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 Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny

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MessageSujet: Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny   Ven 22 Jan - 0:42

Allée des embrumes, L’Éden perdu, 21 heures 50.
Assise au calme , contre la fenêtre sale de ce salon de thé (qui n'en avait que le nom) de l'allée des embrumes , Maura-Jean Clarkson attendait patiemment. La boutique ne fermerai pas avant encore deux bonnes heures, sans doutes un genre de tradition dans cet endroit un peu lugubre. La jeune femme ne s'y sentait pas particulièrement à sa place mais elle avait pris l'habitude de cette sensation et avait appris à faire taire l'angoisse. Les scandales ne se faisaient pas tous seul, il fallait avant tout se trouver au bon endroit, au bon moment. C'était une question d'assiduité et d'anticipation. La journaliste attendait quelqu'un. Ce n'était pas non plus un hasard si elle avait choisis ce coin de la pièce pour déguster le pire café qu'elle avait jamais bu. De cette fenêtre, à cet angle elle avait une vue parfaite sur le plus grand dealer de drogue de la région. Les sorciers avaient leurs propres drogues après tout, certaines plantes magiques avaient des effets psychotropes particulièrement puissants et si les dangers étaient équivalent cela ne semblait pas stopper le trafique. Elle attendait donc que le jeune héritier de la Famille LeGoff , des grand propriétaires immobiliers et sponsor de l'équipe nationale de Quidditch, se présente pour sa dose de la semaine. Il était récemment sorti d'une cure de désintoxication à Sainte-Mangouste mais elle savait de source sure que la cure n'avait pas eût lieu et qu'il n'avait s'agit que d'un gros coup de com de la part des aînés de la famille.

Au bout d'une demi heure supplémentaire, alors qu'elle allumait sa quatrième cigarette, elle du se rendre à l'évidence. Il ne viendrait pas ce jour là. Un soupire déçu lui avait échappé et en même temps elle s'y attendait un peu. Par sécurité elle resterai jusqu'à la fermeture du salon de thé, mais elle avait déjà admit qu'elle devrait revenir le jour suivant et peut-être même le jour d'après. Les crânes trépanés sur les tables en guise de cendrier, des têtes réduites particulièrement bavardes accrochées au murs et des tableau inquiétant, la population étrange de l'endroit ...ce lieu filait la chair de poule à Maura-Jean et la perspective d'y être coincée pendant encore un jour entier ne l'enchantait pas plus que cela. Vraiment vraiment pas.

Sur la table devant elle s'entassaient des parchemins noircis d'encre , des premiers jet, d'articles, de courrier, des notes diverses sur des sujets à venir ou de simples informations qui lui avaient paru importantes sur le moment. Et parmi cette demi tonne de parchemin gâché,, plein de ratures il y avait une lettre plus soignée, plus propre. Structurée. Ce n'était pas non plus une coïncidence se la journaliste avait décidé d'écrire cette dernière dans cet endroit si reculé. Elle ne pouvait pas laisser cela traîner chez elle ou Charlie aurait pu tomber dessus dans sa manie de vouloir tout ranger. Elle ne voulait pas qu'on trouve un jour , chez elle, des traces de ce qu'elle était entrain de faire, ce qu'elle entreprenait. C'était totalement fou, ridicule , stupide, sans doutes. Mais qu'elle fermait les yeux la blonde pouvait encore sentir le goût des lèvres de Danny White, son odeur , le grain de sa peau ou encore la façon dont ses doigts l'avaient caressée. Elle avait honte, elle savait qu'il avait obtenu ce qu'il désirait mais elle était déterminée à en tirer le meilleur parti possible.

Déterminée à le protéger encore un peu.
L'idée qu'il retourne dans cette prison pour y être mis à mort lui retournait l'estomac au point de la faire vomir.
Il n'était plus un étranger maintenant – en avait-il jamais été un ? – il avait un visage, une saveur et une voix qui la remuait trop. Elle était atteinte,préoccupée par son sort. Plus que celui des prisonniers en général, elle était inquiète de son sort à lui.

Sa grande main contre son cœur , son sang sur sa langue.
La sensation de son cœur contre le sien et les battement effrénés dans sa poitrine, cette sensation de calme et de paix , si vrai, si juste quand elle avait été attirée contre lui. Le besoin presque vital de le dévorer, de le garder en elle et ce feu ravageur dans son corps.
Non, elle ne pourrait plus jamais être indifférente à son sort. Parce qu'il était intimement lié au sien. Et n'était pas seulement question du fait qu'elle risquait la prison pour ce qu'elle faisait. Elle parlait de quelque chose de bien différent dont la lune ce soir là avait été témoin. L'unique témoin même.

«  Toi ,
J'essaie de rationalisé et de me dire que j'écris cette lettre à quelqu'un d'autre. Ça m'évite de la noircir d'insultes et tu peux me croire quand je dis qu'il y en à une bonne centaine que je crève de te dire. Je ne sais même pas si cette lettre te parviendra, je ne sais pas ou envoyer cette chouette , alors je ne suis même pas certaine que tu me liras.

C'est peut-être mieux comme ça.
C'est sans doutes la meilleure chose qui pourrait m'arriver.

Mais comme j'ai un Karma absolument terrible ces derniers temps, je sais aussi que cela n'arrivera pas et que je suis seulement en train de m'attirer des problèmes encore plus gros que ceux que j'ai déjà à régler.

Le Ministère de la justice à encore refuser de lever la motion de censure sur le reportage que j'avais fait sur toi et ton camarade à Azkaban. Je vais bientôt rencontrer Monsieur Potter, il à promit de m'aider à faire passer le dossier et à même dit qu'il témoignerai en faveur d'une amélioration des statuts des prisonniers. Il dit qu'il fera publier le reportage et j'ai bon espoir que deux autres articles que j'ai co-écrit sur toi paraissent aussi. Les démarches prennent du temps et le gouvernement actuel n'est pas vraiment emballé par l'idée de semer la terreur dans les rangs sur la simple rumeur que susurre une journaliste people. Je t'avais prévenu à ce sujet.

Je persiste à dire que le seul moyen de rendre mon histoire crédible c'est d'impliquer la brigade.
Faire de moi une victime chanceuse, et me laisser témoigner. Je sais déjà ce que je dois raconter. Il faudra que cela monte graduellement. Que tu apparaisse à quelques endroits et sans doutes qu'il nous faudra utiliser du polynectar, tu sais le préparer ? C'est important que tu sois présent à plusieurs endroit en même temps. Il faut faire durer les rumeurs, en créer d'autres, laisser au gens le loisir d'en inventer de créer une légende.

La prochaine fois vise la tête et pas le cœur,
MJ. 
»

Concis.
Clair.
Ne pas penser à la façon dont il lui avait rendu sa baguette. Ne pas penser. Elle avait seulement accroché l'envellope à la chouette et croisé les doigt pour qu'elle arrive à bon port. Il était minuit quinze. L’Éden Perdu allait fermer ses portes et elle allait rentrer chez elle ; faire comme si rien n'était arriver. Oublier. Oublier.

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MessageSujet: Re: Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny   Dim 24 Jan - 17:09

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Allée des Embrumes, l'Eden Perdu, 20 heures 37.


Je plie la lettre et la glisse dans une petite enveloppe pour l'attacher à la patte de Wilbur qui me regarde d'un air frustré. Et oui, du travail pour lui! Et alors! Il faut bien qu'il gagne sa croute! Je redresse un peu ma tête, dissimulée sous la lourde cape noire. Ici, à l'Eden Perdu, le tenancier se fiche bien des clients qui viennent dans son bar. Une tasse de thé fume encore devant moi et Wilbur attend que je lui tende un biscuit (un encas pour la route surement). Il n'y a personne d'autre en cette nuit pluvieuse dans cette taverne. Un geste de la main et le rapace s'envole fuyant sous cette pluie nocturne. J'ai ensorcelé la lettre juste avant pour qu'elle ne prenne pas l'eau. Il trouvera Maura-Jean. Pendant quelques longues minutes, je ne bouge pas, fixant l'âtre qui brûle en crépitant. Il n'y a pas un bruit. Sans préavis, je me redresse, gardant la capuche. Je dépose sur la table le compte pour payer le breuvage trop british et je sors à mon tour.

Fuyant la pluie. A la recherche de mon soleil.

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MessageSujet: Re: Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny   Dim 24 Jan - 19:18

Allée des Embrumes,L'Eden perdu, 23 heures 04

« Les heures passent, elles défilent moins vite j'ai l'impression .
Cet endroit m'horrifie mais c'est le seul endroit ou je peux te lire et t'écrire sans craindre des yeux indiscrets.  Je n'aime pas cela. Je déteste en fait et je te déteste aussi.  Je crois , je pense. Sans doutes pas.

A propos du polynectar je pensais à donner à quelqu'un d'autre ton apparence pour te faire entrevoir à plusieurs endroits en même temps.  J'ai rencontré un homme aujourd'hui, un sans-abris de l'allée des embrumes qui est prêt à prendre une autre apparence contre rémunération , jeter deux ou trois sorts en public. J'ai pensé que ce serai une bonne idée, le sujet de ton évasion referai brutalement surface.

Je n'ai toujours pas retrouvé la trace de Charles Moon. Je cherche pourtant avec assiduité mais je sais trop peu de choses à son sujet et le bureau des Auror comment à se méfier un peu de ma manie de fouiller les archive, le superviseur en chef du bureau cède de plus en plus difficilement et ce n'est qu'une question de temps avant qu'il me coupe l'herbe sous le pied.  J'ai ce type en horreur.

Je ne peux pas compter uniquement sur toi pour faire ma place dans ce monde, j'ai des projets qui me tiennent à cœur et je ne refuserai pas l'offre de Potter, nous ne parlerons pas de toi, pas encore mais j'ai bien l'intention de l'interroger une nouvelle fois sur l'enquête en cours à ton sujet.  C'est étrange en fait, quand j'y pense, je crois que tu es autant obsédé par lui que je le suis par toi et lui ...j'ai l'impression qu'il se soucie plus de t'attraper que de retrouver ton camarade de fuite. Je pense qu'il à déjà traversé trop de guère qui avaient pour visage le clivage raciste de la suprématie du sang-pur. Mais le pire dans tout cela c'est que je crois que lui non-plus il ne te hais pas.

C'est vraiment étrange, non ?
Le détestes-tu vraiment ou trouves-tu seulement ce jeu du chat et de la souris amusant ?

Potter, lui, il se soucie aussi des conditions de vie des prisonniers tu sais ? Il ne crois pas non plus que tu devrai  être exécuté.  Il à les moyens de faire entendre cette cause et je ne perds pas espoir d'obtenir une révision de ton procès, je suis aussi à la recherche de la petite Peronova, mais le temps manque.  Je suis persuadée qu'il y à eût une faille dans la procédure. Tu mérite d'aller en prison, mais je ne les laisserai pas te tuer.

Alors s'il te plait, ne te fais pas attraper avant cela.
Si tu tombe je tomberai avec toi. Je ne peux pas aller à Azkaban. Je ne suis pas comme toi, je ne suis pas comme Moon. Je n'y survivrai pas. Ne te fais pas prendre. Ne me fait pas y aller.

A propos du hiboux, cette petite chose à mordu quatre fois de suite mon indexe alors que je le nourrissais, sincèrement son dressage est à revoir. Mais il est vraiment horriblement attachant , je ne sais pas s'il arrivera assez tôt à toi, il à tellement mangé que j'ai l'impression qu'il est trop lourd pour voler.

Ce soir là, dans la clairière, tu aurais pu me tuer, tu as voulu le faire. Je l'ai vu dans tes yeux.
Pourquoi ne pas l'avoir fait ?

Prend soin de ta fuite,
M-J.
 »

échevelée, l'air fatigué, Maura-Jean nourrissait distraitement Wilbur , un hiboux si petit qu'elle se sentait coupable de lui demander de traverser la nuit glaciale avec une lettre sur une si longue distance. Elle ne savait toujours pas ou Danny se cachait et même si elle cherchait toujours c'était avec une ardeur bien différente de celle des débuts. Elle ne voulait pas le livrer à la brigade avant d'être certaine qu'il jouirait de meilleures conditions de vie à Azkaban. C'était stupide et honteux. Tellement qu'elle était obligée de se cacher pour alimenter cette correspondance.  D'une certaine manière elle avait plus honte que jamais.

Pourtant elle aimait cela, lire son écriture soignée, les mots qu'il lui avait adresser et quand ses yeux effleuraient le parchemin Maura-Jean avait l'impression – stupide – qu'elle était de retour dans cette clairière.  Cette clairière.

Une dernière caresse et elle fit partir le hibou.
Emmitouflée dans sa cape d'hivers elle avait quitté à son tour la sombre boutique.

Seule avec lui.

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MessageSujet: Re: Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny   Mar 26 Jan - 15:38

I thought You are.


Allée des Embrumes, l'Eden Perdu, minuit et quelques minutes.

- L'écoute pas, Wilbur, t'es le meilleur hibou qui soit. Et puis, September t'a bien dressé!

Je caresse la toute petite chouette. Celui-ci en ferme les yeux tellement il apprécie. Puis il vient se percher sur mon épaule alors que moi-même je me penche sur la lettre que je m'apprête à rédiger.

"Tu n'as pas pas idée de l'endroit où je me trouve. C'est un gourbi mal ventilé, humide, glauque, oublié de tous. Ce n'est pas une grotte, mais ça y ressemble, s'il n'y avait pas un feu de cheminée dans un petit coin. Mais c'est le seul endroit où je peux trouver un parchemin et un encrier pour te répondre, sans attirer l'attention des Aurors et de la Brigade Magique."

Je redresse la tête pour observer les habitués de l'Eden Perdu. Le tenancier est perpétuellement derrière son bar, à briquer un verre qui ne sera jamais propre, un sorcier a mis ses pieds près du feu pour se les réchauffer et un autre est en train de cuver son Ogden's Old Firewhisky, vautré sur une table à l'autre bout de la Taverne. Je déguste mon thé, toujours dissimulé sous ma capuche et reprends la plume.

"Ironique n'est-ce pas? Il ne me hait pas, mais il me condamne au Baiser du Détraqueur. Il ne me hait pas, mais il m'arrête devant témoin. Il ne me hait pas, mais il m'agresse, désarmé. Il ne me hait pas, mais il prive ma fille de son père. Il ne me hait pas, mais il me traque comme une bête sauvage. Il ne me hait pas, dis-tu? Je ne vois pas ce que ça pourrait être d'autre... Oh, et ne dis pas que c'est la justice, parce que j'ai commis quelques crimes. Il en a tout autant commis que moi. Alors parce que je ne suis pas l'Elu, j'ai le droit d'être sur le bucher?"

Je me redresse d'un coup sec, effrayant Wilbur qui somnolait. Je lache ma plume et ferme le poing. Je sens toute la colère qui remonte d'un coup. J'ai envie de péter un cable, literralement, j'ai envie de bousiller tout ce qui se trouve devant moi, j'ai envie de... Ah, j'ai envie de sortir ma baguette et de... Non, non, j'expire lentement, relachant toute la tension. Je relis le petit passage que je viens de griffoner. On sent tout l'énervement. Je commence à me dire que, non, je n'aurai jamais dû lui en parler.

"Tu n'iras pas à Azkaban, pas plus que tu ne retrouveras la trace de Moon. Tu ne dois pas le rechercher. Tu dois te consacrer à bien d'autres choses que deux fuyards accusés de meurtres. Il en va de ta vie. Je ne tiens pas à ce que tu finisses devant sa baguette, je ne veux pas que tu finisses devant ma baguette et je ne veux pas que tu termines entre les murs de cette prison sordide. Alors, s'il te plait, arrête cette investigation. Si je me suis montré, c'est parce que je le voulais, mais jamais tu n'aurais retrouvé ma trace. Tu n'iras pas à Azkaban. Rien ne me relie à toi et je mourrais avant d'avoir remis les pieds sur cette foutue île venteuse. Jamais tu ne seras suspecte."


Je me redresse une dernière fois, pour réveiller le rapace nocturne, il piaille, mécontent, mais redescend sur la table près à faire son boulot. Je relis une dernière fois cette courte lettre. Je vais pour la plier, mais je reprends la plume pour gribouiller une dernière phrase.

"Je suis Icare, je veux toucher le soleil, pas l'éteindre..."

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MessageSujet: Re: Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny   Mer 27 Jan - 14:20

Allée des Embrumes, l'Eden Perdu, 19 heures 45

Peux-tu seulement l’étreindre, ce soleil la?
L’endroit que tu décris pourrais être celui depuis lequel je t’écris, le tenancier une jambe raide, pourrie par un sortilège gangrénant, les clients au regard vide mais étrangement agressif  et la saleté tenace des lieux, la façon dont depuis la fenêtre l’on pourrait presque toucher les SDF et les dealers qui se partagent le trottoir…. Insalubre et dégoutant. D’une certaine façon pourtant, cela me rappelle la première fois que je t’ai rencontré.

Je n’arrête pas de penser à ce moment, à la façon dont j’aurais dû réagir pour ne pas me trouver là aujourd’hui à écrire cette lettre dans cette taverne glaciale.  Je n’arrête pas d’y penser, mais le pire c’est de se rendre compte que pourtant, aujourd’hui si j’en avais l’occasion je ferais exactement les mêmes choix. Je te regarderai dans les yeux  et je te traquerai encore jusqu’à provoquer cette rencontre d’un autre genre. Il y à tellement de choses qui ne sont pas normales avec cette façon de penser que je ne sais pas par ou commencer, que je ne sais pas comment me sortir de là et surtout, je me rends compte que je ne veux pas me sortir de là. Je dois être stupide, ou appelle ça comme tu voudras. […]


Une cigarette de plus dans le cendrier et le tic-tac de l’horloge murale, le regard un peu ahuri de Wilbur et une caresse sur ses plumes. Maura-Jean ne savait pas exprimer à quel point elle avait honte de faire ce qu’elle faisait et pourtant elle regardait presque avec douceur les dernières cendres de la lettre qu’elle venait de brûler. Il ne resterai aucune trace de cette correspondance, juste une cicatrice dans son âme et sur sa bonne conscience.

[…]c’était la guerre et même si cela ne justifie rien, les actes n’avaient pas le même impact […]moldu sans armes […]légitime défense ? Pourtant tu sais que devant ta baguette je vais devoir m’y trouver, un jour ou l’autre que ce soit avec ou contre toi. Cela arrivera tu le sais et je le sais, il n’y à pas de raison de se mentir à ce sujet. Je me suis déjà préparée à ce jour, j’ai commencé à mettre mes affaires en place au cas échéant.  Cela va arriver, de toutes les manières nous n’avons pas d’autre choix. Toi parce que tu veux faire entendre ta voix, moi parce que je dois payer pour ce que je fais, pour l’aide que je t’apporte malgré tout, malgré moi.  Il le faudra d’une manière ou d’une autre il me faudra payer pour cela.

Malgré tout, je veux prendre le risque. De vous chercher, de vous trouver. Et non je n’ai pas grand-chose d’autre à faire de toutes les manières, j’aime mon travail mais je ne veux pas passer ma vie à la rubrique scandale de la Gazette, comme toi d’une certaine manière, je cherche la gloire et la lumière. Si je veux monter dans la rédaction je vais être obligée de passer à la vitesse supérieure. Tu es ce qu’il me faut pour cela, toi et Moon , votre fuite : c’est l’histoire de la décennie, je ne peux pas laisser passer sous mon nez. Je ne peux pas.  Et pourtant je ne veux pas non plus te livrer. Tu ne sais pas combien je me bat tous les jours contre moi-même, bien que tu as voulu cela.  Tu ne sais pas combien c’est difficile d’être à ce point en conflit avec soi-même. Je ne le savait même pas avant de te connaître, avant que tu n’envoies ce carnet à mon adresse.

Et parmi les choses qui vont de déplaire et que je me dois pourtant de faire …Potter, Moon …rien de tout cela n’est une option.
Est-ce que tu comptes mourir en martyr ? Affronter Potter pour l’affront qu’il t’a fait ? Combien de temps encore vas-tu te cacher ? Que feras tu une fois que j’aurais affolé la foule ?

M-J.


Un battement d'ailes et le silence à nouveau.

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MessageSujet: Re: Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny   Jeu 28 Jan - 17:01

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Allée des Embrumes, l'Eden Perdu, la cloche de l'église sonne l'heure, mais laquelle?

Moon est dangereux, il ne fera aucun compromis pour garder sa liberté et face à une journaliste, il n'hésitera pas le moins du monde. Ne t'approche pas trop près, c'est tout ce que je te demande, je ne veux pas risquer le fait de te perdre. Et si tu dois y laisser la vie, alors j'aimerais que cela soit de ma baguette. Mais tu as probablement raison. Un jour ou l'autre, je vais devoir prendre une décision. Te laisser en vie et te faire souffir, ou bien y mettre un terme. Mais je vais te dire la vérité : pour le moment, je ne sais nullement ce que je déciderais. Tu sais que je ne suis pas un homme de bien, que tu auras beau tenter de me faire revenir du côté de l'humanité, mais je resterais toujours un animal sauvage, prêt à mordre à la moindre occasion. Nul homme, sorcier ou non, ne pourra me contraindre. Plus il y aura des chaines qui m'attendront, plus je me battrais et ce, jusqu'à la mort, s'il le faut. Jamais je ne retournerais dans cette cellule où tu m'as rencontré pour la première fois. Jamais. Il n'y a pas de vie sur cette île venteuse. Il n'y a même pas de mort. Il n'y a que la pluie qui martèle, le vent qui hurle et la joie qui s'éteint. La vie n'y est que par fragments. Il suffit de s'attacher à un seul de ces fragments pour que les ombres des gardiens ne nous l'arrache. Je me sens l'âme confidente, ce soir, veux-tu savoir comment j'ai survécu au milieu des détraqueurs? Je crois que Moon a fait la même chose. Nous savions que nos gardiens recherchaient les souvenirs joyeux, alors nous nous sommes concentrés sur les souvenirs qui nous ont le plus marqué, que nous apprécions le plus au monde. Pour ma part, c'était de voir ceux que j'ai assassiné mourir sous mes yeux. Pour moi, ils sont joyeux, mais pour les détraqueurs, il s'agit tout simplement de la Mort avec un M majuscule, alors cela ne les concernait et passaient donc leur chemin, sans avoir pu nous arracher le moindre souvenir. Voilà comment j'ai gardé toute ma tête à Azkaban. Mais je vais t'avouer quelque chose d'autre. Quiconque visite cette prison ou y vive, n'en ressort pas indemne. J'y ai perdu ma foi en mes comparses. Je connaissais la valeur des Aurors, la clémence de leurs lois et c'était en toute connaissance de cause que je désobéissais. Mais une fois passé les portes de la prison, j'ai vu à quel point ils sont intraitables et injustes. Jamais je n'infligerais cela à mon ennemi. Je ne torture pas, je mets un terme. Et sur Azkaban, il n'y a aucune âme qui ne se retrouve pas torturée. Et toi, Maura, là-bas, qu'as-tu perdu?
D.

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MessageSujet: Re: Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny   Mar 2 Fév - 22:48

Allée des embrumes, L'Eden perdu 22 heures 34.
Ma longue filature touche enfin à sa fin, la filature par laquelle j'avais atterrie dans cette taverne glauque. C'est la fin de quelque chose , la suite d'autre chose, venir ici me fait sentir étrangement nostalgique et mal à l'aise. J'envisage de trouver un autre lieux pour t'écrire, je me sens trop mal ici.

Moon ne m'effraie pas, il 'effraie moins que toi. Pas assez en tout cas pour laisser quelque chose de marquant, mais il est fou. peut-être plus que toi et lui aussi à sa façon, il me fascine et je voudrais savoir ce qui se cache dans le fond de son cœur. C'est tellement particulier et j'aimerai tellement que tu puisse le voir , le sentir avec mes yeux, mon esprit, que tu glisses dans ma peau pour comprendre ce que j'essaie de te dire. La raison pour laquelle malgré la peur, l'angoisse qui me rend malade, ivre parfois je ne peux retirer mes yeux de toi ou de lui. D'aucun de vous. Je me sens comme ces drogués que je traque, grisée par votre seule présence, par la seule pensée que vous êtes là quelque part sous ce ciel à respirer le même air que moi. Je ne veux pas me défaire de cette fascination.

Et toi, …
Oh toi .
Il y à tellement de choses à dire, je ne veux pas te les dires pourtant et tu ne veux pas les entendre, mais …

Je ne veux pas te faire revenir. Je sais que c'est un combat perdu et je n'ai ni la force ni le courage de m'y engager malgré tout. Alors j'ai décidé de t'aider « malgré » . Malgré ce que tu es et non pas « pour » ce que ce que voudrais que tu sois.  Est que je te voudrais vraiment si tu était différent ? je ne sais pas, je ne suis pas certaine.  Je ne sais pas, je ne suis plus sure de rien à ton sujet  et au mien moins encore. C'est tellement étrange comme sensation, je ne sais pas si tu l'as déjà expérimenté ou si je suis la seule à qui ce genre de choses arrivent.

Pourquoi la vision de ces gens morts est si joyeuse pour toi ? Qu'est-ce que cela t'apporte ? As-tu conscience du fait que nous ne pouvons pas vivre sans eux ? Est-ce que tu sais ?  Est que tu sais ...tu es un homme intelligent, je suis certaine que tu le comprend, que tu le saisit alors pourquoi est-ce que tu n'est pas plus rationnel dans ta façon de faire ? Pourquoi  ...est-ce que cela résoudra quelque chose ?

Une réunion de crise à eût lieu au ministère il y à peu. À ton sujet. Au sujet de Moon.  J'ai écouté aux portes ( encore, toujours) je prie pour te trouver avant eux parce qu'ils seront si violents... si méchants.  Un peu plus comme toi en vérité et j'ai peur de cela.

Il y à bien quelque chose que j'ai perdu pourtant, c'est vrai, entre ces murs de pierre  (parfois j'ai encore la sensation de sentir cette humidité acre sur ma peau) mais cette chose tu l'a prise avec toi sans savoir. Tu l'a prise et c'est pour ça que je te cherche encore, que je te veux mort ou vif mais je te veux. Car oui parfois, je te rêve mort. Et cette vision est à la fois satisfaisante et si terrible que j'en vomit. alors je reste dans mon lit tremblante jusqu'à ce que j'arrive à effacer de ma mémoire le goût de ta peau. Le goût de ta peau, la chaleur de ton corps ou encore la façon dont bat ton cœur.  Quelques fois je peux même sentir ton odeur encore et alors je me dis que je voudrais te voir mort, rigide et mort. Pour toujours et à jamais et que je voudrais rire de toi jusqu'à la fin de mon propre temps.

Parfois je sens ta peau contre la mienne, encore. Et je me dis que je crèverai de te voir enterré alors j'espère,  j'espère de tout mon cœur que ou que tu sois, tu es en sécurité.  Et je me déteste de le vouloir... pourtant c'est si vrai , si juste.

MJ.

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MessageSujet: Re: Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny   Mer 3 Fév - 15:57

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Allée des Embrumes, l'Eden Perdu, plusieurs heures où personne ne passe plus la porte.

Pendant un très long moment, je regarde le papier jauni du parchemin, la plume dans une main, prête à saigner son encre si noire sur la feuille. Mais rien ne vient. Une goutte tombe sur le papier avant que Wilbur, perché sur la lanterne ne pousse un petit cri et qui me ramène à la réalité. Je tends quelques friandises à mon piaf qu'il dévore comme s'il était un hibou grand duc. Mais où est-ce qu'il met toute cette bouffe en lui? Je soupire et replonge dans mon parchemin.

Cela fait des heures que je suis penché sur ce parchemin. Aucun mot ne vient. Pourtant, si tu savais tout ce qui se passe dans ma tête. J'ai tellement de choses à dire. Tellement à exprimer. Qu'est-ce qui m'en empèche? C'est cette nuit d'hiver. Quelques années après le retour de Seigneur Noir. Je ne peux pas t'en dire plus, ma chère Maura-Jean, car là est ma source de Mal. Le Mal avec un grand M. Un M si majuscule que ce parchemin ne suffirait pas à l'écrire en entier. Je ne peux pas t'en dire plus, parce que c'est quelque chose que je n'aime pas évoquer. Et si j'ai mis autant de temps à t'écrire ce soir, c'est parce que cette nuit d'hiver revient comme le ressac, et que ma plume se tarit.

Je redresse cette dernière. Je soupire avant de la plonger dans l'encrier. Je lève la tête alors que le tavernier passe la serpillère autours des tables non loin. Ah bon? Il fait du ménage? Ca doit être le grand ménage de printemps... en octobre... Wilbur, comme à son habitude, me rappelle à l'ordre. Oui, oui, je sais, je traine et je retarde l'envoi de cette lettre. Je regarde le petit animal. Où est-ce que tu l'emportes cette lettre? Surement au Journal, ou bien chez elle... Je ne sais pas. Et je ne tiens pas à le savoir, pas tout de suite. Tant que Wilbur arrive à destination. Une caresse sur son petit crane et je reprends le cours de ma lettre.

Si j'hésite à tout coucher sur papier, c'est que je ne fais plus confiance à qui que ce soit. J'hésite à te dire pourquoi, comment, quand, qui, où... toutes les réponses à tes questions. Elles sont toutes dans ma tête, je n'en ai oublié aucune. Mais laisser une trace écrite, cela me fait peur. Qui sait, si Wilbur arrivera à destination. Je ne remets pas en cause le transport ou le destinataire, mais bien celui ou celle qui avare d'information interceptera cette lettre. Je ne sais quoi te dire, je ne sais comment te le dire. Mais je vais faire de mon mieux. Pour assouvir cette soif qui te ronge. Cette soif de savoir, de connaissance.

Je continue d'écrire un long moment avant de relever le nez quand le tavernier m'annonce qu'il ne devrait plus tarder à fermer. Toujours dissimulé sous la lourde capuche, je jette un oeil à cette taverne décrépite. Il n'y a plus personne, les chaises sont sur les tables, les bougies éteintes, les torchons mouillés pendent sur le comptoir. J'acquiesce, laisse huit mornilles et trois noises. Je ramasse mes affaires, Wilbur grimpe sur mon épaule et j'emporte le tout à l'extérieur. Il pluviotte encore un peu, mais je m'enfonce dans l'Allée des Embrumes, jusqu'à la devanture éclairée d'un marchand antiquaire. Je relis le dernier paragraphe que j'ai écrit.

Maura, cette nuit d'hiver a tout détruit. Je sais que mes actions qui m'ont conduit à Azkaban ne sont pas... digne d'humanité. Je le sais parfaitement. Mais tu poses de mauvaises questions. Ce n'est pas "pourquoi" qui compte, car chacun a des raisons de vouloir la mort de quelqu'un d'autre. La véritable question est "quand". Quand m'arrêterais-je. Quand... Même moi, je ne le sais pas. Peut-être quand ma soif, à moi, sera tarie. Peut-être quand il n'y aura plus de moldu. Peut-être quand un Auror m'arrêtera définitivement. Mais je vais répondre à l'une de tes questions. Véritablement, sans tabou et sans mensonge. Tu m'as demandé, dans ta dernière lettre "as-tu conscience du fait que nous ne pouvons pas vivre sans eux?". Et voilà ma réponse : Oui. Oui, je le sais. Oui, j'en suis conscient. Et c'est parce que j'en suis parfaitement conscient que j'ai fait ce que j'ai fait. A moi de te poser une question. As-tu conscience du fait que nous ne faisons que survivre... sans eux?

Je te remercie pour l'information sur le Ministère. Que ferais-je sans toi? Mais je me doute bien qu'ils tenteront de m'arrêter. Porter un insigne ou se battre pour une cause qui parait juste ne veut pas dire que ce sont des hommes de bien. Je te l'avais bien dit. Tu ne me retrouveras pas. C'est moi qui viendrait à toi. Et je gouterais à ta peau, je passerais ma main dans tes cheveux, je fermerais tes yeux, je murmurerais à ton oreille. Même mort, je serais avec toi. Pour toujours et à jamais...


Pour toujours et à jamais...

Je plie la lettre, la fourre dans l'enveloppe et la tend à Wilbur, toujours sur mon épaule. Le piaf me regarde méchamment, d'un air de dire "c'est pas trop tôt...", puis il déploie ses petites ailes et s'enfuit dans la nuit...

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MessageSujet: Re: Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny   Jeu 4 Fév - 17:10

Allée des Embrumes, L'Eden Perdu, heure inconnue, pluie battante
Elle avait écrit.  Simplement seulement , parce que c'était la seule chose pour laquelle elle était réellement douée dans ce monde. Elle avait écrit parce que c'était pour elle la seule façon d'être sincère, d'être honnête et même si elle savait qu'elle était en train de faire une grave erreur, une fois la plume dans sa main Maura-Jean ne pouvait plus s'empêcher d'écrire :

« Mon amour pour toi  s'est morcelé en jour et en lettre , en heure et en lignes que le temps égraine implacablement, immuablement et parfois je veux croire tes mots. Les croire comme je les bois, penser que tu es mien, véritablement et quelques fois, je m'en persuade presque, alors mes nuits ne sont que plus agitées et solitaires. Ces soirs là, je prie un Dieu auquel je ne crois pas et si tu savais , Oh si tu savais …

Je voudrais partir loin, t'emmener quelque part ou personne ne te connais , je voudrais mourir avec les souvenirs que j'ai de toi, ces rencontres fugaces mais d'une violence inouïe qui ont marqué ma chair et mon âme à tout jamais.  Je voudrais partir avec ces souvenirs si intimes, pour les protéger , me dire que j'ai le droit de les avoirs de les chérir si je le désire.
 »

Mon amour pour toi.
Car s'en était n'est-ce pas, sinon quoi ? Peut-être même que c'était au delà de ce que l'on avait l'habitude d’appeler « amour » c'était plus intense, plus intime , plus douloureux, méchant, féroce et presque tendre parfois. Elle avait la sensation pourtant que cela avait eût lieu dans un autre monde, dans une autre vie ou les mots n'avaient pas le même sens. Ni les mots ni les gestes d'ailleurs. C'était un langage différent aussi. Tellement différent.

« ...Je voudrais dormir avec toi, m'endormir avec toi, simplement dormir, rien de plus – si pourtant. Sentir ta peau contre ma peau, rien d'autre – si pourtant : savoir jusqu'au plus profond du sommeil que c'est toi. Rien de plus, sentir ton cœur contre le mien et baiser tes yeux.
Tes yeux …
Les fermer à tout jamais pour échapper à leur emprise, t'emmener quelque part, loin, loin, très loin, si loin...Mais vois ! Vois que d'un souffle le vent emporte tout ! Sur tout le bon, le meilleur et bientôt il ne reste que l'aigreur, la peur et la colère qui tant m'oppressent. Ce sentiment d'impuissance quand je pense à toi, à ce monde que nous partageons parfois. Car il en est un n'est-ce pas ? Ailleurs, suspendu dans le temps.

Mais vivre. Vivre pour ton souvenir, pour ce fantôme sous ma plume ; crever de toi. Pas « par » toi, pas « pour » toi, mais de toi. De ce mal qui me ronge frénétiquement les entrailles à chaque fois que je t'évoque ne fusse qu'en songe. Car je crèverai par ta faute.

Je crèverai.
Ce n'est même plus « mourir », c'est bien plus bestial, moins honorable, si fort en fait, si violent ...Je ne sais pas dire combien cette perspective agite mon cœur.   C'est étrange.

Tout comme toi par le meurtre, dans ton déni, ta colère et ce que je pense être une profonde souffrance, j'ai choisis cette voix et j'ai choisis ma fin. Peut-être surviendra-t-elle quand se sera tarie ma soif, ma faim de toi. Le peut-elle ?

Je ne sais pas.
Tu es déjà sous ma peau, tu es déjà dans ma chair ...je trouverai peut-être un jour, un terme assez juste pour dire ce la. Je n'en ai pas.

C'est un blasphème , c'est une hérésie qui me tue déjà. À petit feu.
Et pourtant.
 »

Elle s'épanchait, encore et encore sous le regard presque interloqué du tavernier. N'avait-il jamais vu quelqu'un écrire autant , aussi vite, avec autant de frénésie ? Elle caressa Wilbur d'une main hésitante avant de reprendre.

« Mais ne meurs pas.  J'enverrai Wilbur te prévenir des mouvement du ministère, je ferai ...Mais ne meurs pas. Ni en martyr , ni en héro de ta propre cause. Ne meurs pas. Pas maintenant, pas déjà. Jamais. Ne meurs pas. Même si tu dois m'utiliser pour cela ( Comme j'ai honte de le penser et comme je regrette ces mots à peine écrits) mais ne t'en va pas.  Ne pars pas quelque part ou je ne pourrais pas te voir. Pas t'écrire ou imaginer le grattement de ta plume sur un parchemin vierge.

Ne meurs pas.

Si pourtant.
Parfois je le veux. Tellement si fort.
Parfois je pense, te tendre un piège raconter toute cette histoire aux aurors laver ma conscience te laisser prendre, te laisser partir et te sortir de moi, de ma tête, de mon cœur, de vie en général. Je me demande si j'arriverai à retrouver une vie normale, saine, si je pourrais me débarrasser de cette angoisse teinté d'exitation qui me saisit  à longueur de temps ou si , comme tu le dis si bien, je te garderai sous ma peau même après ta mort.

Pour toujours,
A jamais.

Comme ces mots son frivoles, creux et comme je veux les croire pourtant. Je les aimes autant que je les vomit, je les déteste. Ils m'effraient, me ramènent à une réalité que je ne veux pas connaître. Si pourtant : je dois, il faut.

Si tu m'envoie quelques cheveux, prochainement il se pourrait que tu fasse une apparition sur le chemin de traverse. C'est à toi de voir.

Comme je voudrais te croire …
M-J.
 »

Avec une dernière caresse Wilbur prit son envol.
Silence.

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MessageSujet: Re: Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny   Ven 5 Fév - 16:19

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Allée des Embrumes, l'Eden Perdu, l'heure du souper.
Il y a à mon avis bien trop de monde dans cette petite gargotte. Il y a une dizaine de table, tout au plus, mais seulement 4 ou 5 sorciers établis là, penchés au dessus d'une bouillasse immonde. La mienne flotte dans une substance très étrange, innommable, peu ragoutante, mais qui tient au corps. Je trouve refuge chez September quelques fois, mais j'y vais le moins possible pour ne pas attirer l'attention sur elle. J'ai beau venir d'une famille suffisamment riche, je n'ai plus accès à la banque. Je préfère de loin dormir sous les ponts ou bien au fond d'une forêt humide. Je veux changer à chaque fois d'endroit pour éviter qu'on me retrouve trop rapidement. Le pauvre Wilbur doit traverser la moitié du pays à chaque fois. Ce lieu, ce boui-boui miteux est un des seuls refuges, vaguement chauffé où on peut trouver de la pitance et coin de cheminée. Je tire sur ma capuche pour rester dans l'obscurité. Je suis loin du feu, loin de la moindre source de luminosité. Sur mon petit bout de table, j'ai le choix entre la soupe ou la lettre pour Maura. J'ai trop froid en cette nuit pluvieuse. La plume pourra attendre. J'avale en quelques gorgées la souplette. C'est immonde, mais j'ai pas le choix. J'ai trop faim. Finalement, je repousse l'assiette loin devant moi. Wilbur hullule sourdement et s'en va picorer les restes en sautillant. Je soupire et maintenant que mon ventre est rassasié, même si ce n'était pas bon, je me plonge dans la lettre, oubliant le reste autour de moi.

L'Amour et la Mort sont les deux seules choses pour lesquelles on prend le temps de vivre.

Je serais pour toujours et à jamais avec toi, Maura. Quand tu seras dans le noir, je serais cette ombre qui tourne autours de toi. Quand tu fermeras les yeux pour ne plus me voir, je serais ce souffle sur ta nuque. Quand tu fermeras ta porte, je serais déjà en toi. La mort n'est rien pour nous. Car que l'on soit bien ou mal, en nous résident la sensation. La mort est la privation de sensation. Alors, vois-tu, je ne mourrais pas. Même loin de toi. Je vivrai avec toi.

Puis-je aimer de la même façon? Maura, je n'ai jamais menti lorsque pour la première fois, j'ai posé les yeux sur toi. A cette seconde, j'étais perdu dans un maelström de haine, de tourment, de noirceur. Je tentais de garder la tête hors de l'eau, bataillant de rage contre les forces de la nature qui voulaient m'engloutir et alors que tu t'approchais, la mer en furie devint calme, d'huile. Un rayon de soleil, la chaleur sur ma peau. Malgré la glace des barreaux, je touchais un ciel bleu et la douceur de l'Olympe.

Ce ne sont que des mots, mon cher Soleil. Mais ce sont des mots qui font vibrer les coeurs et les âmes. Les sentiments ne s'écrivent pas. Ils se vivent.

Autrefois, j'étais jaloux, d'une certaine manière. Je n'étais qu'un enfant effacé. Je n'étais qu'un petit intellectuel qui se demandait encore ce qu'il faisait à Gryffondor. Je me sentais tellement mieux avec les Serdaigles ou les Poursouffles. J'avais soif de savoir, faim de connaissance et tout au fond de moi, je voulais prouver au monde entier que j'étais quelqu'un de bien. Quand la figure paternelle a disparu de notre famille, j'ai pris le relai. Tout ce qui comptait pour moi, c'était de mettre un sourire sur le visage de ma mère et de ma soeur.

Cette nuit-là, cet hiver...

Plus jamais je n'ai vu de sourire. Il n'y avait au fond de leur coeur qu'une amertume glaciale. Une tristesse éternelle. J'ai juré par tous les dieux, j'ai promis à tous nos illustres sorciers que je ne m'arrêterais que lorsque ce puit sans fond de douleur sera comblé.

Vois comme la vie est étonnante. Je n'étais pas fait pour être remarqué et désormais... Je ne cherche qu'à l'être. En cet endroit minable où je me trouve, pourtant, j'erre dans la noirceur de l'anonymat. Longue capuche couchée sur un bout de papier, oubliée. Paradoxe. Oxymore.

Pour me retrouver, le Ministère fouillera mon passé. Les voisins, les amis... Ils tenteront de remonter la piste de ma soeur, de ma mère. Ils iront dans les lieux où j'ai vécu. La petite maison de Broompark Drive. Les Aurors étaient passés avant toi. Tout comme ma charmante ex-épouse a dû tout dire à mon sujet, tout ce qu'elle savait, tout du moins. Il me reste encore un seul endroit que personne ne connait. Pour me retrouver, ils leur faudra fouiller toute l'Angleterre. Et ne t'inquiète pas, mon Soleil, je les verrais arriver de loin.

Mais toi, Maura, pour me retrouver, tu n'as qu'à le demander. Je viendrais dès que tu auras besoin de moi. De ma peau contre la tienne, de mes lèvres contre les tiennes, de mon coeur contre le tien. Comme un appel au secours, comme l'ombre a besoin de la lumière.


D'une ombre à une lumière...


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MessageSujet: Re: Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny   Sam 6 Fév - 11:32

Allée des embrumes, l'Eden erdu, 5 heures du matin.
une lettre déchirée en petit lambeau qui brûlaient un à un sur la bougie, un café infect et des biscuit pour hiboux, de l'eau pour l'animal et quelques caresses dans son plumage alors qu'elle rédigeait de son autre main une nouvelle  missive.  C'était incroyable comme le temps passait, comme les mots s'enchaînaient, les lettres se suivaient.  Maura-Jean en avait perdu le fil du temps elle n’arrivait pas à se souvenir de quand cela avait commencé, de quand elle avait envoyé sa première lettre.

«  Je veux et je ne veux pas.
Je veux te voir, te toucher, m'assurer que tu vas bien mais aussi, pourtant, je ne le veux pas.  Parce que je sais mieux que personne que chacune de nos rencontres nous rapproche de la fin.  De ce bout du chemin ou tu devra enfin lever ta baguette sur moi et il y à tellement de choses que je veux faire dans ma vie. Je ne suis pas prête à voir cette fin arriver.

Pourtant je te veux.
Si tu savais comme je brûle de toi, de ton absence, de toutes ses lettres dont je ne peux garder une trace. Je reste seule avec des souvenirs incomplets que le temps effacera peut à peu , sans se soucier de combien je les chéris. Parce que c'est comme ça que fonctionne l'esprit humain, il oublie. Le mien érodera ces mots que tu avais écrit pour moi. Ceux que je t'avais donné en retour.  Toutes ces pensées intenses qui dévorent mon âme et mon cœur. Tout cela disparaîtra .  Avec le temps, avec le vents.

Me diras-tu un jour, ce qui  s'est passé ce soir là ?
La raison pour laquelle tout cela à commencé ? Je ne suis pas stupide, je sais que je ne la comprendrait pas. Je ne peux pas comprendre cela, mais j'aimerai l'entendre, le savoir pour glisser en toi comme tu à glissé en moi. Pour voir le monde comme tu le vois. Seulement une fois avant que ta baguette ne se pointe sur moi. Avant que tu ne vise la tête cette fois.

Quand ce jour viendra, fait vite.
Je ne veux pas avoir le temps de me rendre compte de ce qu'il se passe. Quand ce jour viendra ...laisse moi emporter quelque chose de toi avec moi.  Comme tu à pris quelque chose de moi avec toi.  Un jour prochain quand tu seras devenu la lumière et moi l'ombre, je t'en prie : brille de toutes tes forces. Brille pour que je puisse te suivre des yeux ou que tu sois.  Ce jour là viendra aussi, est-ce qu'il n'est pas déjà en route alors que j'agis dans la discrétion pour te mettre sur le devant de la scène ? Ne suis-je pas ton ombre comme tu es la mienne ?

Je veux te voir, te sentir, te toucher.
M'accaparer cette odeur si particulière qu'est la tienne.
Je ne veux pas te voir. Je ne veux pas te voir. Je ne veux pas penser à toi plus que je ne le fait. Je ne veux pas te donner plus d'emprise sur moi que tu n'en as.   Car tu en as déjà tant et tant et je sais que je ne peux pas revenir la dessus. Je sais, tu le sais aussi.  Alors je veux garder cette illusion dans laquelle j'ai encore un peu de contrôle sur ma vie alors que tu règnes en maître de partout.

Je suis ton Empire.
Tu es si beau, tu es tellement ...Mon Roi, tellement ma vie , tu es monté vers moi tout droit des enfers , tu conviens à l'extrémité de mon âme, tu es mien, tu l'a toujours été et ma vie toute entière est à toi.
Je suis ton Empire.

Alors je te rencontrerai, bientôt.
La ou nous , nous sommes vu la dernière fois. La première fois ? Je ne sais plus. J'ai l'impression que quelque chose d'autre à commencé là-bas. Quelque chose que je ne peux pas enrayer. Que je ne veux pas enrayer.  Je serai ton pont d'ombre ou de lumière entre le monde ou tu terres et celui que tu veux conquérir.

Ma bouche n'a jamais pu quitter tes yeux,
MJ. »

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MessageSujet: Re: Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny   Sam 6 Fév - 17:13

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Allée des Embrumes, l'Eden Perdu, 21h59.

Un jour, je te raconterai.

Mais pour te raconter, pour te dévoiler, pour te faire connaître, pour t'avouer ce qu'il s'est passé, il te faudra me donner un bout de toi. Il faudra qu'à deux mains je saisisse ton coeur, que je te montre à quel point cela fait mal. Cette déchirure a brisé mon âme. Il me faudra prendre la tienne. Te donner, t'offrir, entièrement, à ce que tu détestes le plus au monde, à celui qui te fait le plus peur.

A moi.

Cette déchirure a fait s'envoler mon âme dans un lieu sordide, empli de noirceur, de hurlement, de colère, de rage et de haine. Cette déchirure, pour être compréhensible, ne peut être que vécue. Te dire d'imaginer les 7 Plaies d'Egyptes déferler dans une même seconde réduirait l'importance de la douleur. Te dire que j'ai perdu l'envie de vivre cet hiver-là est en deça de ce que j'ai ressenti. Te montrer que chaque seconde de ma vie est une douleur est si peu comparé à ce que j'ai ressenti. Tu crèves de moi? Je crève de ça. Quelques fois, j'ai envie d'arracher mon coeur avec mes propres mains, j'ai envie de me frapper la tête contre les murs jusqu'à ce que mon cerveau n'implose, j'ai envie de hurler jusqu'à me bruler les cordes vocales, j'ai envie de créer le plus gros cataclysme sur terre, de jeter à tout ce que je croise un des Sorts Impardonnables, de tordre le cou au premier passant venu, homme, femme, enfant, magicien ou non. A cause de cet hiver. A cause de ce que j'ai dû endurer cette nuit-là. Mais rassure-toi. Quand la mer se déchaine, sous un ouragan, rapidement elle se calme. Et retrouve un semblant de sérénité.

Calme.

A Azkaban, l'esprit n'est pas calme. Il tangue comme un bateau en pleine tempête. Les vagues sont toutes plus immenses et plus terrible que le détraqueur qui passe non loin de là. On se sent minuscule. Sur cette île venteuse, humide, putride, acre, peu clémente, nous autres, condamnés, devenons des animaux, laissés pour morts, oubliés, répudiés, traités comme tels. Tout bonnement parce que ce sont les détraqueurs qui règnent en maîtres. Si tu veux faire quelque chose pour nous, Maura, c'est contre eux que tu dois brandir l'étendard de guerre.

Calme.

Calme comme ce petit bout de papier, porté, dans le vent, par une nuit hélàs encore pluvieuse. Je garde tout mon calme, car je suis maitre de mon destin. Je ne te cache pas, Maura, qu'il y aura des morts. Dans les deux camps, c'est certain. Qui? Je ne sais pas encore. Cela peut être toi, moi, quelqu'un d'autre. Nous mourrons tous un jour. As-tu peur de la Mort? Je la hais, plus que quiconque.


La clochette tinte. Dans mon petit coin d'ombre, je redresse à peine mon regard. Ce visage ne m'est pas inconnu. C'est un chasseur. Un chasseur de sorcier. Un justicier, un paladin, un chevalier. Un Auror. Sous les immenses pans de ma capuche, dans l'obscurité qu'elle me confère, je serre de toutes mes forces ma baguette. J'aime batailler, j'aime me battre à armes égales contre un sorcier doué. Mais je dois encore me retenir. Je me tiens prêt néanmoins. Prêt à lui voler son âme, prêt à briser une fois de plus une vie. Devant témoin ou pas. Je m'en fiche. Sans quitter le nouvel arrivant des yeux, je l'observe parler au tavernier. Je n'entends pas leur conversation. Doucement, je replie mes feuilles, comme si j'avais terminé d'écrire et attrape, de ma main gauche, la tasse de thé. L'Auror s'approche. Et plus l'Auror s'approche, plus mes doigts se serre sur ma baguette. Je détourne un court instant le regard pour vérifier que rien ne traine sur la table. Pas un seul indice. Il pose une affiche sur le bois. Il y a un sorcier, fatigué, dessus... Je me souviens. C'était mon premier jour à Azkaban.

- Vous avez déjà vu cet homme?

Je nie du chef, souriant béatement sous ma capuche. Non. Et pourtant si. Ne voyant nullement mon visage, l'Auror reprend l'affiche et me tourne le dos, continuant d'intéroger tous les habitués de la Taverne. Je pourrais le finir sur place. Je le regarde jusqu'à ce qu'il sorte de ce taudis misérable. Puis, après de longues minutes d'absence, je ressors la lettre et écris rapidement quelques phrases supplémentaires.

Je viens tout juste de croiser la Mort et son disciple. Maura, ne m'en veux pas, mais elle crie mon nom et je ne peux que lui obéir. Ne t'inquiète pas, je reviendrais rapidement à toi...

D.


Je me lève, paie et sors prestement, Wilbur sur mon épaule, le temps de sceller cette lettre et de l'envoyer dans les tourments de la nuit.

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MessageSujet: Re: Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny   Dim 7 Fév - 16:55

Elle n'avait pas répondu.
Quand la dernière lettre était arrivée, au lieu de s'empresser de le faire elle avait laissé les jours se succéder, dans l'attente de quelque chose, comme si les nouvelles tout à coup allaient révéler sa présence, comme si elle allait apprendre qu'il avait finalement été attrapé et que son calvaire allait prendre fin. Qu'elle n'avait plus à se cacher, qu'elle pouvait tenter , espérer passer à autre chose, compter sur son esprit si foutrement humain pour le rayer de sa mémoire et reprendre une vie calme et normale. Une vie qu'elle pouvait maîtriser. Pendant ces quelques jours pourtant elle fut inimaginablement soulagée que rien de ce genre n'apparaisse dans les médias. La tension au QG des aurors était toujours au même stade et il n'y avait plus d'avancement dans l'enquête.  

Pourtant elle n'avait pas répondu. Comme si le poids des mots qu'elle lui avait écrits l'en empêchait parce qu'ils n'étaient acceptable, pas tolérables et elle refusait admettre les avoir réellement pensés. Pourtant si. Elle le savait, elle avait écrit chacune de ses lettres, chacune de ses déclarations avec toute la force et la sincérité quelle prêtait aux mots. Mais l’admettre était au dessus de ses forces. C'était tout remettre en question, sur les fondement de son éducation sur ses notions du bien, du mal, de ce qui était juste et de ce qui ne l'était pas.  Le laisser en liberté, le protéger tant cela était nécessaire à son propre bien être, tant elle avait conscience du temps qu'elle faisait courir à des centaines de gens.

Mais elle n'avait pas écrit.
Elle avait rencontré ses amis, ses collègues, maintenu l'illusion que tout allait bien alors qu'elle cherchait son visage dans la foule, la preuve que tout ce qu'il s'était produit n'était pas juste le fruit de son imagination fertile.  Elle n'avait pas écrit, pas à lui. Elle avait mit son énergie ailleurs pour une fois , pour trouver un repos qu'elle ne trouvait plus depuis leur rencontre. Elle avait envie, besoin de se dire que sa présence n'était que secondaire dans son existence. Besoin de se voiler la face à ce sujet comme elle se voulait la face sur ses mensonges qu'elle avait envie de croire. C'était rassurant de se dire que quelque part peut-être même au plus profond de lui il payait ses sentiments de retour, qu'il éprouvait un semblant d'affection pour elle. Ça rendait la situation plus supportable.

Maura-Jean avait peur, elle avait honte et en même temps elle n'avait jamais été aussi inquiète pour la vie de quelqu'un. Cette profusion de sentiments la rendait malade au sens physique du terme, sa consommation de potions calmante avait explosé au cours de la dernière semaine et Charlie s'en était bien vite inquiété. La journaliste n'avait pas eût de mal à mettre cela sur le compte du stress professionnel. Mais après avoir lutté pendant des jours et des jours elle était naturellement revenue sur ses pas, s'était installée à une table de l'Eden Perdu et saisit sa plume une nouvelle fois.

« Un jour...un jour j'aurais le droit, j'aurais le courage de mettre fin à tout cela. Ce que je vis parce que je t'ai rencontré ce jour là, ce que je vis parce que mon sang appelle ton sang, ma chair, ta chair.  Un jour j'aurais le courage. Ce jour là je me tuerai pour oublier ce que tu m'inspire , le bon comme le mauvais, surtout le bon en fait, je le ferai et je leur dirais à tous. À tous. Je leur dirais que personne n'a jamais sus combien je t'aimais.

Pas même toi.
Pas même moi.

En attendant ce jour là, en attendant ce moment ou je pourrais enfin mettre des mots sur cette situation, sur le mal que j'ai fait en te regardant droit dans les yeux, en écoutant ta voix...Je voudrai te rencontrer encore. Je t'attendrai à la nouvelle lune, a la tombée de la nuit, à l'endroit ou nous nous somme vu la toute dernière fois. Je t'y attendrais, il y à des choses dont nous devons parler à propos de la manière dont tu veux que je dresse un pont entre toi et le Monde.

Prend soin de toi,
MJ.
 »

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Pensée Pittoresques a propos d'un meurtrier ○ Pv Danny

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