Lundi 22 septembre 2025, 8 heures 37, Galsgow, Royaume Uni.
Maura-Jean Clarkson remonta le col de son manteau beige, en laine bouillie,enfonça son nez dans son écharpe blanche et tourna à l'angle d'Alexandra Parade et de Graigpark pour rejoindre Duke Street, la dernière frontière entre elle et son objectif : un vieux pavillon d'habitation  au 49 sur Broompark drive. La maison en question, laissée à l'abandon depuis plusieurs années avait fait l'objet de plusieurs demande d'achat auprès de la mairie de la ville. Et pour cause, son placement était idéal, proche de Graig park , elle se trouvait dans une banlieue pavillonnaire et aisée, sécurisée de la ville. Le propriétaire cependant refusait de la céder. Et c'était justement ce propriétaire qui intéressait la jeune sorcière.  Le vent balaya ses cheveux et elle ragea brutalement contre celui ci, pestant contre le point de transplanage qui était foutrement loin de sa destination. Elle gardait sa main gauche dans la poche de son manteau, crispée autour de sa baguette, un geste qu'elle savait inutile, mais qui la rassurait. Stupide qu'elle était. Au bout d'un quart d'heure  de marche, ses yeux se fixèrent sur la grille qui entourait le jardin du pavillon. L'idée d'escalader le portail et de ruiner son pantalon de tailleur, ne l'enchanta pas et elle utilisa sa baguette pour déverrouiller le loquet. La rue était déserte à cette heure de la journée : c'était sa chance.  

Maura-Jean n'en était pas arrivée là par hasard et ce n'était pas pour rien qu'elle avait posé en ce lundi l'un de ses rares jours de congés annuel. Tout avait commencé le 28 août dernier lorsqu'elle avait couvert en exclusivité l'évasion de Danny White. Ou peut-être que cela avait commencé bien avant cela ? Lorsqu'elle avait posé ses yeux sur lui pour la première fois et qu'elle avait insisté pour plonger dans les abîmes de ses yeux ? Elle ne savait pas dire. En fait elle ne savait même pas comment expliquer que les choses aient dérapé à ce point, mais elle ne contrôlait plus rien et certainement pas sa fascination pour l'évadé. Plus que le goût du scoop et du scandale il y avait ce désir, ce plaisir malsain  qu'elle avait à le traquer depuis qu'il avait pris la tangente. Ce besoin presque viscéral de retourner à ses yeux et de plonger une nouvelle fois dans sa tête, mais de comprendre , cette fois.  Faire face à cette barbarie, à cette rage et à cette lueur, cette flamme farouche qu'elle avait perçu tout au fond de lui.

Faire face.

Elle avait perdu le contrôle définitivement et laissé libre court à cette passion dévorante, cette curiosité maladive et violente qu'elle avait développé. Le comprendre, le trouver ; plus , plus encore, jamais assez. Plonger sous sa peau et vivre cet univers qu'elle ne connaissait , comprendre les règles du jeu. Était-ce un jeu ? Elle ne savait pas, ne savait plus. Ce qu'elle savait en revanche, c'est qu'elle n'avait plus eût une nuit tranquille depuis ce reportage.Alors elle avait fait pression sur sa mère, fait les yeux doux aux archivistes de l'état civil et même fait le caprice du sciècle à Peter et à leur sœur Charlie afin de mettre la main sur la moindre information et elle avait passé le dernier mois à tout rassembler. Son lieu de naissance, ou il avait grandi jusqu'à quelques extraits de son dossier médical, le premier rhume qu'il avait eût, l'histoire tragique de ses parents, la date de naissance de sa sœur jusqu'à l'heure précise de son premier cris et finalement elle était tombée sur cette adresse. Elle avait du retourner au ministère pour s'introduire dans les cadastres pour trouver le propriétaire actuel de la maison familiale des White. La propriété était partagée, mais le deuxième possesseur n'était mentionné nulle parts, cela dit c'était sans doutes cela qui avait empêché la saisie de la demeure à l'arrestation de Danny.

Elle s'était ensuite penchée sur September White, mais elle avait subitement disparu de la circulation depuis plusieurs années et certaines rumeurs allaient jusqu'à dire qu'elle était morte ou qu'elle avait refait sa vie parmi les moldus. Elle avait du laisser cette piste de côté et se concentrer sur la maison abandonnée qui avait vu grandir les enfants White. Elle avait hésité un long moment avant de se rendre sur place, elle avait même contacté la mairie moldue afin de savoir si il y avait des signes d'activités récente sur les alentours en se faisant passer pour une acheteuse potentielle ce à quoi on lui avait répondu que non mais que la maison n'était toujours pas à vendre.Alors la semaine précédente elle avait posé son lundi et elle s'était rendue sur place.  Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle venait chercher en ces lieux, peut-être une clef pour le comprendre lui. Le comprendre et le trouver en suite. Elle savait qu'il ne vivait pas là, l'endroit était trop exposé, mais elle savait l'importance que pouvaient avoir les souvenirs. Peut-être y avait-il laissé la moindre trace.

Stupide qu'elle était.

D'un coup de baguette elle avait ouvert la porte d'entrée et l'avait refermée derrière elle , glissant les yeux sur les murs poussiéreux.  Rapidement elle avait fait tour de quelques pièces aux plancher flottant légèrement grinçant. Des vieilles photos animées que le temps n'avait pas épargnées. Fascinée , troublée elle ne remarqua même pas ce qu'elle avait enclencher en entrant.  Imprudente enfant.  Elle souffla sur un vieux cadre qui contenait une photo de famille.

Stupide, naïve qu'elle était.

_________________

Spoiler:
 


Dernière édition par Maura-Jean Clarkson le Jeu 7 Jan 2016 - 0:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sang d'encre ◘ Pv Danny || [Terminé]  Mar 5 Jan 2016 - 23:07
Je pointe ma baguette en plein centre de la tête qui dépasse de l'écharpe. Elle est en pleine ligne de mire. Epaule, coude, poignet, pointe de la baguette et ziiiom cranium. Je lance un sort et sa tête explose comme une citrouille qu'on zigouille avec un potato gun. En ces temps très sombre, mieux vaut ne pas faire dans la dentelle. Déjà parce que la dentelle ça sert à rien. Non, mais franchement, vous avez déjà vu des napperons en dentelle? La dentelle, c'est quoi? Du tissu avec des trous. C'est comme le gruyère au fond. On dit bien "plus il y a de gruyère, plus il y a de trous"... Remarquez : "plus il y a de trous... et moins y'a de gruyère"... Ca tombe sous le sens... C'est logique. Mais revenons à nos moutons... Un gigot de mouton au gruyère... Ca doit pas être trop mal... Je demanderais à September de m'en préparer. Je trouve que la viande et le fromage, ça se marie vachement bien, mais remarquez aussi que les anglais ou plutôt ceux qui sont d'origine de l'île de Bretagne, bouffent absolument n'importe quoi, même si c'est dégueulasse, tenez, par exemple, le haggis... De la panse de brebis farcie. Quel est l'imbécile qui a eu, un jour, l'idée de fourrer un estomac de brebis CRU avec tout plein de conneries, genre tripes, reste de viande, légume, d'emballer tout ça, de le faire cuire et ensuite de le manger? Faut être tarré! C'est nous, les écossais! Mais pourquoi je parle de haggis, moi? Merde, ah oui, ma baguette. Donc cette dernière est pointée et je ne vais pas tarder à sortir un bon sort des vieux temps, un Avada Kadavra, ou un bon Crucio, ça fait jamais de mal, ça. J'ai pas trop trop envie de savoir qui c'est. Ca fait même pas un mois que je me suis échappé et j'ai vraiment pas envie qu'on me reprenne. Pourtant, c'est pas quelqu'un de la Brigade, elle ne serait jamais venu toute seule. Y'a que cet empaffé de Potter qui défie les lois et se permet de faire son mijoré.

Pourquoi je sais qu'elle est toute seule? Parce que vous croyez vraiment que je vais défier les Aurors en ce moment? J'ai beau être imbu de ma personne, je sais quand même qu'il faut faire profil bas quelques fois. Cela fait des années et des années que j'ai placé autour de ma maison natale un sortilège d'alerte. Quelqu'un entre dans le périmètre et ça me prévient grace à une petite clochette qui tintinabule (je kiffe ce mot, c'est terrible). J'ai alors appelé Alfrik. Etant MON elfe de maison, il m'est apparu chez September en me sautant dans les bras pour un gros calin. Bah quoi? C'est pas parce que je tue des moldus que j'aime pas les elfes de maison! Alfrik est dans ma famille depuis des générations. Il a toujours été tout gentil avec moi, il est adorable. Comme tous les elfes, il a toujours la manie de ranger les choses... trop... beaucoup trop... beaucoup BEAUCOUP beaucoup trop, mais c'est pas grave, on l'aime bien. Bref, en un claquement de doigts, il s'est volatilisé sans un bruit jusqu'au 49 Broompark Drive. Il y a vu une jeune femme dans la propriété. Il a vite repéré que c'était une sorcière. Quand elle est entrée dans la maison, il l'a suivi. Ses petits pieds ont peut-être donné l'impression à cette intruse qu'une souris errait dans la vieille demeure. Puis Alfrik est revenu me faire son rapport, en m'affirmant qu'il s'agissait bien d'une sorcière et qu'elle était bien toute seule. Alors en un coup de baguette magique, j'ai fait CRACK! et j'ai transplané. Juste à l'extérieur, derrière un vieux buisson que personne n'a taillé depuis des années. Il a étouffé le bruit et m'a dissimulé des regards. Je surveille les environs un court instant et finalement, sans bruit aucun, je me suis aventuré dans mon chez moi. Mon ancien chez moi.

C'est là que j'ai pointé ma baguette sur l'arrière du cranium de cette intruse. Qui est-ce, j'en sais rien, elle est emmitoufflée dans une écharpe, il fait noir et elle me tourne le dos. J'suis pas devin. Toujours comme le chat de ce cher Serge chasse la souris chez Sacha (esssayez de dire cette phrase très très très vite pour rigoler), je marche sans bruit. Je sais exactement quelle lame du parquet grince. Un sourire machiavélique pointe sur le côté de mon visage. Et si je lui faisais peur? Je veux dire très peur? J'avoue que c'est peut-être un piège, mais je sais que les Aurors sont déjà passés par ici (merci ma douce et délicieuse ex-épouse), et ils n'ont rien trouvé d'intéressant. Donc je ne sais pas qui elle est, mais je vais rapidement le découvrir. Donc, je baisse le regard juste quelques secondes pour fixer le parquet. C'est laquelle qui grince comme un porc qu'on égorge, au fait? La troisième. Un... Deux... Trois... C'est celle-là. Je redresse mon regard sur le dos de la femme, prêt à formuler le premier des trois sorts impardonnables qui me vient en tête. Et mon pied appuie lentement, mais surement sur la lame de bois qui hurle lugubrement dans le silence de la pièce. Oooouuuuuh, ça donne des frissons dans le dos. C'est horrible... J'ADORE! C'est pas une souris qui fait ça, nan. Ou alors une grosse, grosse, grosse souris. Une sourie Rambo! Qui fait "beuhaaah" avec un bandeau sur la tête, gonflée aux stéroïdes la souris! Avant même que ladite personne se retourne, j'ajoute.

- Vous ne savez donc pas que c'est interdit de pénétrer sur une propriété privée sans le consentement du propriétaire en question?

Ouai, j'aime bien faire des longues phrases. C'est juste pour de l'esbrouffe et puis, je n'ai plus cette aura oppressante des Détraqueurs, j'suis tout guilleret. Même si je pourrais la "Endolorisée" sans aucun remord, j'me dis que ça ne serait pas marrant si on ne discutaillait pas avant. Donc je prends le parti de la laisser se retourner et me dire ce qu'elle fout chez moi.

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MessageSujet: Re: Sang d'encre ◘ Pv Danny || [Terminé]  Mer 6 Jan 2016 - 0:08
Ses yeux orageux glissaient avec une curiosité avide sur la photo qu'elle tenait dans ses mains et depuis qu'elle était entrée dans la maison elle avait baissé toute garde, c'était ça son problème à Maura-Jean , elle se laissait facilement absorber dans ses enquêtes, c'était comme ça qu'elle avait  atterris à trois reprise aux urgence de l’hôpital depuis qu'elle avait intégré La Gazette, c'était comme ça aussi qu'elle avait appris que les dealer de drogues Moldu n'étaient pas à prendre à la légères et que leurs armes étaient tout aussi dangereuses que des baguettes magiques. Après qu'un chirurgien moldu lui avait retiré la balle qui lui avait disloqué l'épaule et que Charlie avait réparé cette dernière avec du poussos, Lola Arias la chef de rubrique avait prit la décision de la mettre en binôme avec ce crétin de Koscar. N'empêche que cette fois là , elle avait totalement merdé, parce qu'elle était seule et sans défenses dans la maison de l'homme le plus recherché de la décennie et que ni Koscar ni Peter n'étaient là pour la tirer des ennuis cette fois.  Personne même n'était là pour lui dire qu'elle s'en était attiré de sérieux et qu'il était fort probable qu'elle ne soit pas à la maison ce soir pour manger les célèbres lasagnes de sa mère. Il était même fort probable qu'elle n'en mange plus jamais.

Le pire c'est que rétrospectivement , la jeune femme se serai sans doutes rendu compte de l'absurdité monumentale de son mode de fonctionnement  ou même qu'elle aurait utilisé son cerveau et décidé de faire demi-tour bien sagement. Maura-Jean n'était pas une femme stupide pourtant, elle était même d'une redoutable intelligence quand elle prenait la peine de réfléchir, mais elle était trop passionnée , trop spontanée peut-être et sans doutes même qu'elle avait été trop couvée pour se rendre compte du danger qu'elle courrait avec son inconscience chronique.  Cette journée lui servirait de leçon., certainement. Si elle avait sus quelle ironie la frapperait alors sans doutes qu'elle ne serai jamais entrée à 49 Broompark Drive pour commencer. Elle s'apprêtait à reposer le cadre à sa place quand c'était arrivé.

Un grincement sonore sinistre qui avait fendu le silence troublant et presque religieux de la maison. Avant même d'avoir eût le temps de réfléchir, la surprise lui avait arraché un hurlement terrifié et elle avait lâché le cadre pour plaquer ses mais sur ses oreilles et s'accroupir dans une position  fœtal. Elle avait même ferlé les yeux aussi fort qu'elle pouvait en priant Merlin ou Morgane de lui pardonner, de ne pas lui faire ça à elle et que d'abord elle était désolée et trop jeune pour mourir ou , pitié, que ça se fasse vite.

Dans un deuxième temps ( qui était survenu moins d'une seconde après son cris) elle avait repris ses esprit et , tremblante elle s'était risquée à déboucher ses oreilles, pour entendre la voix grave d'un homme. Elle était encore vivante à l'évidence et elle ne mit pas plus d'une demi seconde supplémentaire pour se tourner vers l'origine du bruit. Vite, avant que son courage ne la quitte définitivement.  Mais elle n'avait pas besoin de voir un visage pour mettre un nom sur cette voix. Elle la connaissait. Combien de temps l'avait-elle écoutée ? Elle y avait même pensé  bien après leur rencontre.  Avec une bravoure qu'elle ne se connaissait pas – et qui aurait vite disparue – elle avait finalement plonger une nouvelle fois dans l'abîme de ses yeux bleu empire. L'orage de bleu et de vert nervuré de gris dans les siens affrontant un court instant l'abysse des siens.

« – Vous n'avez pas reçu ma demande ? je l'ai envoyée par hiboux postal, mais vous avez la fâcheuse tendance de ne pas être la ou vous devriez. »

Elle avait répliqué acerbe, effrontée avant de déchanter rapidement.

Danny White lui faisait face, il se tenait debout sur ses deux pieds et cette fois il n'y avait pas de barreaux pour la protéger et il avait une baguette braquée sur elle.

Danny White.

Elle réprima un frisson à l'origine mitigée. Elle n'avait pas de mots pour décrire l'intensité des sentiments qui faisaient rage dans sa poitrine à l'heure actuelle. Quelque part entre la terreur et une nervosité victorieuse. Elle se sentait presque ivre en fait , sa tête tourna et elle en eût des vertiges. Elle cru même qu'elle allait vomir mais elle avait retenu le haut le cœur qui l'avait secouée.

« – Cela fait des semaines que je suis à votre recherche, mais au final je suis celle qui à été trouvée. Ce n'était pas une option que j'avais envisagée.  » elle avait dit finalement , secouée par un rire nerveux et honnêtement terrorisé.  Elle devait sentir la peur à des kilomètres à la ronde. Elle transpirait presque sous la pression mais elle n'arrivait pas à détacher ses yeux de l'homme qui se tenait devant elle.
« – C'est là que je me rend compte que je n'avais jamais réfléchis à ce que je ferai si je vous trouvait vraiment. »

Elle avait ajouté.
Tout à coup elle se demanda même si elle avait réellement eût l'envie de le retrouver, de mettre un terme à cette traque. Mettre un point final à cette passion dévorante qui l'avait consumée ces derniers jours et cette euphorie presque malsaine.

Et puis , Maura-Jean avait réalisé la situation dans laquelle elle se trouvait véritablement. Le fait qu'elle n'avait aucune chance de s'en tirer dans un duel contre lui, le fait que personne ne savait ou elle se trouvait, le fait que personne ne viendrai à son secourt qu'elle était seule. Et la peur, la vraie lui plomba l'estomac tout à coup à lui couper le souffle et elle trébucha. Appuyée contre le mur le plus proche elle du plaquer une main contre sa bouche pour repousser la nausée qui menaçait de la faire vomir. Elle ne sortirai jamais de cette maison, elle en était sûre. La jeune femme risqua un nouveau regard vers son vis-à-vis, comme pour vérifier.

Mais il était bien là.

« – Vous ...je m'inquiétais un peu, j’admets, mais vous avez l'air bien portant, pour un fugitif. En meilleure santé que cette fois là. »

Elle avait apporté un constat sans émotion particulière ( la peur muselait toutes les autres)mais d'une drôle de sincérité. Allait-il lui dire la vérité sur sa fuite et le reste avant de la tuer ? Elle ne savait pas si elle aurait supporter de mourir ignorante.

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MessageSujet: Re: Sang d'encre ◘ Pv Danny || [Terminé]  Mer 6 Jan 2016 - 1:13
Elle se fige brusquement dès les premières plaintes de la plinte qui se plaint de se plaindre... Remarquez à quel point le verbe plaindre est bien chiant à conjuguer. Elle se ratatine et prend l'apparence presque quasi-identique à un troll. Un gros caillou. Bon, ok, sans la mousse, les vers de terre et l'escargot bien dégoulinant de bave, mais remarquez, ça lui irait bien, un, dans le dos, qui glisse le long de sa colonne vertébrale. Oh que ça serait bien visqueux et répugnant. La pointe de ma baguette a suivi le mouvement, elle a changé son angle et s'est ajustée pour toujours viser la tête de la demoiselle. Je suis toujours sur mes gardes. Les coups foireux, je connais, alors tant que je ne sais pas qui sait, je surveille. Remarquez, même si je savais qui c'était, je surveillerais quand même. Mon regard tombe sur la femme qui vient de s'accroupir. Je ne suis pas compatissant. Je suis hautain, fourbe, mesquin, non, mieux... machiavélique. Alors j'attends, patiemment. J'ai toujours été patient. J'attends qu'elle se rende compte qu'il n'y a rien à avoir peur, du moins pas venant du bruit en tout cas. Même si j'avoue que cette planche là, elle est affreusement horrible. Mais après tout, ce n'est que du bois qui craque en se frottant sur un autre bout de bois. Ce n'est pas un sortilège qui surgirait de n'importe où. Bref, j'attends qu'elle se rende compte que ce n'était rien, juste une entrée en la matière, comme le baton qui frappe trois fois avant la représentation. J'ai même envie d'appuyer deux fois supplémentaire, juste pour prévenir qu'une joute verbale, ou même magique commence dans cette vieille pièce poussiéreuse et désertée depuis bien des années...

Après s'être mis en boule, comme si cela pouvait empêcher quoi que ce soit d'arriver, voilà qu'elle retire ses mains - que je surveillais toujours - de ses oreilles. En fait, c'est les mains que je vise. Je ne veux pas que ces jolies petites dernières finissent par attraper le bout de bois qui lui sert de baguette. Donc je garde la mienne pointée droit sur elle et je surveille ses moindres faits et gestes. Elle se redresse, se retourne et me fixe. Moi non plus, je ne mets pas longtemps pour la reconnaître. Elle a beau être saucissonnée dans une couche indescriptible de tissu, j'aperçois son regard. Ce même regard qui a illuminé, un tant soit peu, quelques instants alors que je... séjournais... à Azkaban. On ne peut pas oublier ça. Même quand la personne n'est rien pour vous, c'est un beau regard, un regard qui a fait chaud au coeur. Et puis de toutes manières, je n'aurai jamais pu l'oublier, je me souviens de tout. Mon cerveau range chaque petite information bien proprement dans des fichiers eux-mêmes classés dans des boites, les mêmes-boites empilées soigneusement dans une grosse boite, cette dernière parfaitement alignée au milieu d'autre dans une pièce et ainsi de suite pour avoir plusieurs pièces dans plusieurs batiments, dans plusieurs villes... C'est comme ça que je vois mon cerveau. Remarquez, chez certains, c'est le merdier, le chaos... Pour leur faire sortir le mot de passe d'un tableau et entrer dans la pièce commune d'une des maisons à Poudlard, ils doivent chercher pendant des heures... Tss... Des sorciers comme ceux-là, ils ne devraient pas exister.

« – Vous n'avez pas reçu ma demande ? je l'ai envoyée par hiboux postal, mais vous avez la fâcheuse tendance de ne pas être la ou vous devriez. »

Oh, oh, oh! Mon sourire s'agrandit pour devenir encore plus démoniaque. Qu'entends-je? Du sarcasme? De l'ironie? Du défi? J'aime quand on me parle ainsi, ça attise mon envie de commettre un meurtre. D'aussi jolis yeux ne me feront pas plier, mais j'aime à penser que je pourrais les gouverner. Si j'aime les défis, j'ai horreur qu'on me résiste et cette jolie petite éfrontée par ses paroles a le don de faire les deux. Du défi et de la résistance. J'avoue qu'on ne peut défier quelqu'un sans lui résister. Et la résistance est une forme de défi, certes, je vous l'accorde. Je ne baisse pas ma baguette, j'attends la suite. Après tout... Elle entre chez moi, je viens à elle... C'est maintenant son tour de faire un autre mouvement. Cette rencontre, c'est comme un jeu de carte. Chacun annonce la couleur et mise ce qu'il peut, cachant sa main, tentant le bluff, le mensonge. J'ai annoncé une quinte... voyons si elle vise la quinte flush... Je souris. Ce genre de main n'arrive qu'une fois dans sa vie et je doute qu'elle ait l'ascendant sur moi en matière de duel magique. Quoi que je ne connaisse pas sa capacité. Mais elle serait bien plus qu'une simple journaliste si elle avait ce genre de don.

« – Cela fait des semaines que je suis à votre recherche, mais au final je suis celle qui à été trouvée. Ce n'était pas une option que j'avais envisagée. »

Mon sourire ne s'atténue pas. Bien au contraire, il est encouragé par le ton qu'elle emploie. Je sens la peur, j'entends la peur, je VOIS la peur. Elle a de magnifiques yeux ouverts sur le monde, mais dans lesquels on peut y lire la terreur. Certes, on dit bien des choses sur moi, des choses qui ont peut-être été... engrossées, déformées, exagérées... Notez bien que j'ai dit peut-être... Je garde le silence, même après une nouvelle tentative de sa part. J'aime le silence, les gens perdent leur sang-froid quand on ne leur répond pas. Ils s'imaginent des choses, ils se font des idées et généralement, ils s'autodétruisent eux-même. Gain d'énergie pour moi. Tant mieux. Je la laisse donc s'enfoncer dans des explications. Elle tente de maitriser cette peur qui la ronge. Mais rien ne peut vaincre une terreur sans nom.

« – Vous ...je m'inquiétais un peu, j’admets, mais vous avez l'air bien portant, pour un fugitif. En meilleure santé que cette fois là. »

Je continue de sourire, mais cette fois-ci, je change mes traits. Ce n'est plus un vil sourire machiavélique, c'est un simple sourire amusé qui nait sur mes lèvres. J'incline très légèrement la tête, écarte un tantinet les bras, même la pointe de ma baguette dévie un tant soit peu, pour que je puisse accomplir une petite révérence. Merci, merci. J'aime qu'on s'inquiète pour moi, j'en suis flatté.

- Mademoiselle Clarkson, c'est un honneur de vous recevoir dans mon humble demeure. La dernière en date était trop venteuse, les voisins peu accueillants et la collocation était insupportable. J'ai préféré déménagé. Je dis la dernière phrase sur le ton de la confidence. A nouveau, je pointe ma baguette vers sa tête. Avec la force et l'âge, ou la force de l'âge ou l'âge de la force, c'est vous qui voyez, je n'ai plus besoin de prononcer certains sortilèges, sauf les plus délicats bien entendu, mais lentement, une petite lumière sort de la baguette, comme un sort au ralenti, un petit éclair et ziiiiom. L'éclair choisit une ampoule pendante au plafond pour la faire revivre. L'ampoule grésille, peut habituée à ce genre de travail et finalement se met en marche lentement. Voilà, un peu de lumière dans ce monde de brute. J'ai bien reçu vos lettres après cela, mais je suis déçu... pas de petits mots doux... Je prends une mine faussement peinée ou outrée avant de sourire à nouveau. Vous êtes en retard, la Brigade et les Aurors sont passés la semaine dernière. 6 ou 7, à fouiller le peu qui restent à fouiller. A croire que je leur faisais peur. Mais ils n'ont rien trouvé. Il y a pourtant une question qui m'intrigue... Allez, sois pas trop vache, Danny, baisse ta baguette. J'hésite deux secondes avant de lentement, mais surement baisser le petit bout de bois vers le sol. Pourquoi être venue seule, vous jeter dans la gueule du loup? N'avez vous pas peur de moi?

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MessageSujet: Re: Sang d'encre ◘ Pv Danny || [Terminé]  Mer 6 Jan 2016 - 11:21
Toujours appuyée contre son mur de soutien, la jeune sorcière ne pouvait s’empêcher de dévisager son locuteur. Mais le pire dans l’histoire c’est qu’il la regardait aussi et plus il la sondait plus elle avait la sensation qu’il était dans sa tête, qu’il lisait en elle et que même il connaissait jusqu’à ses peur les plus intimes. Il ne parlait pas vraiment laissant le temps s’égrainer lentement et se tenait là, debout, seulement debout avec ce sourire sardonique, corrosif. Tellement impersonnel en fait, et Maura-Jean n’aima pas cela. Il était comme un roi sans couronne dans ce petit monde complètement tordu, bancal ou elle n’avait pas sa place et d’ailleurs elle ne voulait pas en avoir une. Son regard inquiet voyageait de temps à autre sur la baguette qu’il pointait sur sa tête mais ne le perdait jamais trop longtemps de vue, elle avait peur qu’il tire par surprise et surtout elle ne voulait pas voir le sort mortel la frapper. Elle préférait que la surprise survienne et que tout se termine en  un instant.  Rapide. Court. Propre.  Il avait mis un terme momentané à cette crainte en allumant seulement la lampe de la pièce et , pour la première fois : elle le vit.  

Pas sa silhouette creusée, fatiguée et à moitié dissimulée par le jeu d’ombres que causaient la faible luminosité des bougies contre les murs d’Azkaban, pas la photographie animée mais terne que les journaux avaient affichés à la Une depuis son évasion et toujours pas cette face au sourire méchant qu’illuminaient des yeux sombres qu’elle avait observé jusque-là, non. Elle le vit vraiment. La forme de sa mâchoire, la naissance de sa barbe ou encore les nuances métalliques dans la prunelle de ses yeux. Ils étaient froid, implacable mais quelque part tout au fond, elle savait qu’ils riaient d’elle, ces deux diamants bleus. Comme une richesse qu’elle ne pourrait jamais s’approprier et dont elle ne verrai jamais toutes les nuances.  Et étrangement, ça la rendit furieuse. Vraiment furieuse. Avec cette rage qui vous noue le ventre et qui ronge vos entrailles, cette rage qui se mêlait à la peur  l’intensifiant et l’étouffant en même temps. Elle eût même l’envie dévorante de le frapper.  De frapper fort pour lui faire ravaler ce sourire tordu qu’était le sien et faire taire enfin, la tempête qui hurlait en elle.

Mais elle ne fit pas un geste. Pas un seul.

A la place elle avait rougis, de gêne (bêtement) un peu et de colère beaucoup, quand il avait parlé des mots tendres qu’il avait attendus d’elle depuis sa prison qu’il avait décidé de quitter car, selon lui, le confort laissait trop à désirer.
« Vous êtes un rayon de soleil, dans la vie d’un condamné. »
Elle s’en voulu immédiatement de repenser à l’œillade presque obscène, tant elle était indécente aux vues circonstances, dont il l’avait gratifiée alors qu’elle quittait la prison. Elle s’en voulu parce qu’elle n’avait pas été capable d’oublier le moindre des mots qu’il lui avait adressé ce jour-là. Peut-être aussi parce qu’une petite voix sournoise dans les tréfonds de son cœur se sentait flattée qu’il s’en souvienne aussi. C’était stupide. Elle était stupide et d’ailleurs cette fois elle ne s’en sortirai pas. Ce constat réveilla la partie d’elle qui ne supportait pas d’être écrasée, cette partie d’elle qui était fière comme un paon et qui s’était battue toute sa vie pour avoir une place sous le soleil, sortir de l’ombre de son génie de frère, sortir de l’ombre tout court. Même dans sa plus tendre enfance, la capricieuse Maura-Jean n’avait jamais toléré qu’on lui marche sur les pieds.

« - Sans blagues, Vous savez vous avez raté une brillante carrière  d'humoriste. »

Par système de défense le sarcasme avait pris le dessus et elle se gifla mentalement pour avoir eût encore une fois l’idée ridicule de parler sans réfléchir au ton qu’elle employait. Il était armé, dangereux et –elle en était sure– dénué de tout scrupules. Il pouvait se débarrasser d’elle en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Et ça étouffa son élan de bravoure. Si elle s’était redressée, et qu’elle s’était même légèrement rapprochée en le voyant baisser sa baguette, la peur dans son ventre grandissait encore. Elle avait seulement appris à ne pas y céder. Pas sur le vif en tous cas ; d’abord elle devait trouver un moyen de s’en sortir.

Les aurors étaient déjà passés.
Naturellement, la Brigade Magique était efficace et il était évident qu’ils retourneraient sur les lieux de son enfance aussi rapidement que possible, mais leurs méthodes d’analyses, de recherche avaient des failles. Ils étaient venu pour trouver des preuves circonstancielle de ses crimes ou encore une preuve qu’il était passé par la récemment. Maura-Jean, elle, était venue pour chasser un souvenir, un sentiment tenace et pour essayer de se glisser dans sa peau. Ce qui l’intéressait à elle c’était l’enfant qu’il était ou encore la nature du drame qui avait déchiré cette famille. S’il n’y avait aucun acte de décès au nom de September White, Danny avait prétendu être le dernier membre vivant de cette dernière lorsqu’elle l’avait interrogé en mai. Les morgues sorcières comme moldues étaient pleines des cadavres d’inconnus qu’on enterrait dans des fausses communes, September White faisait-elle partie de ces nombreux corps sans identité ? Danny White avait-il lui-même un lien avec cette disparition ? C’était étonnant quand même, comme les gens autour de lui avaient tendance à mourir subitement.

Et puis il avait demandé, curieux, à propos de ce qu’elle faisait là, seule et elle savait elle qu’il était inutile de lui mentir, personne ne viendrai la chercher et ce n’était qu’une question de temps avait qu’il ne saisisse cette chance. Il voulait savoir, n’était-elle pas effrayée, par la situation , par lui. Par lui. Par lui…

« - Bien sûr que j'ai peur, vous n'imaginez même pas à quel point je prends sur moi pour ne pas m'enfuir en courant. Vous m'avez terrifiée à l'instant même où j'ai posé les yeux sur vous pour la première fois. »

Sincère. De toutes les manières dans la situation où elle n’avait rien d’autre à faire de lui offrir sa plus franche honnêteté ; pour gagner du temps un peu et parce que ce drôle de jeu avait quelque chose d’interdit, de grisant, elle savait qu’il pouvait prendre fin à tout moment mais elle s’était perdue dedans et elle n’avait pas envie de faire demi-tour.

« - Quand  à me jeter dans la gueule du loup, je vous l'ai dit, j'étais à votre recherche mais je ne m'attendais vraiment pas à vous trouver là. Je suis venue plus par curiosité que par ambition et de reste, je suis effectivement seule et certainement pas de taille, mais que je vive ou pas : ça ne dépend plus de moi, n'est-ce pas ? »

Le dire à voix haute n’avait pas rendu la chose plus réelle et au contraire elle avait l’impression de s’en détacher. Un peu. L’angoisse ne la quittait pas et elle était vraiment sur la corde raide entre ce moment où elle se tenait encore comme une personne et l’instant  où elle allait retourner à l’instinct primaire, animal tendu, agressive et dénuée de toute construction logique.

« - Cependant, j'aurais vraiment horreur de souffrir alors quand vous aurez pris la décision, s'il vous plait faite ça vite. Parce que c’est un adieu, pas vrai ? »

La curiosité et la fascination brûlèrent ses prunelles  et elle se permit une nouvelle fois de le dévisager, sans pudeur , mettant un instant de côté sa peur.

« - Comment vous avez fait ? je veux dire ce n’est pas comme si vous étiez un Animagus non-déclaré comme Black, n’est pas ? Vous avez bénéficié d’une aide extérieur comme les mangemorts en 96 ? »

La crainte d’avoir posé une mauvaise question lui donna le vertige mais elle resta aussi droite que possible , maudissant sa conscience professionnel et son besoin compulsif d’obtenir des réponses. Son besoin d’alimenter encore l’obsession qu’elle nourrissait pour Danny White.

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MessageSujet: Re: Sang d'encre ◘ Pv Danny || [Terminé]  Mer 6 Jan 2016 - 13:27
Ah la peur, ce doux sentiment oppressant. Qui a dit : La peur, une arme primitive, mais efficace? Je ne m'en rappelle plus, mais cette personne-là avait bien raison. Je n'ai besoin de rien faire. Juste être présent. Et voilà que la demoiselle prend peur. Il suffit de mettre l'ambiance. Une maison sombre, un plancher qui grince, un bout de bois pointé et un sourire machiavélique. Rien de plus. La peur est la plus efficace des armes. Je ne veux pas me comparer à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, mais j'avoue que je suis particulièrement fier de provoquer les mêmes réactions. Encore un peu et même mon nom fera peur... Non, ça se serait un fantasme. Et puis j'avoue que jamais je ne me destinais à cette voie-là. Mais les Moldus l'ont bien cherché quand même et je ne peux pas passer les fautes qu'ils ont commises, bref, revenons à nos moutons (j'oublie pas que le gigot et le gruyère, ça doit bien aller ensemble). Elle a peur, elle s'est réfugié contre un mur, une main devant sa bouche. Je devine qu'elle hésite entre la terreur et le courage. Tenir tête ou prendre la poudre d'escampette (oh, ça rime et c'est presque un alexandrin. Oui, je sais, je suis balèze)? Elle prend le parti d'utiliser le peu de courage qui traverse ses veines en cet instant. Je continue de sourire. J'aime ce genre de défi, remarquez.

- Malheureusement, Poudlard ne propose pas de Cours de Pitrerie...

Oui, peut-être que j'aurai pu devenir humoriste. Faire des "tours de magie" aux sorciers, devenir comme les célèbres jumeaux Weasley... Enfin... jumeaux... Il n'est plus que tout seul... Mais ça, c'est une autre histoire. Parce que oui, je les connais bien, vu qu'on a été dans la même classe à Poudlard... Oh, je les connais de nom, moi, ils ne me côtoyaient pas. J'étais un bosseur et eux des déconneurs... M'enfin, comme je l'ai dit c'est une autre histoire. Faut vraiment que vous m'arretiez si je pars en cacahuète dans mes explications, parce que je me rends compte que je fais pas mal d'ellipses. Retournons dans le présent, ou plutôt, devant cette demoiselle qui ose me défier. Je baisse ma baguette. Parce qu'après tout, elle n'a rien fait pour le moment, pour me contrer. Et j'ai beau avoir la réputation d'un méchant, attaquer une pauvre fille (quoi qu'extrêmement jolie), ce n'est pas ce que je préfère. Je préfère m'y prendre d'une autre manière. Adieu la violence physique et magique, et bonjour à la violence psychologique. Je préfère parler, ça fait longtemps que je n'ai pas eu une bonne vieille discussion. Et puis, c'est tellement plus amusant. Donc je lui dis tout de go que la Brigade Magique a déjà lancé un raid sur cette pauvre vieille baraque abandonnée. Tout comme j'ai été prévenu par l'arrivée de la demoiselle chez moi, la petite clochette installée chez ma soeur a tintinnabulé (c'est trop la classe ce mot, j'vous l'jure). Aussitôt j'ai envoyé Alfrik qui a disparu et réapparu dans la seconde, la mort aux trousses, pleurant à chaudes larmes que les Aurors envahissaient la demeure familiale et qu'il avait trop peur de rester trop longtemps.

« - Bien sûr que j'ai peur, vous n'imaginez même pas à quel point je prends sur moi pour ne pas m'enfuir en courant. Vous m'avez terrifiée à l'instant même où j'ai posé les yeux sur vous pour la première fois. »

C'est un sourire radieux qui parcourt mes traits. Un regain de fierté éclate en feu d'artifice dans ma cage thoracique. Ah, je fais peur. C'est drôle à quel point ça me rend tout joyeux. Je fais peur. Je sais qu'elle n'est pas le pécore du coin, je sais aussi qu'elle n'est pas une Auror, mais elle est une sorcière et ça me fait plaisir de faire peur au monde des Sorciers.

- Pourtant, la première fois, ça ne compte pas. Il y avait l'ambiance... Une prison sordide, même sans les détraqueurs je n'aimerais pas y aller...

Je n'en reste pas moins fier. Il faut survivre à Azkaban. C'est pas tout le monde qui peut se vanter de rester sain d'esprit là-bas. Parce que, j'avoue et je l'ai vite compris, c'est que ce qui nous fait nous lever le matin, ce qui nous met de bonne humeur, ce qui nous donne envie de vivre, ce sont les petits plaisirs de la vie. Et là-bas, planqué sur cette île venteuse et humide, la moindre sensation de joie est absorbé par un des détraqueurs. Et voilà qu'elle réitère ce qu'elle a dit un peu plus tôt, elle me recherche, mais ne pensait pas me trouver là. Je la regarde l'air étonné, c'est tout de même ma maison. Certes, plus personne ne l'habite depuis des lustres et étant recherché, je ne vais pas me planquer dans la demeure familiale, bien que cela ait fonctionné pour Black. Non, je ne peux pas planquer toute la maison, il y a trop d'archives, trop de gens l'ont connu et puis pour le moment, ce n'est pas mon but. J'ai horreur de rester enfermé, alors je ne vais pas me terrer derrière les murs d'une maison. Je deviens fou à tourner comme un lion en cage chez ma soeur. La jolie demoiselle Clarkson a vite compris qu'elle ne ferait pas le poids face à moi. Elle sait que sa vie est à ma merci. Serais-je clément? J'en sais encore rien. Je hausse les sourcils et hoche la tête. C'est exactement ça, cela ne dépend plus d'elle, mais bien de moi. Et voilà qu'elle rend les armes avant même d'avoir combattu. Elle ne veut pas souffrir? Elle veut faire vite? C'est un adieu? Je souris de nouveau.

- Oui... C'est un adieu.

Je ne compte pas la revoir de si-tôt. Je ne compte pas la revoir du tout, alors oui, pour moi c'est un adieu. Quant au fait de l'éliminer du monde des Sorciers... Je n'ai pas encore pris ma décision. Et voir la Mort face à elle, prête à l'emmener dans l'Au-delà lui confère à nouveau du courage et elle reprend son rôle de journaliste avec panache et brio, je dois le reconnaitre. Comment j'ai fait? Pour? Pour m'évader? Je souris. Un large et grand sourire qui en dit long. Je n'ai pas la moindre envie de le lui dire parce que... peut-être si je suis repris, je repartirais de la même manière... Parce que peut-être en fin de compte, je ne me suis jamais "enfui". Je fais un pas dans sa direction, puis un autre et encore un, jusqu'à être à porté de main, jusqu'à pouvoir apercevoir ma silhouette dans sa pupille. J'avoue qu'avec cette faible lumière, je me ferais peur. Je serais même tenté de la laisser s'emparer de sa baguette, sans doute planquée quelques parts dans ses vêtements. Je vais jusqu'à me pencher légèrement au dessus d'elle.

- Les Mangemorts... Ce groupe si ridicule qu'ils avaient besoin de se cacher le visage tellement la honte les envahissait... Croyez-vous que je pourrais demander une telle aide? Comme si j'allais lui dire comment je me suis enfui. Je tiens toujours ma baguette fermement dans la main, sur le qui-vive. Mais je fais semblant de rien et m'éloigne, lui tournant volontairement le dos le temps de quelques pas. Je regarde à travers la vitre sale, mais à l'extérieur rien ne bouge. Il fait tout aussi nuit, sombre et humide. Même aux portes de la Mort, vous continuez de poser des questions... Ici... A Azkaban... Car oui, pour moi la prison insulaire est l'avant-gout de la porte. Comment vous voulez que cela se passe? Vous voulez des témoins? Car si on fait cela ici... Vous ne ferez pas la première page de votre journal...

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MessageSujet: Re: Sang d'encre ◘ Pv Danny || [Terminé]  Mer 6 Jan 2016 - 15:32
Deux mois plus tôt, Maura-Jean avait fêté sa seconde année dans la rédaction de la Gazette du Sorcier, l’évènement avait été l’occasion d’un de ces rares moments où elle sortait et acceptait de côtoyer ses collègues en dehors de ses heures de bureau. Ils s’étaient rendu dans une auberge coquette de Londres , du côté moldu pour boire un vin fameux, qui venait de France. La jeune femme ne comprenait pas vraiment ce qu’ils avaient tous avec cela, après tout : ça ne valait pas un bon FireWisky. Mais l’ambiance était bonne tout le monde y était allé de son petit cadeau. Polly Hudson et son homologue Gail Mcgregor lui avaient offert un livre de premiers soins à appliquer sur soi-même, Koscar avait débouché le champagne en jurant parce qu’il n’avait pas la moindre envie de se trouver là, un peu plus tôt dans la journée la chef d’équipe avait annoncé qu’elle allait acquérir pour elle un fauteuil plus ergonomique et Fergusson (elle ne savait pas quoi) de la compta avait même laissé une fiole de dictame sur son bureau. La jeune journaliste avait son possible pour réagir positivement à leur blague collective sur sa manie chronique de se mettre dans de sales situations mais elle avait définitivement craqué quand Polly lui avait remis une enveloppe de la part d’Aaron Barnes le cinquième et dernier membre de leur équipe de chroniqueur people. La coupure renfermait un devis gratuit pour un cercueil chez le croquemort de l’allée des embrumes. Elle avait vu rouge et s’était levée brusquement en déclarant qu’elle rentrait chez elle « Et vous direz à Barnes, qu’il peu cordialement aller se faire voir ! » avait-elle craché en quittant la salle. Pourtant, aux vues de la situation actuelle, elle regrettait de s’être montrée aussi affreuse avec Aaron Barnes et elle se demanda même si ce salaud n’avait pas un quelconque don de voyance. Comment une mauvaise blague pouvait-elle tomber aussi juste ? c’était presque cruel.

Son attention toute entière se porta une nouvelle fois sur le fugitif. Il était impressionnant. Maura-Jean n’était pas une petite femme, perchée sur son mètre soixante-seize elle était souvent à égalité avec les hommes qu’elle fréquentait mais pour la première fois de sa vie elle se senti « petite ». c’était dans sa carrure, dans sa posture à lui et sans doutes aussi dans le fait qu’elle ne se tenait pas aussi droite qu’elle le désirait ; elle avait abandonné l’idée de cacher sa peur , ses émotions. Lui-même ne cachait pas l’amusement que la situation lui inspirait.

« - Ce n'est pas Azkaban qui m'a fait peur, parce que j'y étais bien encadrée, mais vous et seulement vous. C'est le rire sordide qu'il y a dans vos yeux qui m'a pétrifiée ce jour-là et aujourd'hui encore. Plus que la rumeur. »

Il avait confirmé presque doucereusement qu’il comptait mettre fin à ses jours et elle ne fut pas plus terrifiée. Son corps avait déjà atteint sa limite d’adrénaline et l’information était arrivée avec une neutralité presque violente. Impropre ; comme si ça avait été la vie d’une autre personne dont il parlait. Et il s’était approché, progressivement mais ses jambes étaient sciées et elle ne parvint même pas à faire un pas en arrière ; il était loin et la seconde suivante il était proche. trop proche. elle pouvait même sentir son souffle contre son visage, il était chaud mais ça lui gela les entrailles. Elle dû faire face à toute sa force de volonté pour ne pas le supplier à genoux de s’éloigner et de la laisser rentrer chez elle. Un frisson d’horreur secoua son échine mais elle releva la tête et plongea encore dans ses yeux. Elle se sentait comme un camé qui a besoin de sa drogue et pour elle c’était cet abysse bleu roi et les secrets qui se cachaient derrières.

« - Les Mangemorts n'avaient honte de rien et de leurs idées moins encore et vous êtes mieux placé que moi pour le savoir. Et je ne trouve pas stupide l'idée que vous ayez eût une aide l'extérieur. »

Tellement de gens étaient mort, tellement de gens avaient souffert, elle ne pensait pas qu’on pouvait plaisanter avec un sujet aussi récent, quelque chose qui restait un traumatisme pour la nation , qui avait détruit des famille et il avait fallu des années pour redresser le pays. Elle était peut-être trop sensible , mais un génocide restait un génocide. Peut-importe que ses auteurs aient été masqués. Elle avait repris, sèchement , presque méchamment en fait. Presque.

« - Mais vous avez raison, vous êtes trop fier pour avoir demandé de l'aide. Ce qui me chiffonne c'est que vous ayez emmené Charles Moon avec vous. Où est-il ? »

Attaquer avec une question. Des questions elle en avait tellement. Charles Moon était-il mort lui aussi ? Pourquoi s’être encombré d’un gêneur ? Est-ce que Moon était à l’origine de l’évasion ? avait-il des projets ? Était-il une menace directe ? ou est-ce que lui-même se cachait ? il était en bonne santé et il avait repris du poids, c’était donc qu’il avait un endroit fixe ou on couvrait sa présence, des otages ? non ce n’était pas son genre, elle ne le pensait pas en tous cas. Elle crut que sa tête allait exploser sous les centaines d’interrogations qui se bousculaient dedans. A chaque fois qu’elle répondait à l’une d’entre elle une centaine d’autre arrivait en renfort. White avait repris la parole à propos de sa propension à poser des questions même aux portes de la mort. Mais c’était logique, dans le stress ultime dans lequel elle se trouvait que pouvait-elle faire sinon se raccrocher à son naturel, ce qu’elle savait faire ? c’était un automatisme et l’ignorance , dans un monde aussi médiatisé que le leur était un crime.

« - J'ai peur de souffrir, pas de mourir. Et de toutes les manières n'importe quel jour en vaux un autre pour partir et si ça doit être aujourd'hui eh bien ça le sera. J’aimerai seulement avoir le fin mot de l'histoire avant que ça n'arrive. »

C’était une demi-vérité. Maura-Jean n’avait pas fondamentalement peur de la mort mais elle n’avait pas l’intention de mourir ce jour-là le fait qu’elle ne puisse plus rien changer à ce destin la rendait malade , elle se dégoutait , en fait .

« - Votre sœur est-elle morte ? est-ce que vous l'avez fait ? Et vos parents ? Comment êtes-vous sorti d'Azkaban ? Ce genre de question et j’en ai des centaines ; je serai juste tellement frustrée si je devais mourir sans savoir. J’en deviendrai un fantôme. »

Comme Mimi-Geignarde.
Elle avait la certitude qu’elle serait un fantôme absolument exécrable qui plus est. Danny, lui, avait décidé de lui tourner le dos et elle porta sa main à son écharpe pour la desserrer. Elle se sentait étouffait, l’air était électrique et elle savait que c’était un jeu de voltigeur sans filet auquel elle s’adonnait. Il voulait savoir comment elle voulait mourir. Avec ou sans témoins ? avec en prime une première page des journaux. Elle eût un rire outré et nerveux.

« - Ne m’insultez pas, s’il vous plait. On ne dirait peut-être pas mais j’ai un minimum de dignité. Vous pensez vraiment que j’ai envie de devenir "la journaliste trop stupide qui n'avait pas couvert ses arrières" ? »

Elle souffla et s’accroupis pour ramasser le cadre qu’elle avait fait tomber quand il l’avait surprise. Elle passa une main sur la surface en verre. Par chance elle n’était pas cassée, les enfants étaient jeunes et les parents semblaient heureux. Elle pouvait presque entendre les rire sortir du cadre, ça avait quelque chose de touchant. Il avait été un enfant, il avait eût des parents et c’était un humain lui aussi. Elle se demanda si déjà à cette époque il nourrissait une haine aussi sulfureuse ou s’il avait déjà de telles prédispositions à la violence. Ses yeux fixaient son dos, elle ne s’était toujours pas relevée , le ciel dehors était sombre , on entendait même pas le bruit des voiture dans la rue, pas même les rires des enfants dans le parc qui n’était pas si loin. Ils étaient coupés du monde, coupés de la vie. Enfermés dans un espace-temps qui leur était propre et ou les minutes s’écoulaient de manières désordonné, irrégulière. Ils n’appartenaient plus au monde extérieur et le monde extérieur n’avait aucune influence sur eux. Ils étaient seuls, face à face. Proche, si proche et tellement loin en même temps. Comme deux bêtes dans une cage cherchant à apprivoiser l’autre pour son propre parti.

« - Personne ne sait que je suis ici, personne ne viendra nous déranger et, je ne suis pas assez bête pour vous attaquer. Si sur le plan théorique mes connaissances en attaque sont irréprochables je ne peux pas en dire autant de la pratique. Est-ce qu'on ne pourrait pas disons, tenter de se détendre un peu ? Il n’y à nulles besoin de baguette agressives, je ne fuirais pas. »

La peur était toujours là, tenace. Mais elle savait qu’elle devrait faire avec, il n’existait pas d’échappatoire, seulement des secondes à dévorer. Se redressant elle fit quelques pas vers le buffet pour reposer la photographie là où elle l’avait pris et elle se retourna une nouvelle fois sur lui. Elle était encore vivante. C’était tout ce qui comptait.

« - Il s'en est passé des choses et du temps depuis qu'on s'est vus. » elle avait dit d’un ton très doux « J'ai eu accès à votre dossier au Greffe du Magenmagot et vous êtes un fieffé menteur, n'est-ce pas »

Elle eut un sourire vraiment amusé, le premier depuis qu’elle était entrée dans cette maison. Elle n’était plus sur ses gardes, ça n’avait plus aucun sens de l’être : ça ne lui sauverai pas la vie.

« -Ce n’est pas très correct de mentir comme cela. Même si j’ai toujours sus que vous le feriez , tous les gens que j’interroge le font. Est-ce que vous allez être honnête, aujourd’hui ? »

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MessageSujet: Re: Sang d'encre ◘ Pv Danny || [Terminé]  Mer 6 Jan 2016 - 19:56
PEUR
− État affectif plus ou moins durable, pouvant débuter par un choc émotif, fait d'appréhension (pouvant aller jusqu'à l'angoisse) et de trouble (pouvant se manifester physiquement par la pâleur, le tremblement, la paralysie, une activité désordonnée notamment), qui accompagne la prise de conscience ou la représentation d'une menace ou d'un danger réel ou imaginaire. Synon. crainte, effroi, épouvante, frayeur, terreur; arg., pop. frousse, pétoche, trouille, venette. Absol. Je me voyais perdu, et ma peur devint si forte, que je me mis à siffler, comme pour m'en imposer à moi-même (Toepffer, Nouv. genev.,1839, p.160):
1. ... des hommes de ci, de là, ont eu une seconde de peur −à cause d'un bruit, d'un remuement de branches −ou pour mieux dire un sursaut dans leur état de peur continu, et comme ils avaient leur fusil en mains, ils ont lâché un coup en l'air comme une femme nerveuse jette un cri. Romains, Hommes bonne vol.,1938, p.145.

Voilà comment décrire cette scène. Moi également j'ai peur, peur de me faire prendre, peur de devoir retourner à Azkaban, peur de m'être fait piéger. Mais ma peur se camoufle derrière ce large et grand sourire que j'offre. Je ne veux pas qu'on pense que j'ai peur, je ne veux pas qu'on croit que je suis sur le bord de la crise de nerfs. Je veux simplement qu'on croit que j'en ai que faire de tout cela, que pour moi, cette course poursuite n'est qu'un jeu. Et je dois reconnaître que cette jeune femme pourrait en être pour beaucoup. Lentement, mais surement, un plan machiavélique se forme dans ma tête. Cela serait jouer avec le feu. Cela pourrait très mal se finir, mais d'un autre côté... Où serait l'amusement? Ce monde de brutes a besoin d'un bon défouloir et cette... journaliste un peu trop curieuse pourrait bien le devenir... Le plan machiavélique devient idée saugrenue, mais tellement excitante. Oui, oui. L'idée se précise alors que je regarde par la fenêtre. Il n'y a personne. Personne pour lui venir en aide, personne pour être témoin, personne pour contrarier mes plans, ça va être parfait.

Ses paroles me restent en tête. Je n'ai pas répondu tout à l'heure, au moment où elle les a prononcé. « - Ce n'est pas Azkaban qui m'a fait peur » C'est certain que de l'autre côté des barreaux, cela ressemble à une simple île moisie, humide, frigorifique... Mais quand même... Elle doit faire flipper cette foutue île, même moi, j'en avais le sang glacé... Bon ok, j'suis assez frileux comme type, mais quand même. « - C'est le rire sordide qu'il y a dans vos yeux qui m'a pétrifiée. » Ce même rire sordide ressort d'entre mes lèvres au souvenir. C'est comme ça que je cache ma propre peur, derrière une violence ironique. Et puis, voilà qu'elle explique l'attitude des Mangemorts. Oui, je sais qu'ils n'avaient honte de rien et promouvaient leurs idées à qui voulaient l'entendre, mais ce truc de se couvrir le visage, ça me rappelle un autre klan... et non, y'a pas de faute d'orthographe, si vous voyez ce que je veux dire. Bref, non, les petits diners entre amis, les réunions tupperware, c'est pas pour moi. Si je fais un clan, je fais mon clan à moi tout seul où je serais le président, le trésorier et le secrétaire en même temps. Je ne cherche ni à trouver des disciples, ni à faire ami-ami avec qui que ce soit. Et voilà que je reprends goût à la réalité quand j'entends le nom de Charles. Où est-il? Je lève les sourcils, presque inquiet.

- Ici... et là... Un peu partout... Nulle part à la fois... De quel morceau vous voulez parler?

Oh, non, non, non, il n'est pas mort, il est bien vivant. Mais cela fait plusieurs semaines que je ne l'ai pas vu. Charles Moon avait défrayé la chronique il y a quelques années quand il s'était fait prendre. Les meurtres, ça attire toujours les consciences et ça fait vendre des journaux. Mais je préfère semer la mort autour de moi, juste pour être tranquille avec les questions. Elle devrait se terrer, essayer de se faire discrète, tenter de disparaitre, pourtant, elle m'attaque en question. Oh, ce n'est pas une véritable attaque. Ce n'est qu'une question. C'est surement la journaliste qui parle. La volonté de faire son scoop. L'envie de se sentir puissante avec une information du tonnerre. Alors oui, dire qu'il est mort est une forme de protection, d'attaque et de défense mélangée. Ainsi elle n'aura pas envie d'en demander plus, en tout cas j'espère. Et puis je lui dis qu'on va passer aux choses sérieuses. Il est l'heure pour elle de dire au revoir. Mais je lui laisse le choix de la manière. La peur de souffrir. Oui, beaucoup de gens, moi y compris, ont peur de souffrir. C'est pour ça que tout le monde craint le Baiser du Détraqueur. Elle insiste sur le savoir. Savoir le fin mot de l'histoire. Hmm... Il est hors de question que j'en dise plus à une journaliste, une gratte-papier, une paparazzi...

« - Votre sœur est-elle morte ? est-ce que vous l'avez fait ? Et vos parents ?  Comment êtes-vous sorti d'Azkaban ? Ce genre de question et j’en ai des centaines ; je serai juste  tellement frustrée si je devais mourir sans savoir. J’en deviendrai un fantôme. »

Je tourne mon regard sur elle, fronçant les sourcils. Elle est pire que ce que je croyais. Ca commence à m'énerver. Je veux en finir maintenant. Je veux la faire taire, je veux qu'elle se taise, je veux du silence, je veux... Ca y est, je suis énervé. Je pense qu'un bon Doloris, ça devrait calmer mes nerfs. D'ailleurs, j'ai des fourmis dans les doigts rien que d'y penser. Je vais pour parler, pour l'envoyer paître pour parler poliment, mais la voilà qui ramasse le cadre qu'elle a fait tomber. Je ne sais pas de quelle photo très exactement il s'agit, mais c'est probablement une de celle où nous étions encore tous les 4. Quand ma mère était encore vivante, c'était ce genre de souvenirs qu'elle aimait apposé un peu partout dans la maison. Ma soeur, ma mère, elles avaient perdu le sourire et j'avais été là pour elle, pour qu'elles puissent oublier ce vide et rire à nouveau. C'était, à cette époque tout ce qui comptait pour moi. Et voilà qu'elle reprend un monologue. Se détendre? Quoi? Elle veut du thé et des gâteaux? Je ne suis pas un bon hôte, en tout cas, pas avec des journalistes, pas depuis qu'on me traque. Je sais très bien jouer le double jeu. Pendant plusieurs années, avec ma tendre et chère ex-épouse, j'étais un parfait petit mari et d'un autre côté, je tuais des gens... Quand elle parle du Magenmagot, un sourire narquois passe une seconde sur mes lèvres. Je lève même les sourcils quand elle me traite de menteur.

« -Ce n’est pas très correct de mentir comme cela. Même si j’ai toujours sus que vous le feriez, tous les gens que j’interroge le font. Est-ce que vous allez être honnête, aujourd’hui ? »

A peine a-t-elle fini de prononcer le dernier mot de sa question que j'ai levé ma baguette. Moins d'une seconde plus tard, un sort traverse la pièce et frappe la jeune femme de plein fouet, la pétrifiant sur place. On va commencer souple je crois... Je peux baisser ma baguette et c'est tout guilleret que je gambade jusqu'à elle.

- Là... vous poussez le bouchon un peu trop loin. J'ai été gentil avec vous et c'est comme ça que vous me remercier. C'est pas ainsi que vous partirez sans souffrance. Laissez-moi d'abord vous... Je passe mes mains le long de ses flancs pour finir par fouiller dans ses poches et c'est ravi que je sors l'objet de mes recherches. ... prendre ceci. Si je pouvais attraper sa baguette, je lui ai volontairement laissé. C'est la plume à papotte que je cherchais. Et c'est à cette dernière que je m'adresse. Au boulot, toi. Je me recule un peu plus, la demoiselle toujours pétrifiée. Bien... Vous voulez que je sois honnête? J'attends une affirmation de sa part, mais comme elle est pétrifiée, je peux toujours courir, donc je me lance. J'ai commis mon premier meurtre à l'âge de 11 ans, j'ai commencé par mon père. Je regarde ce que gribouille la plume magique. J'adore comment ces petites choses peuvent en rajouter un peu trop. Puis ce fut le tour de ma mère et de ma soeur... et des Peronova. Oh et... bien entendu, ta pauvre maitresse... Oh, aucun remord à mentir. Au contraire, ça me fait de la publicité. Je regarde la plume d'un air compatissant. Oui, je vais devoir t'envoyer au Journal par un hibou... Je sais que c'est pas marrant, à moins que... Je hausse les épaules et d'un coup de baguette annule le sort d'immobilisation. A moins qu'elle ne prenne sa baguette et tente de sauver sa vie de la plus noble des manières... Je regarde encore la Plume à Papote comme si c'était un être vivant. Tu crois qu'elle survivra à un Doloris? Je lève ma baguette et m'adresse à la journaliste. Tu crois que tu survivras? En garde, Maura-Jean et ne te méprends pas... Je n'ai aucune intention de te garder en vie.

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MessageSujet: Re: Sang d'encre ◘ Pv Danny || [Terminé]  Jeu 7 Jan 2016 - 0:25
Le fait d'être pétrifiée sur place avait peut-être pour avantage de préserver extérieurement sa dignité, car Maura-Jean avait tellement peur depuis qu'il avait levé une nouvelle fois sa baguette sur elle qu'elle en aurait pleuré. Si ça n'avait pas été pour le sort elle se serait sans doutes prostrée dans un coin et aurait pleuré, vomi sans doutes aussi. Alors en attendant elle sanglotait silencieusement, mentalement et elle avait peur, aussi, que quelque chose se brise en dedans.

Lui ?

Lui il s'approchait, trop. Beaucoup, beaucoup trop. Plus qu'elle ne pouvait le toléré et elle se dégoutta elle même de ne pas détester cela autant qu'elle aurait dus. D'être encore plus fasciné par ce qu'il était, ce qu'il représentait et de savoir que son propre esprit , tordu, ne pouvait être arrêté par un simple sortilège de pétrification. Sous ses larmes invisibles et ses cris silencieux il y avait la partie d'elle qui sacralisait le moindre instant de cette drôle de rencontre. Elle aurait voulu hurler de rage quand il avait posé ses mains sur elle. Elle se sentait plus profondément agressée par cette intrusion dans son intimité, son intégrité physique que par le reste et ses doigts avaient glissé sur elle, ça avait duré à assez longtemps pour qu'elle sente sa peau de marbre brûler, même au travers des vêtements – nombreux – qu'elle portait. Dans un premier temps , elle avait cru qu'il allait prendre sa baguette et même si elle ne comprenait pas trop la démarche maintenant qu'elle était plus que jamais à sa merci, cela avait du sens, alors de le voir se saisir de sa plume à papotte ( pourquoi l'avait-elle emmenée?) et de son carnet de note, elle avait été choquée. Tellement qu'elle en avait repris ses esprits. Curieuse qu'elle était , elle avait la sensation que quelque chose d'important allait se produire.

C'était probablement vrai et faux en même temps.
Le monde dans la pièce changeait peu à peu de perspective et cela n'allait pas dans une direction qu'elle aimait. Après avoir fabulé sur la possible mort de Charles Moon, c'était sur sa propre vie à lui qu'il avait commencé à raconter des fables. Du meurtre de son père à celui des moldu en passant par sa mère et sa sœur puis enfin, elle-même dans un avenir très (trop) proche, de son propre aveux. Elle était forcé de le regarder lui , mais elle pouvait entendre la plume gratter contre le papier arrangeant, romançant les mots de l'orateur. Elle n'aimait pas cela. Elle aimât encore moins quand il menaça de la soumettre au Doloris si elle ne prenait pas rapidement la situation en main pour sauver une vie qu'il n'avait pas, personnellement l'intention de conserver. À ce sujet non plus, elle n'était pas certaine qu'il disait la vérité. Oh, la tuer ne lui poserai aucun problème moral elle l'avait bien compris mais elle ne pensait pas qu'elle aurait été en mesure de se défendre ou de mener sa réflexion s'il avait réellement désiré la voir morte. Si il l'avait voulut autant qu'il le prétendait alors qu'il n'aurait pas attendu qu'elle ait accès à sa baguette.

Quand il l'avait libérée elle avait hésité un moment avant de la prendre d'ailleurs. Elle avait envisagé autant d'option qu'elle le pouvait avec la moitié de son cerveau qui se focalisait sur le traitement de sa peur chronique aggravée par sa passion malsaine. Plissant le nez elle avait relevé le menton , encore une fois, mais il n'y avait plus de colère dans ses mots. Plus vraiment de résignation non plus.

« – A quel moment de cette conversation sommes nous devenus intimes au point que vous utilisiez mon prénom ?  »

elle avait enfoncé rapidement ses mains dans ses poches sans faire le geste de les en sortir. Elle le dévisagea une dernière fois, comme pour se convaincre de la réalité des faits.

« – Vous m'écoutez parfois ? Je ne me battrais pas, je vous l'ai dit : au combat , je préfère la fuite. »

Elle parodia rapidement le salut dont il l'avait gratifiée à son arrivée , resserra sa main sur sa baguette et dans un « Crack » Sonore elle s'évapora.

Serpentarde.

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MessageSujet: Re: Sang d'encre ◘ Pv Danny || [Terminé]  
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