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Danny M. White
Posteuse du mois :
Opale A. Oddsparkle

Bravo à Danny et Opale pour avoir autant RP, malheureusement le voteur du mois est annulé suite à des soucis techniques.
Venez les féliciter


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 Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter

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MessageSujet: Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter   Mer 30 Déc - 21:52

« –Et donc? » Avait demandé Maura-Jean en écrasant nerveusement sa huitième cigarette de la journée dans le cendrier déjà trop plein qui tenait par on ne sait quel miracle, en équilibre sur une pile de papiers. Le petit bureau que se partageaient deux équipes de reporters était totalement remplis d'une fumée étouffante mais aucun des trois occupants ne semblait incommodé. Seul le bruit de la machine à écrire troublait le silence écrasant et blasé qui s’égrainait entre les trois journalistes. Alberto Kocsar regardait en biais son binôme sans répondre à son attaque. Ce n'était même pas qu'ils avaient un réel différent tous les deux, au contraire si ce n'avait été pour leurs caractères susceptibles respectifs ils auraient tout eût pour se plaire, il était un ancien journaliste d'investigation réputé et elle avait ce talent inné pour chercher et débusquer de sales histoires, il aurait pu devenir un mentor attentionné, seulement la blonde n'avait pas l'intention de se plier à sa rigueur qui la rendait malade, de son propre aveux.
« –Et donc, Hudson à pris un congé maladie ce qui fait que tu récupère son encart. » La jeune femme avait jeté un regard assassin à Gail McGregor, l'autre journaliste présent et avait manqué de lui demander de s'occuper de ses affaires. L'espace d'un instant elle avait pensé à faire un esclandre dans le bureau de la responsable de chronique mais , l'idée de mettre en colère sa patronne lui avait vite fait passer l'envie de se faire remarquer. Lola Arias n'était pas vraiment une femme sympathique et elle n'avait pas envie de se la mettre à dos. Avec un soupire à fendre l'âme , Maura-Jean Clarkson avait quitté son siège et attrapé maladroitement le journal du jour et son paquet de cigarette sur son bureau surchargé et saisit sa cape qui traînait sur le dossier du siège abandonné par Hudson, sans adressé un mot à ses collègues elle avait quitté les bureaux de « La Gazette du Sorcier ».

Le froid mordant de septembre lui brûlas les joues alors qu'elle quittait la rédaction pour s'engager sur le chemin de traverse. Elle resserra sa cape sur ses épaules et enfila les gants en cashmere blanc que sa mère lui avait offert. Ils en avaient des bonnes à la rédaction, elle n'avait qu'une semaine pour dégotter un sujet et pondre son article avant qu'il ne soit publié, en même temps , elle devait traité les quatorze autres encarts qu'elle devait remplir tout au long de la semaine dans les diverses éditions de la Gazette. Et il était absolument exclu qu'elle souffre d'une baisse de régime. Ils avaient , par obligation, toujours un ou deux sujets d'avances, afin de palier à une disette journalistique, mais il était dangereux de se reposer sur cette réserve. Surtout dans les circonstances actuelles. Le monde de la presse était un univers clôt et particulièrement étriqué ou il ne faisait pas bon se reposer sur ses lauriers et ça Maura-Jean l'avait parfaitement compris. Après tous les efforts qu'elle avait fournit pour se faire une place, elle ne risquerai certainement de la perdre. Elle fouilla un moment dans ses poches avant de trouver les clefs de son appartement et rentrer pour se changer, quitter sa robe de sorcière pour glisser dans un pantalon droit et un chemisier gris dissimulé sous un pull blanc. Quelque chose de plus « portable » en dehors de la partie sorcière de Londres. Elle récupéra sa cape en laine et la remit avant de quitter son habitation pour rejoindre le passage qui donnait sur le Londres Moldu. Bien qu'ayant toujours vécu entourée de magie et dans un monde sorcier exclusivement la jeune femme avait toujours eût une grande capacité d'adaptation et elle savait comment passer inaperçue parmi ceux qui n'étaient pas dotés de pouvoirs magique. Un camouflage que ses années de journalisme avaient perfectionné.

Le vent balaya ses cheveux et elle s'engagea rapidement sur le trottoir qui faisait face au ministère de la magie avant de s'installer en terrasse d'un café qui donnait sur l'entrée principale. Depuis l'évasion du mois d’août, les contrôles à l'entrée étaient plus fréquents et bon nombres des cheminées du grand hall avaient été mises hors services afin d'éviter qu'on puisse s'introduire dans le ministère par une des cheminées qui y avait été connecté. Aussi nombres de travailleurs arrivaient par cette façade désormais et utilisaient la cabine téléphonique pour entrer et sortir de la bâtisse. C'était ces gens là que la journaliste était venu observer ce jour là. Car non, elle ne quittait pas son bureau pour autre chose que le travail, ça n'arrivait pas, jamais parce qu'elle travaillait même chez elle, planchant sur ses articles, reportages et autres interrogatoires. Ce n'était non plus un hasard si elle avait décidé de se poster devant le ministère ce mardi soir à 18 heures (et ce n'était certainement pas pour le café infect qu'ils servaient à cette terrasse), non, elle avait passé toute la semaine précédente à analyser les habitudes et l'emploi du temps ( elle l'avait obtenu en faisant du forcing dans les bureau de la brigade magique) de l'homme qu'elle était venu interroger. Et ce n'était toujours pas par hasard si elle avait jeté son dévolu sur cette personne alors même que les conventions sociales tendaient à dire qu'il avait désormais le droit d'être laissé tranquille. Non ce n'était définitivement pas un hasard, parce que dans son milieu, s'il y avait un sujet qui était et qui serai toujours à la mode c'était bien Lui :

Harry Potter.

Elle jeta quelques livres sur la table qu'elle avait occupée au moment ou son regard se posa sur la silhouette de l'homme qu'elle était venu chercher. Elle traversa rapidement la route pour rejoindre le trottoir opposer et le rattraper avant qu'il n'atteigne le point de transplanage. Ses talons claquaient sous ses pas et elle était certaine qu'il ne tarderai pas à se rendre compte qu'il était suivit. Ce n'était peut-être pas plus mal. Encore qu'elle n'était pas certaine de savoir riposter s'il se sentait attaqué.
« – Monsieur Potter ! Monsieur Potter !? Une minute je vous prie! » elle avait un peu couru pour se mettre à sa hauteur et lui avait offert son sourire le plus charmant. Elle le détailla un moment alors qu'elle essayait de rester à sa hauteur, et plongea un court instant dans ses célèbres yeux verts.
« – Maura-Jean Clarkson, pour la Gazette du Sorcier, vous avez une minute à m'accorder? » mais ça n'avait aucune chance de marcher n'est-ce pas? Elle était en train de déranger Le Sauveur après une éreintante journée de travail – elle ne doutait pas que ça l'était quand elle se basait sur ce que Peter traversait lui-même – il était certain qu'il l'enverrai sur les roses. Mais Maura-Jean Clarkson n'était pas le genre de personne qui se laissait décourager ou qui pliait face aux autres. Ce n'était pas pour rien qu'elle avait une si grande notoriété dans le milieux de la presse des cancans.
« – c'est à propos de vous, de votre divorce...je...je sais pour ça, vous savez ? La raison pour laquelle vous avez quitté votre femme. La vrai, je veux dire... »

Elle écarquilla elle-même les yeux face à ce mensonge et se gifla mentalement en ce demandant comment elle allait s'en tirer avec un coup de bluff pareil. Elle n'avait aucun moyen de l'en convaincre. Elle ne savait rien de cette raison, seulement des mots qu'elle avait entendu quand elle dormait dans les quartiers des tireurs d'élite en attendant la moindre petite affaire à mettre par écrit. Elle darda un regard déterminé et effronté sur Harry Potter et le temps de quelque secondes elle tenta d'oublier qu'elle était lâche et que c'était pour ça qu'elle avait été envoyée à Serpentard.

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MessageSujet: Re: Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter   Mar 5 Jan - 9:13

Sale journée.

Danny White s'était échappé. La nouvelle n'était pas si nouvelle, sauf pour le bureau des Aurors qui avait obtenu une bonne piste avant de la perdre... Tout ça parce que la bureaucratie avait réclamé des rapports. Fichus rapports ! Harry avait toujours peiné à se mettre au diapason question discipline, surtout après avoir cavalé librement ou presque avec ses deux compagnons d'armes. Si devenir Auror en soi n'avait pas été difficile suite à son expérience durant toute son adolescence, comme tout bon autodidacte, surtout aussi indépendant et têtu que lui, le sorcier avait réellement souffert de devoir rendre des comptes. D'un côté emprunt de bonne volonté, le Survivant comprenait les papiers, l'administratif, les rapports. Cela évitait l'abus de certains Aurors pas aussi droits que sa personne. Néanmoins, quand ça allait trop loin et que ça leur faisait perdre LE Pro-Mangemort du moment, c'était rageant. D'autant plus que son chef venait de lui dire de ne pas se préoccuper parce que le temps de Voldemort était fini et que cet abruti de White était trop isolé pour réellement faire du mal. "Voyons Potter, vous avez vu pire, vous n'allez pas me dire que cette petite pointure vous effraye. Allez, je suis sûr que vous le retrouverez. Vous ou un autre. N'en faites pas une affaire personnelle, ce n'est pas comme si une prophétie planait au-dessus de votre tête."

Enragé en se souvenant des paroles de son stupide supérieur, le brun était sorti en claquant quasiment la porte de la cabine téléphonique. Il avait hâte de rentrer chez lui, même si pour se détendre, il avait traîné dans la salle d'entraînement puis, pris sa douche dans les vestiaires attenants à cette dernière. Les muscles endoloris et ses cheveux mi-longs fleurant bon le shampooing, le Survivant était donc sorti légèrement plus tard que d'habitude, même si pas tant que ça puisque sa réunion avec le chef s'était finie plus tôt que prévu, ce dernier devant certainement contacter sa femme à propos du dîner.

Renfrogné, le brun ne s'attendait absolument pas à être abordé. D'abord surpris, il esquissa ensuite une mimique polie, s'efforçant de ne pas envoyer balader la jeune femme qui venait de l'aborder. Ce pouvait être une moldue qui voulait un renseignement et elle n'avait pas à payer pour sa mauvaise journée. Néanmoins, bien vite, l'attitude d'Harry se modifia et il ne put empêcher ses yeux de jeter des Avada Kedavra-le parallèle semblant d'autant plus vrai étant donné la couleur de ses prunelles.- à la journaliste dont il venait de découvrir le travail. Génial, il ne manquait plus que ça...

Sans compter que c'était pour l'aborder sur un sujet encore plus délicat que Danny White que le toutou de la Gazette du Sorcier venait le voir. Son divorce. Sérieusement, il ne s'y attendait pas à celle là. Une certaine panique envahit d'ailleurs le brun, l'empêchant de remballer bien comme il faut la fouineuse. Ca ? Etait-elle au courant ? Comment ? Il était extrêmement discret et savait que Julius ne prendrait pas le risque d'enflammer l'ambiance au bureau en se vantant de leurs quelques nuits d'aventure. Garrett était loin et, amoureux à l'époque il respecterait le secret du Survivant. Zut... Bon, le mieux était sans doute de feinter.

-Bonjour

Tint-il à dire, autant par politesse (quoique forcée.) que pour se donner un peu de contenance et de temps. Harry n'avait pas eu des modèles d'éducation en la personne des Dursley, mais sa bonne nature et l'exemple des Weasley l'avaient poussé à avoir à coeur une certaine éducation, même s'il avait en revanche, peu de respect pour les titres hierarchiques ou les longues démarches administratives. Selon lui, une personne devait gagner l'estime d'autrui, n'y ayant pas accès grâce à son rang d'office.

-Premièrement, je n'ai pas de minute à vous accorder, non. Ensuite, je ne vois pas de quoi vous parlez. Et puis en quoi ça vous intéresse ? Il y a des milliers de divorces chaque jour. La Gazette n'a-t-elle donc rien à raconter ? Ca fait longtemps qu'elle ne me dérangeait plus et ça ne me manque pas pour tout vous avouer.

Froid, distant, Harry avait délaissé la politesse d'usage pour un langage courtois mais implacable. Il n'était pas connu pour sa diplomatie, encore moins quand on envahissait ses plates bandes. Pourtant, encore pris par l'étonnement, il ne se résolvait pas à quitter les lieux, planté comme un imbécile devant la jeune femme. Comme si une éventuelle réponse lui importait.
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MessageSujet: Re: Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter   Mar 5 Jan - 11:05

Il s’était retourné.
Oh, bien sûr ça n’avait rien de surprenant, elle avait tout fait pour que cela arrive, mais quand même. C’était quelque chose. Après tout ce type était devenu célèbre avant même que les propre parents de Maura-Jean ne soient en âge d’entrer à Poudlard, quand âgé de seulement un an, il avait survécu à un sortilège mortel. C’était quelque chose qui était bien au-delà de ce qu’elle pouvait se représenter ( et d’ailleurs elle n’avait pas envie de le faire) pourtant, d’après son frère Peter qui travaillait comme tireur d’élite, il gardait l’image d’un homme humble et intègre, quelqu’un qui savait qu’il y avait des choses que seul le mérite pouvait offrir. Quand bien même lui-même avait mérité plus que quiconque.  En tous cas il s’était retourné et si son premier mot avait été polit , le regard qu’il lui avait offert – lui – n’avait rien de bienveillant. Le fait que seul la rue peuplée l’empêchait de lui jeter un sort lui traversa l’esprit. Elle pinça le nez. Dire qu’elle n’était pas impressionnée, ou effrayée aurait été un mensonge ( et d’ailleurs elle était une bonne menteuse, mais elle était journaliste et elle  n’aurait jamais pu survivre dans le métiers si elle avait été du genre à se laisser marcher sur les pieds, du genre à prendre peur pour un regard de travers. Elle connaissait bien les couloirs de sainte-Mangouste et elle n’avait pas peur de s’y rendre. Et si c’était lui qui lui envoyait, eh bien ça lui ferai les pieds.  Tu parles d’un gros titre.

Sa réponse, sans appel n’avait rien de vraiment surprenant mais elle dut user de toute sa force de volonté pour rester ancrée sur place, droite sur ses deux jambes et ne pas fuir comme son instinct lui dictait de le faire. La seule fois une sensation d’angoisse similaire l’avait saisie c’était quand elle avait interviewé Danny White dans sa cellule à Azkaban. Cette fois-là, il y avait des barreaux et une nuée de gardes sorciers pour la protéger, mais elle était seule face à Harry Potter.  C’était une crainte différente, doublée d’une drôle d’admiration pour un homme qui lui avait permis à elle et à sa fratrie de naître et de grandir dans un monde en paix. Cet homme aurait certainement dû être canonisé de son vivant. Un peu comme Merlin. Soudain, elle eût peur qu’il ne fasse demi-tour , qu’il s’évapore et elle ouvrit la bouche, une nouvelle fois , pour parler. Dire n’importe quoi tant que ça le retenait. Ici et maintenant avec elle.
« - Moi je pense que vous le savez et que vousdevriez m'accorder un peu de temps. Je ne suis pas bête et je sais que vous êtes un homme occupé, je sais que les journées sont longues, mais au plus vous me repousserez au plus ce sera long, ma patience contrairement à la vôtre, n’a pas de limite. »

Des menaces, encore. Elle savait que ce n’était pas judicieux, pas intègre, pas « bien » mais d’un autre côté sa conscience professionnelle lui interdisait le moindre scrupule. Même si elle s’en voulait beaucoup de ramener ce genre de sujet sur le tapis. Elle ne savait même pas comment est-ce qu’elle en était arrivée à ce genre de conclusion, c’était Peter qui en avait parlé pour la première fois, ou Charlie peut-être qui avait dit qu’il était étrange qu’un homme comme Harry Potter soit toujours célibataire après son divorce. La première hypothèse qui avait été avancée à propos de cette séparation du couple Potter avait été les circonstances de leur mariage. Maura-Jean elle-même, avait pensé à ce sujet. Ginevra Weasley et lui s’était mis ensemble pendant la Grande Guerre, leur amour était né dans la violence et la passion, dans l’urgence. Ils s’étaient aimés trop vite, trop tôt, peut-être même qu’ils étaient trop jeunes et que la Paix avait déliés leurs cœurs. La rumeur à l’époque disait que Le Sauveur était tombé amoureux d’une autre femme, peut-être une collègue du bureau des Aurors, mais depuis personne ne l’avait vu en présence d’une femme. Peter  avait fait remarquer que ce genre d’histoire se serait répandues comme une nuée de poudre au ministère, mais le fait était que Harry Potter non content de faire un secret de sa vie sentimental n’était particulièrement proche d’aucune de ses collègues et qu’aucun tabloïd n’avait jamais réussis à le surprendre avec une quelconque femme.  Et pour rire Peter avait dit que peut-être ce n’était pas une femme qu’il s’était trouvé. Ça avait fait l’objet de quelques plaisanteries entre collègues de bureau mais la jeune sorcière elle, ne le voyait pas de cet œil. L’homosexualité était un sujet encore tabou dans la société sorcière et il aurait été parfaitement compréhensible qu’elle soit vécue en secret.

Maura-Jean avait fait son travail, interroger des collègues de bureau, suivit certain d’entre eux et en avait même ramené un chez lui, ivre en espérant le faire parler. Aussi, elle l’avait observé Lui. Ses regards, ses gestes, ses réactions. Traqué, fouillé, et même ressorti les dossiers de certains Aurors qui avaient été mutés , qui avaient changé de département ou de voie professionnelle, d’anciennes connaissances de Harry Potter et c’était comme cela qu’elle avait mis la main sur le dossier de Garett, un autre Auror avec lequel son sujet avait partager une drôle de complicité qui marquait encore certains esprit des plus anciens du bureau. Quelque chose à propos d’une profonde amitié. Elle ne savait pas vraiment expliquer pourquoi mais le fait que Garett ait lui-même demandé sa mutation de façon subite avait constitué une preuve en soi aux yeux de la journaliste.  Mais elle savait qu’elle ne pouvait pas risquer de détruite une vie pour de simples suspicions et tant qu’elle n’aurait pas pour elle le témoignage de Garett, elle ne se prononcerait pas sur le sujet. Après tout elle était dans le métier depuis assez longtemps pour savoir que ce serai lourd de conséquences et même si c’était signe de promotion pour elle, elle était certaine que beaucoup de gens en souffriraient.  

« - Je ne suis pas du genre à faire du chantage Monsieur Potter et croyez-le ou non j'ai beaucoup de respect pour votre personne, mais traiter de votre vie est mon travail et si je ne veux pas être virée j'ai tout intérêt à le remplir. » Elle s’était reprise, rapidement. Elle avait parfois ce besoin de ce justifier et puis quelque part , l’envie de lui faire comprendre qu’elle n’était pas son ennemie.
« - Quand à la Gazette, elle à des tas de choses à écrire. Malheureusement, la rubrique que je tiens ne se soucie pas des grands faits. Ce n'est pas de ma faute c'est un sujet qu'on m'impose. »

Et c’était seulement à moitié la vérité mais elle ne pouvait pas être parfaitement honnête. Levant le cou pour le regarder dans les yeux, sans ciller, avec un courage qu’elle ne se connaissait pas, elle fit un pas pour se rapprocher encore de lui. Après tout la vérité demeurait qu’elle n’avait pas l’intention de lui faire du mal, elle n’était pas volontairement cruelle et elle n’était pas forcée d’écrire de mauvaises choses sur lui, tout le contraire. Et elle espérait même ne pas avoir à le faire, elle préférait ne pas le faire. Un instant elle regretta d’avoir été celle à qui la rédaction offrait tout à coup un encart supplémentaire. Cependant le journalisme était le rêve de toute sa vie et elle n’avait pas envie de s’arrêter en si bon chemin, Eugène lui avait dit qu’elle devrait mettre de côté ses bon sentiments pour y parvenir mais certaines fois, c’était plus difficiles que d’autres. Elle s’était radoucie finalement et son visage prit un air contrit et elle avait même baissé les yeux. De toutes les manières elle était trop embarrassée pour le fixer encore.
« - Je suis désolée de vous avoir agressé comme je l'ai fait, mais je savais que vous ne m'auriez pas écoutée autrement. Ca fait plus d'une semaine que je vous observe assidument après tout. Accordez-moi un peu de votre temps, je ne serai pas longue. Je veux seulement discuter d'accord ? Vous ne répondrez qu'aux questions qui vous conviennent et je m'engage à ne pas déformer vos propos. »
Elle avait dit, finalement avec une rare sincérité sans s’attarder sur le fait qu’elle lui avait avoué sans honte qu’elle l’avait traqué pendant plusieurs jours. Son salaire dépendait de cet article et ces derniers temps elle ne pouvait pas cracher sur des finances supplémentaires.
« - Laissez-moi vous offrir un café, juste en face, il n'est pas très bon mais l'intérieur est chauffé et calme. S'il vous plait. »

Elle avait besoin de lui et de ses réponses finalement pour servir un projet bien plus grand que les salades qu’elle servait à ses lecteurs affamés de ragots. Elle avait besoin de lui, plus qu’elle ne le lui exprimerai jamais.

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MessageSujet: Re: Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter   Mar 5 Jan - 13:10

Les muscles tendus, Harry se préparait à une autre attaque. Comme il avait toujours abordé la vie, l'homme voyait en cette conversation, un nouveau duel. Doublement prudent car sachant sa faiblesse quand les combats étaient théoriques, le brun s'apprêtait à purement tourner les talons, un peu lâchement avouons-le. Faire un scandale n'était pas de son genre, mais quelqu'un comme lui n'avait plus que ses secrets qui lui appartenaient, pas étonnant qu'il les défende comme sa vie. Cette petite fouineuse n'était pas à sous-estimer, rien qu'en croisant son regard plein de volonté, l'Auror l'avait su. Il émanait d'elle une volonté semblable à celle de Rita Sketter, sauf que la première ne disposait certainement pas de l'intelligence de la jeunette en face de lui.
En effet, à la grande surprise d'Harry, l'affrontement effronté n'arriva pas. La journaliste plia... Sans plier, venant en réalité à presque le supplier de rester. Un peu perdu sur le coup, le sorcier sentit avec désappointement son côté chevalier servant arriver au galop. La journée de travail l'avait épuisé, et face au flots de paroles de la "gamine", il ne savait que faire. Pas envie de crier, même pour conserver un secret... Et puis, elle avait l'air d'en savoir des choses, mieux valait vérifier où en étaient ses recherches.

-Pourquoi y tenez-vous tant que ça ? A ce travail où on vous oblige à écrire des articles que "malheureusement" on vous impose ?

Demanda-t-il, méfiant et toujours froid, bien qu'une certaine curiosité se soit également insinuée en lui. Harry avait beau être modeste, avoir connu des choses que personne ne vivrait -et heureusement- il en ignorait de nombreuses autres, dont la nécessité absolue de trouver/conserver un travail, quelqu'il soit. Riche grâce à sa fortune héritée, bien qu'il n'en fasse pas grand usage, le Survivant n'avait pas à s'inquiéter des lendemains, autant dire qu'il travaillait pour s'occuper ainsi que par conviction personnelle. De même, si le jeune homme avait insisté pour faire ses études comme les autres à l'université magique, mais aussi ses stages, il n'avait pas derrière lui, le stress du chantage. Personne, ni son stupide chef n'osait le menacer de le virer. Ce serait un taulé journalistique, une méchante publicité pour celui qui oserait licencier le brun, d'autant plus que ses dossiers n'indiquaient aucune faute grave, aucune dégénérécence dû à un éventuel traumatisme de guerre. Il n'avait pas pris la grosse tête, ne buvait pas, n'était pas spécialement paranoïaque sur le terrain... Brillant sans être aussi exceptionnel que face à Voldemort. Travailleur bien que pas forcément discipliné, le Survivant frôlait parfois les limites sans jamais les dépasser. Bref, il ignorait ce que pouvait vivre la journaliste, même si son empathie naturelle le poussait à essayer, sans parler de son insatiable curiosité. Les gens le connaissant bien derrière sa carapace savaient comment le mener à se confier ou l'intéresser: il fallait attiser cette envie de savoir presque enfantine, ce désir d'apprendre, attisé par un petit côté aventurier. Harry était un très grand curieux, et chez lui, ça n'était pas toujours une vertu puisqu'il avait parfois failli en perdre la vie. Présentement, il risquait d'y laisser un de ses secrets.

Surpris au possible lorsque la gamine lui avoua l'avoir suivi, le regard du brun qui s'était légèrement adouci se fit étonné puis plus dur. Il était à la fois admiratif et vexé qu'une journaliste de la Gazette soit parvenu à le suivre sans qu'il ne la remarque. Quel piètre Auror il faisait. Déjà dans sa tête, le Survivant réfléchissait à ses erreurs, cherchant à retracer les scènes qui avaient marqué sa vie cette semaine là, et tâchant de placer l'intruse dans le tableau. Pas moyen. Et bien... Décidément, Danny White avait la porte ouverte pour l'assassiner.

-Comment avez-vous fait ?

Ne put s'empêcher Harry de lâcher, loin de se croire invincible mais quand même étonné que la journaliste y ait mit autant d'acharnement, et pire, réussi à se faire. Il ne s'était en tout cas pas trompé sur une chose. La belle silhouette de Maura-Jean cachait un sacré cerveau doublé d'une détermination presque inquiétante.

-Ça va. Ça va Mademoiselle... Comment avez-vous dit ? Clarkson. Humm. A condition que vous répondiez à mes propres questions avec honnêteté. Vous publiez ce pour quoi je vous donne mon accord, et pas de plumes à papotte. Surtout pas ça.


Etait-il en train d'accepter une interview ? Lui en pleine force de l'âge commençait tout à coup à douter de ses capacités. Il aurait bien essayé, dans l'instant, de trouver un miroir pour voir l'état de ses cheveux noirs de jais, comme pour vérifier qu'ils ne se dégarnissaient pas de secondes en secondes sous l'effet d'un sort de vieillissement le rendant gâteux. M'enfin, se persuadait-il, il n'avait pas le choix que de tenter de "contrôler" ce que cette "petite" savait et la diriger vers où lui le voulait. Peut-être même qu'en jouant sur la corde sensible, il la convaincrait de ne pas faire son article ? Non, c'était trop demandé, elle y tenait. Du coup, le sorcier devait réellement être sur son dos pour vérifier que rien de dégradant ne serait dit sur Ginny et que son secret resterait bien gardé; même s'il avait l'espoir fou que Maura-Jean ignore tout elle-même. Il la redirigerait sur autre chose, des banalités.

On lui avait apprit dans le métier à balader les journalistes, à faire avec, cacher la vérité sans mentir même si ce n'était vraiment pas le domaine d'Harry. Peu diplomate, trop franc et disposant d'yeux trop expressifs, le Survivant peinait à faire face aux avalanches de mots, surtout ceux subtils qui finissaient par avoir raison de lui. Après tout, n'était-il pas en train de s'apprêter à prendre un mauvais café en compagnie d'une journaliste ? De la Gazette du Sorcier qui passait d'autant plus son temps à le dénigrer.

-Vous comprendrez que je me méfie de la Gazette du Sorcier qui m'a déjà fait de mauvais coups. En quoi êtes-vous si différente ? Hum ? Pourquoi devrais-je accepter de vous parler en particulier ?

Ah ça, il n'allait pas lui rendre la tâche facile. Pour ce genre de choses, Harry avait sa part de patience, même s'il était impulsif. Ca finissait d'ailleurs toujours par le perdre... Sa franchise, son indignation facile, son côté sur-protecteur envers ses proches. C'était ce qui gâchait son intelligence pas toujours reconnue. Certains le prenaient même pour un "primaire", un simple homme de terrain, courageux, au fort potentiel magique et surtout chanceux. Pourtant, le brun savait aussi être empathique et parfois consolateur bien que ce soit souvent maladroit. Un véritable mystère sur pattes bien décidé à donner du fil à retorde à la journaliste. Lui-même n'avait pas été ménagé dans son enfance, et même si la "gamine" le touchait, il ne lui ferait pas de cadeaux. Elle voulait être journaliste et devrait donc mériter son rang, même si aux yeux d'Harry, ce métier n'avait pas grand chose de respectable. Oui, il était un peu manichéen sur les bords, rendant leurs lauriers aux vrais informateurs et maudissant les vautours, ne reconnaissant nullement leur nécessité. On ne le convaincrait décidément jamais de l'intérêt de la vie des célébrités, de leurs moindres ragots, mais bon, il n'avait pas la patience pour en discuter des heures avec cette Maura-Jean. Pour l'instant, le sorcier avait accepté le rendez-vous mais ne promettait rien, particulièrement méfiant... Ce qui ne l'empêchait pas d'être un minimum galant quand même.

-J'ai oublié une condition, c'est moi qui invite, pour le café, je veux dire.

Acheva-t-il en tournant simplement les talons, sous-entendant à Maura-Jean de la suivre. Sans l'attendre, le sorcier acheva en quelques foulées énergiques la distance qui les séparaient du café, il ouvrit la porte et s'arrêta là, jouant les portiers pour Miss Clarkson qui ne pourraient au moins pas rapporter son manque de savoir-vivre. Harry avait beau être quelqu'un de très épuré, dégoûté par les exagérations et étouffé par les convenances, il n'en restait pas moins poli et surtout Anglais, donc galant avec les femmes, surtout les jolies femmes. Même homosexuel, il n'était pas aveugle et se rendait bien compte que Maura-Jean devait avoir un certain succès. Elle avait du charisme et un regard prenant, à condition que les intéressés n'aient pas peur des filles de caractère, elle devait effectivement briser des coeurs. Quelque part, Harry aimait son côté nature, son dénudement face à lui, à sa demande sans fioritures, lorsqu'elle lui avait avouer avoir besoin de cet article sous peine d'être virée. C'était un risque pour elle, car le Survivant pourrait s'en servir. Or, il appréciait les gens sachant prendre des risques.

Lui désignant une table, l'Auror regarda tout d'abord autour de lui, satisfait de trouver le café désert. Au moins, il n'y aurait pas trop de rumeurs les concernant, surtout que les gens semblaient moldus autour d'eux. Sa célébrité avait au moins ça d'avantage, il repérait facilement les sorciers lorsque leurs yeux s'arrondissaient en contemplant sa cicatrice que ses cheveux, aussi épais et longs soient-ils, peinaient à cacher à temps plein.

-Alors, vous disiez que vous saviez pourquoi nous avons divorcé Ginny et moi ?

Lança Harry en tirant la chaise à Maura-Jean, pas certain de vouloir mettre le sujet sur le tapis. Mais bon, c'était comme pour un vieux pansements, mieux valait tirer dessus en une seule fois que de tourner autour de la plaie.

-N'allez pas me dire que vous m'avez également suivi chez moi il y a plus de deux ans.


Ne put s'empêcher d'achever Harry, ironique. Ce n'était pas parce qu'il avait accepté de tenter cet interview que sa "rancoeur" l'avait quitté. Même en sachant les raisons de l'insistance de la journaliste, le sorcier réprouvait sa façon de faire, son métier, son sujet d'article. Tout en fait.
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MessageSujet: Re: Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter   Mar 5 Jan - 16:13

Il avait attaqué à son tour posant une question à laquelle elle n’avait jamais devoir répondre un jour. En tout cas on ne lui avait jamais formulé l’interrogation de cette manière et elle en fut momentanément choquée. C’était une étrange façon, presque brutale de lui demander comment elle pouvait se satisfaire de cette vie de vautour qu’elle menait et elle pouvait comprendre. Sans doutes parce que les sujets qu’elle traitait au quotidien n’étaient même pas des choses qui l’intéressaient fondamentalement. Elle n’aurait lu ses propres articles pour  rien au monde si elle avait été de l’autre côté de la presse, et pourtant : elle aimait son travail. L’enquête, la recherche, la transmission, elle aimait passer des nuits blanches parfois sur la rédaction d’un article, elle aimait l’euphorie de la découverte et l’odeur de l’encre sur le parchemin. Et puis elle ne savait rien faire d’autres. Malgré des résultats brillant à ses examens qui lui avaient ouvert la porte de nombreux domaines professionnels, Maura-Jean avait étudié avec autant de passion et de désespoir presque uniquement pour intégrer un journal. C’était son travail et elle était ravie de faire partie de cette petite poignée de gens qui pouvaient vivre de leur passion.

« - Parce que devenir journaliste a toujours été mon rêve. Mais les places sont rares dans le milieu et on prend ce qu'on peut. Je n'ai pas le talent de mon frère, et je ne suis pas courageuse comme vous. Mais c’est pour devenir journaliste que j’ai étudié si fort pendant toutes ces années. Je n’ai pas l’intention de rester un journaliste People toute ma vie, mais il faut bien commencer quelque part et actuellement c’est là où je suis. »

Elle avait répondu honnêtement.
La pression était terrible, c’était parfois même relativement dangereux, elle avait dut s’habituer à être regardée de travers ou même s’entendre dire qu’elle pratiquait un sous métiers, mais elle était fière de son travail et elle l’aimait. Elle savait que ses articles étaient lus, qu’ils faisaient vendre et si elle ne traitait pas de sujets de grande envergure, elle pouvait au moins se targuer d’avoir toujours transmit des informations vérifiée, vérifiables et justes. Elle n’avait jamais menti dans ses lignes et elle n’avait pas l’intention de commencer un jour. C’était aussi pour cela que la Gazette la gardait si précieusement, lui promettant une promotion prochaine : parce qu’elle était crédible et que personne ne pouvait reprocher son sens de la véracité, les lecteurs avaient confiance en elle et cela plaisait.  Depuis qu’elle travaillait avec eux le nombre de vente connaissait une hausse et la côte de confiance de la rédaction montait en flèche.  Un sourire mi-amusé mi-carnassier s’était inscrit sur son visage quand il avait demandé avec étonnement comment elle s’y était prise pour le filer. Et elle pouvait comprendre, mais ce n’était pas sa faute à lui Maura-Jean avait ça dans le sang et puis elle avait une connaissance assidue de la filature, ça faisait partie de ses attributions.  Et puis elle avait Peter qui l’avait aidée à ses débuts en lui apprenant quelques une des ficelles en la matière.

« - Vous ne vous en êtes probablement pas rendu compte, mais je passe de très nombreuses heures dans le local que les Brigadiers laissent aux journalistes. Je suppose que d'une certaine manière vous vous êtes acclimatés à ma présence. »

Elle avait dit dans un premier temps, avec les années et l’expérience, la jeune femme avait appris comment se faire oublier et , surtout qu’elles étaient les personnes de qui elle ne devait absolument jamais se faire remarquer.

« - J’ai utilisé la désillusion quelques fois, des déguisements moldu et je ne vous ai presque jamais suivie seule. C’est trop suspect, j'ai fait mine de discuter avec diverses personnes, toujours des différentes et une fois aussi j'ai utilisé du Polynectar. » L’utilisation du Polynectar était relativement contre l’éthique mais elle ne l’avait jamais approché sous couverture alors elle restait dans son bon droit, elle le savait, elle était particulièrement prudente avec le règlement.

« - J'ai bien cru que vous me coinceriez cette fois-là, vous savez Jeudi, l'homme qui a traversé la rue sans regarder ? Enfin je suppose que le stress de l'évasion devait jouer aussi. »

La journaliste, en dépit du fait qu’elle ne se définissait pas comme quelqu’un de courageux était probablement la personne la plus entêtée sur terre. Elle avait une volonté qui pouvait faire ployer des montagnes et son empire sur les autres dans ces moments- là pouvait être dévastateur. Maura-Jean n’était pas courageuse, elle ignorait la plupart du temps le danger s’absorbant trop dans la réussite de son objectif pour se soucier des conséquences.  Elle réalisait souvent trop tard les ennuis qu’elle s’était attiré et prenait peur en contrecoup. Parfois à s’en rendre malade. Comme un charognard en pleine disette, une fois qu’elle tenait sa prise la blonde ne lâchait pas, jamais. Elle n’avait pas peur des conséquences et de toutes les manières elle avait appris qu’on ne triomphait pas sans risques et elle aimait le sentiment de puissance que la réussite de son entreprise lui conférait.  C’était une femme simple mais forte et même si elle avait mauvais caractère, elle était quelqu’un de droit.  Elle avait cru tomber des nues quand finalement Harry Potter avait cédé et accepté de répondre à ses questions si elle-même répondait aux siennes.  Elle fut presque mal à l’aise que les choses s’arrangent si vite, elle avait imaginé devoir batailler un peu plus pour avoir son consentement.  Elle hocha vivement la tête sans oser répondre vraiment, attendant une nouvelle condition possible. La sorcière avait plissé le nez quand il lui avait explicitement demander d’apporter une preuve de ses dires, de sa bonne volonté, mais elle ne s’était pas dégonflée pour autant.

« - Je comprends. Cependant, je ne suis pas différente, je n'ai aucune raison de vous dire que je le suis ça ne serai pas honnête. Et je n'ai aucun moyen de vous prouver ma bonne foi. »
De toutes les manières elle savait qu’au plus elle tenterait de se légitimer, au plus elle perdrait en crédibilité à ses yeux. Maura-Jean était sûre d’elle, intègre et elle se savait honnête dans ce qu’elle écrivait c’était à lui de décider si il lui faisait confiance ou pas. De manière générale la blonde était une personne à qui les gens faisaient naturellement confiance, elle avait un coté doux mais déterminé, elle était loyale et c’était une personnalité charmante avec qui il était souvent agréable de parler, mais dans son travail elle était une chroniqueuse implacable, il était normal qu’on se méfie d’elle et de l’impact de ses mots. Il l’avait prise une nouvelle fois de cours en insistant catégoriquement pour être l’hôte de ce drôle de rendez-vous et si elle resta silencieuse, la sorcière prit cela comme une manière détourné d’avoir un ascendant sur elle. Il était un gentleman, un homme bien élevé qui prenait soin d’elle la petite journaliste nuisible et sans doutes pensait-il que plus il se montrait charmant avec elle, plus elle aurait de scrupules. Il n’était pas le premier à le croire, mais ses prédécesseurs avaient échoué quand ils avaient compris que Maura-Jean ne plaisantait pas avec son intégrité. Elle ne se laissait pas acheter, ne faisait pas de compromis et n’écrivait que la vérité (quoique parfois romancée). Cependant, elle avait besoin de lui et elle était prête à se montrer honnête avec lui aussi longtemps qu’il le serait avec elle. Elle n’était pas son ennemie, certainement pas son amie, mais elle n’était pas contre lui.

La blonde avait hésité un moment à propos de la façon dont elle devait expliquer ce qu’elle savait, ce qu’elle croyait savoir et finalement elle avait décidé qu’il n’y avait pas trente manières de le faire. Comment avait-elle sus ce qu’elle prétendait savoir, allait-elle prétendre l’avoir suivi des années plus tôt ? comme si c’était possible et d’ailleurs à l’époque des faits elle était encore préposée au « Courier du cœur » des lectrices de Sorcière Hebdo et elle n’était qu’une pauvre stagiaire. C’était peu de temps avant qu’elle ne démissionne et ne décroche son poste de titulaire dans l’équipe de La Gazette.

« - Bien sûr que  je ne l'ai pas fait. Mais ce n'est pas nécessaire. Pendant longtemps, j'ai seulement pensé que vous vous étiez mariés trop jeunes, dans l'urgence et que la paix…la paix avait détruit cet équilibre en quelques sortes. »

Elle avoué dans un premier temps alors qu’elle commandait son café serré sans sucres au jeune homme qui était venu à leur rencontre.  Son regard orageux, pourtant était résolument fixé sur l’objet de son récit, comme s’il était l’unique chose dans ce monde et , à l’instant présent c’était sans doutes le cas pour la jeune femme.

« - La paix et l’urgence ont peut être joué, mais il n'y a pas que cela, je me trompe ? Ce que je  veux dire c’est que même si j'essayais de vous séduire, par exemple, je n'y parviendrai pas, n'est-ce pas ? »  elle s’emmêla un peu dans ce qu’elle voulait démontrer mais retrouva rapidement son fil conducteur.

« -En fait c'est ma petite sœur Charlie qui a dit un jour qu'il était étrange qu'un homme, un héros comme vous n'ai plus jamais été vu en compagnie d'une femme et moi...eh bien je suis journaliste, je suis désolée, mais j'ai interrogé la plupart de vos collègues du Ministère. »
Elle l’analysait, le sondait comme pour repérer la moindre mimique sur son visage, dans sa posture, qui aurait pu affirmer ou infirmer ses propos.

« - Les femmes, les hommes, des anciens comme des nouveaux… et en fait c'est un certain Garisson qui m'a parlé de votre touchante amitié avec un autre Auror, qui avait été muté assez brusquement. Vous ne savez même pas ce que j'ai dû faire ou promettre pour que votre chef me donne accès aux archives et aux dossier du personnel. »
Elle ajouta une mimique dégoutée sans doutes pour apaiser un peu l’ambiance entre eux, et parce que faire le pitre la rassurait un peu. Remuant la tête, elle avait repris la parole.

« - J'ai retrouvé sa trace dans les bureaux de La Brigade Magique à Middlesbrough, dans le Yorkshire. Je n'ai pas encore cherché à le contacter. »
Maura-Jean ne pensait pas qu’elle avait besoin de mentionner le nom de cette personne, elle avait été assez explicite ce qui importait c’était qu’elle l’avait retrouvé et que ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne se décide à aller à sa rencontre.

« -Mais, j’ai promis d’être honnête et sans son témoignage, je n'ai encore aucun moyen de prouver cette histoire. Même si j'avais vos aveux, vous pourriez facilement le démentir et si je n'ai personne d'autre pour étayer mes propos, ce sera votre parole contre la mienne. Je n'ai aucune chance. »
Et elle n’allait certainement pas risquer sa vie entière pour un coup de bluf médiatique. Elle connaissait le jeu et les enjeux.

« - Et ce n'est pas comme si vous alliez m'annoncer tout à coup que j'ai entièrement raison et que d'ailleurs vous n'êtes pas opposé à ce que ça se sache. Alors non je ne dirais rien avant d'avoir discuté avec les autres personnes impliquées. Et aussi malgré tout, je me sens un peu obligée de penser aux enfants. Je ne veux pas les brusquer et je ne crois pas qu’ils devraient l’apprendre comme ça, alors je vous tiendrais au courant, le cas échéant. »  Maura-Jean avait un père elle aussi et elle ne pouvait pas s’empêcher de transposer cette drôle de situation sur lui et à l’échelle de son propre cadre familial. Elle ne se voyait pas briser la relation d’un père avec ses enfants. Vraiment pas, c’était probablement l’une des rares limites qu’avait sa conscience professionnelle.

« -C’est pourquoi …à propos de votre divorce j'espérai simplement que nous pourrions discuter de comment sont vos relation avec votre ex-épouse et de comment les enfants le vivent. Comment vous, vous sentez ? Comment vous voyez l'avenir. »
Elle baissa les yeux sur son café avant de se décider à poser la véritable raison de son acharnement à son sujet.

« - Et ..et aussi je ..enfin ..Je voudrais parler de Charles Moon et de Danny White. » elle ancra à nouveau son regard dans le sien.
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MessageSujet: Re: Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter   Jeu 7 Jan - 1:20

-Un café crème pour moi s'il vous plaît.

Le serveur, un air bougon collé au visage nota la commande. Harry eut le plaisir de ne pas le voir sourciller en posant son regard terne sur ses traits fins, à l'aspect plutôt juvénile malgré ses 43 ans -quoique c'était loin d'être un âge avancé, surtout pour des sorciers.-. Il prit également la commande de la demoiselle avant de les laisser discuter, émettant peut-être des théories sur leur rencontre dans son bar désert. Même si le brun paraissait plus jeune, la différence d'âge était claire. Deux amants voulant échapper aux tabous du temps ? Le serveur s'en fichait au fond, et c'était bien ce qui aidait son client à se détendre un peu.

Malheureusement, sa paix intérieure fut ébranlée très rapidement par Maura-Jean. L'ancien Gryffondor dût fournir de gros efforts pour ne pas grimacer ou encore se précipiter sur la première justification venue. Au contraire, usant du peu de cours dont il se rappelait sur la divulgation d'informations, l'Auror prit son temps, s'offrant même le luxe de répondre à la journaliste sur son rêve.

-Pas courageuse ? Je vous trouve pleine d'audace pour faire ce que vous avez fait. Ne croyez-vous pas que cette semaine de filation aurait pu être mieux employée ? Je suis persuadée qu'en fouillant dans votre imagination vous trouveriez un sujet nouveau, décalé mais qui plairait suffisamment pour vous propulser en haut. Cela prendrait peut-être du temps, mais ce que vous faites aussi, et pardonnez-moi ma franchise, mais je trouve ça légèrement avilissant.

Essayant de s'imaginer à la place de Miss Clarkson, l'expérience l'aidant à ne pas se fermer totalement comme une huître à l'instar d'il y a quelques années, le brun se voyait prendre tous les risques nécessaires pour obtenir des informations sur un sujet vital. Un tabou aussi, mais qui ne nuierait pas à une honnête famille, sinon à des entreprises abusives voir au gouvernement. Si Maura-Jean aimait tant son travail, pourquoi ne décidait-elle pas de frapper un grand coup au lieu de se contenter de traîner dans la boue ? Dans la vie, il fallait avoir du cran. Accepter le "meilleur" ou rien. Harry ne tolèrerait pas qu'on exige de lui un boulot allant contre ses principes, quitte à perdre ce travail qu'il aimait.

-Ou montez votre propre journal. A petite échelle pour commencer. Ce n'est pas un commerce demandant de nombreux fonds.

De base, pour faire du local, il suffisait d'acheter une imprimante et de prendre son temps pour que les journeaux sortent. Le papier n'était pas si cher, sans comptrer que les journalistes sans travail avides de commencer, où de simples passionnés prêts à travailler gratuitement rien que pour être publier.

-Les nouvelles locales sont un bon moyen de commencer. Au lieu de parler de la vie des célébrités, pourquoi pas des nouveaux commerces, les fêtes à venir, les légendes d'Angleterre, le mode de vie des Moldus. Le tout comblé avec quelques poèmes/textes à découvrir.

Il lui semblait qu'il aimerait un journal ainsi, avec de vraies infos sans prétention, sans recherche du gros scoop. Harry aimait son pays, et le découvrir via une gazette sans scandales serait reposant. Après, même sans être spécialiste, le brun savait que ce qui faisait vendre, c'était justement les histoires voyeuristes, les titres alarmants. Bref, malgré lui et sa volonté de se montrer terre-à-terre, le Survivant soit un idéaliste.

Mais, pour en revenir au sujet croustillant du moment, pour ne pas dire brûlant, la sorcière avait mit le doigt sur LE problème du divorce de Ginny et Harry, en plein dans le mille. Enfin, pas tout à fait car il n'avait pas quitté sa femme pour un garçon, ignorant tout de ses penchants, sinon pour une incompatibilité de caractère. Ginny était très protectrice, elle voulait connaître ses secrets, tout partager et l'envahissait. Le fait qu'Harry ne se sente pas attiré physiquement par sa cadette avait probablement poussé le vase rempli d'eau par-terre, sachant que ce dernier était déjà dangereusement placé en recoin de table. Essayant de conserver tout son calme, le brun retardait en tout cas le moment de la vérité ou du mensonge, jouant sur les mots.

-Vous ne sauriez me séduire en effet, mais peut-être parce que vous n'avez même pas 25 ans, je me trompe ?

Il est vrai que même si la journaliste avait été un très bel homme, jamais le Survivant n'aurait posé ses yeux sur un minet de 25 balais. Son attirance allait à des personnes de son âge ou légèrement plus vieilles. Un peu traditionnel de ce côté là, il peinait à comprendre comment des gens de 20 ans d'écart pouvaient être ensemble, même s'il l'accepterait de la part de ses proches par pur respect. Souriant légèrement comme pour souligner que Maura-Jean n'était pas si irrésistible que ça, le brun se décida finalement à reprendre, choisissant avec soin ses mots, chose assez rare pour lui qui avait tendance à foncer dans le tas.

-En fait, vous allez chercher trop loin. Votre première hypothèse tient tout à fait la route.

D'un côté en effet, c'était la réalité. Harry y avait songé plus d'une fois dans le grand lit conjugal quand il ne trouvait pas le sommeil. On l'avait quasiment poussé dans les bras de Ginny, comme s'ils devaient absolument servir de modèle pour la nouvelle société Anglaise en pleine reconstruction. Le jeune homme s'était toujours senti investi d'une "mission", prendre soin la rouquine et pour ça, l'avoir proche de lui était bien plus pratique. Il avait fini par s'attacher tellement à sa protégée ainsi qu'à sa famille qu'il s'était crut sincèrement amoureux. Lui n'ayant jamais eu de frères ou de soeurs avait confondu les deux relations, aussi fortes mais tellement différentes. Ginny était au même titre que Ron, une soeur de coeur.

Mais finalement, il ne put retenir un brin de colère de percer dans sa voix, lors de sa prochaine réponse. Maura-Jean avait mit les pieds dans le plat. Fatigué de tant de stigmatisations, le sorcier avait posé son café dans sa soucoupe après une petite gorgée; le goût effectivement moyen de ce dernier n'aidant pas à adoucir son énervement.

-Comment ça, "c'est surprenant qu'un homme comme moi... ?" Est-ce si étrange de décider de se préserver pour le vrai, le grand Amour ? Sachant qu'on ne le trouve parfois jamais ? Et qui vous dit que je n'ai simplement pas assez donné avec un mariage ? Que je préfère me concentrer sur mes enfants ? Ou que sais-je ? Quant à une amitié profonde, pourquoi toujours la trouver suspecte ? Bientôt vous allez dire que Ron et moi sommes amants ? C'est vrai, nous passons tout notre temps ensemble après tout ? Est-ce que vous êtes systématiquement la compagne de vos amis hommes ? Non... Ca n'a rien à voir. Vous ne connaissez rien à Garrett et je vous conseille fortement de le laisser en paix. Il a autre chose à faire que de vous donner confirmation à vos hypothèses mélo-dramatiques.

Ca l'agaçait qu'elle ait raison, que lui et Garrett soient tombés dans ce cliché d'amants au bord de l'amour devant se fuir pour ne pas tomber dans le piège. Et ça l'énervait d'avantage encore qu'elle parle de "vérifier ses infos", comme dans une vraie enquête. On aurait dit que la vérité devait absolument éclater, à l'égal d'un jugement au tribunal. Sans parler du fait que son chef avait vendu les archives. Par Merlin, cet homme était une plaie !

-Vous me tiendrez au courant ? Vous ne direz rien avant d'avoir eu confirmation de la part des "personnes concernées" ? Comme c'est aimable à vous. Et touchant... Voyez-vous ça, un vautour consciencieux. Il veut attendre que les enfants de sa proie voient le cadavre avant de le désosser. Je vous préviens à mon tour Miss Clarkson, je vous attaquerai pour viol de vie privée si je vous vois rôder autour de Garrett ou de personnes liées à "cette affaire" comme vous l'appelez.

Oups, son emportement, même s'il exprimait à travers un ton calme-dangereusement calme- prouvait sa crainte quant à la découverte de quelque chose. Théoriquement non, il avait simplement joué les offusqués à l'idée d'une injustice générale, mais Harry savait que Miss Clarkson était plus fûtée que ça. Il n'avait pas dit "oui" mais elle devait être présentement en train de se conforter dans l'idée. Tant pis, le sorcier jouait le tout pour le tout en ayant recours aux menaces juridiques. Bien sûr, lui-même n'avait pas eu le temps d'évaluer s'il était prêt à un fastidieux recours à la justice sous les feux des projecteurs avec sa vie privée au-devant de la scène. Néanmoins, il espérait effrayer la "gamine" afin de l'éloigner de Garrett.

Qu'elle le dérange, rouvre ses plaies et mette en danger sa relation avec ses propres enfants le mettait hors de lui. Harry dû se contenir pour ne pas laisser sa magie exploser. Le problème d'avoir un fort potentiel était la propension à causer des dégâts même lorsqu'on était en âge de se contrôler. Heureusement, bien que dans sa main, la tasse ait imperceptiblement tremblée, rien d'étrange ne se produisit.

-Que voulez-vous savoir sur Danny White et Charles Moon ?

Se sentait-il coupable d'avoir ainsi incendié la journaliste ? Peut-être, ou bien la craignait-il dans le fond ? Car si indigné soit le Survivant, il savait qu'elle le tenait entre ses mains. Qu'elle décide de passer par la manière forte et tôt ou tard, elle pouvait le tenir au chantage. Ignorant les réelles preuves de ses alégations, le sorcier ne pouvait que les imaginer et tâcher d'être prudent en continuant la "négociation". Qui sait, peut-être accepterait-il de parler de White ? Sur le coup, le sujet lui paraissait beaucoup moins sensible. Une chance d'un côté, car là non plus le brun n'avait pas l'habitude d'être loquace, songeant que trop d'informations circulant aidaient les fugitifs.

Consentant toutefois à un léger retour en arrière, histoire de donner de quoi boire à la journaliste assoiffée, le Survivant fini par capituler, en partie tout du moins.

-Pour mon divorce ? Je me sens comme n'importe quelle personne dans cette situation je suppose ? Coupable, probablement. Envers Ginny et mes enfants. Heureux d'avoir une bonne relation avec elle, oui. En fait, il n'y a pas grand chose à dire.


Sur le coup, Harry se trouva légèrement embarrassé... Il n'avait pas grand chose à dire de plus, prenant conscience qu'en réalité, il n'avait jamais vraiment démêlé ses sentiments. Or ça ne suffirait certainement pas à la journaliste.  
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MessageSujet: Re: Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter   Lun 11 Jan - 21:30

Avilissant.
Ce n'était pas la première fois qu'elle entendait ce mots à propos de son travail et ça ne l’atteignait pas outre mesure.  Elle ne pensait pas que son métier soit plus avilissant qu'un autre. C'était même souvent varié et même si ça ne convenait pas au vénérable monsieur Potter, eh bien ça avait son lot d'avantage. Elle écrivait, recherchait, elle ne travaillait pas à la chaîne derrière un bureau, n'étais pas abrutie par des kilomètres de paperasserie et elle n'avait pas plus à ramper que certains employés du ministère qui cherchaient désespérément pouvoir ou augmentation. C'était un travail qui était tout aussi respectable que les autres et ce n'était pas tant les journalistes de scandale qu'il fallait blâmer que ceux qui s'arrachaient ces articles et qui en avaient fait un business. Et puis sans doutes aussi toutes les célébrités qui vivaient grâce à cela. Car elles étaient nombreuses les starlettes qui vivaient des scandales qui n'avaient que cela pour vivre ou même les entreprise qui surfaient sur cette vague de papier pour faire monter le prix de leurs actions.  Qu'il le veuille ou non , c'était devenu un véritable métier et il était une personnalité publique.Autant d'argent dans la machine. Maura-Jean n'était pas méchante, mais elle avait aussi une grande conscience de la façon dont le monde fonctionnait et le sien propre à fortiori.

« – Oh épargnez moi ce couplet, j'ai jamais vraiment versé dans le pathos !  'J'ai hérité de ce sujet, c'est malheureux, mais je m'y astreint ! Par ailleurs eh bien, il n'y à pas de sous métier après tout et ce n'est pas parce que le mien vous déplaît que cela m'importe. Vous pouvez être aussi franc que vous le voulez, ça ne m'empêchera pas de dormir cette nuit . »

Quitte à être honnête.
Non, elle n'aurait pas plus de problème à dormir qu'elle n'en avait déjà, et ça ne l'empêcherai pas non plus de se regarder dans une glace. Elle était désolée qu'il le vive aussi mal et qu'il se soit décidé à faire des médias ses ennemis alors qu'ils auraient pu être ses alliés les plus féroces, mais ça ce n'était pas sa faute à elle. Elle n'allait quand même pas payer sa rancune envers la Gazette pour des choses qui étaient arrivées alors qu'il n'était même pas née, Si ? Non. Elle ne l'accepterai jamais.   Dans ce milieux il ne fallait jamais entièrement baisser la tête face aux célébrités, ne jamais devenir dépendant d'aucun en particulier et surtout s'imposer sur un pied d'égalité. Oui, elle était journaliste, oui elle avait donné sa plume à la presse People et non elle ne le regrettait pas. Ça ne faisait pas d'elle un sous-genre d'humain qui était moins digne d'être respecté. Elle ne savait pas trop si elle s'y prenait correctement , mais elle se tenait là, droite dans sa chaise et elle le dévisageait avec une totale absence de pudeur et elle exigeait son respect.  

Maura-Jean avait été élevée comme une princesse et elle avait été gâtée , couvée tant par ses parents que ses frères et lus tard, par sa propre petite sœur. Elle n'avait pas l'habitude d'être regardée de haut. Pas à ce point et elle n'avait pas l'habitude d'avoir à demander le respect. Elle ne plierait pas devant cet homme sous prétexte qu'il était socialement plus haut placé qu'elle ne le serai jamais. ( c'était pas comme si elle prévoyait de sauver le monde une petite dizaine de fois au cours de la prochaine décennie, après tout.) Mais Harry ne comptait pas s'arrêter là. Parlant à propos de monter un journal indépendant. Elle ricana légèrement en l'écoutant, à moitié choquée qu'il puisse réellement le penser et presque outrée qu'il ne comprenne pas les raisons et tous les avantage qu'elle avait a travailler pour l'un des plus grands quotidien de Grande-Bretagne.

« – Je ne sais pas dans quel monde vous vivez Monsieur Potter, mais je puis vous assurer que ce n'est pas le même que le commun des mortels. Vous savez combien de personnes sont nécessaires à la création d'un journal ? l'argent qu'il faut pour se lancer, être visible ? Et de quoi je vivrais en attendant qu'il se vende ? Vous savez combien coûte une presse ? Le papier ? Ou le temps que cela prend d'écrire un article, d'enquêter, sans parler de prendre des photos de mettre en page ? Et je ne parle même pas d'obtenir les autorisation du Ministère.  Le monde entier , cher monsieur , ne naît pas fortuné comme vous l'êtes et le monde entier ne peux pas jouir de votre notoriété.  »

Elle avait claqué, acerbe et froide avant de s'arracher à son regard. Elle n'avait pas honte de ses parents , de sa famille moins encore et elle n'avait pas de raison de se sentir honteuse d'ailleurs.  Mais ne pas être née dans la classe supérieure avait été le grand drame de la vie de la jeune femme. L'argent lui aurait ouvert tellement plus de portes et il pouvait délier les langues, il pouvait lui permettre de vivre de manière plus indépendante et même d'accepter moins d'articles, moins de filatures et moins d'aller-retour à sainte-mangouste. Elle savait qu'il ne pouvait pas le comprendre, ce n'était pas sa faute non plus s'il avait hérité d''autant d'argent, mais elle ne supportait pas d'être renvoyée à ce statut qui était si différent du sien.  Elle avait soufflé pour se détendre et ne pas tenter de fumer encore.

« – Sans vous , offenser : vous n'avez pas le sens des réalités. Je ne vous apprend pas votre métier alors, n'essayez pas de m'apprendre le mien, s'il vous plaît. »

Elle avait conclut finalement  en espérant parler d'autre chose. Alors Maura-Jean l'avait aiguillé sur ce qu'elle savait les recherches qu'elle avait mené sur lui et la manière dont elle avait du faire des pieds des mains pour accéder à ses information.  Il s'était emporté. C'était sans doutes légitime en fait, mais elle n'avait guère le temps de compatir avec lui. Elle le respectait c'était un fait mais elle n'avait clairement pas les moyens de se payer le luxe de prendre tous ses sujets en pitié et elle ne commencerai pas aujourd'hui avec lui.   Lui , il parlait à propos de ses suspition stupides et tirées par les cheveux et c'était vrai que ça semblait l'être encore plus quand il mettait en parallèles sa propre relation avec les hommes de son entourage.  C'était vrai, mais si elle avait été aussi proche de ses amies qu'il l'avait été (d'après la rumeur) de Garett alors sans doutes que la question se serai posée.  Elle ne s'était pas démontée, le calme très doux qui la caractérisait d'ordinaire avait refait surface.

« – Et ce que c'est le cas ? est-ce que c'était a sens unique ? A propos de Weasley  je veux dire, Quand à Garett, mieux à faire, mieux à faire, c'est un grand mot. vous êtes toujours en contact ? »

Elle avait insisté puisqu'on n’obtiens jamais rien sans rien. Elle n'était pas prête à lâcher prise mais le plus dangereux c'était encore que Harry Potter non-plus ne voulait pas en démordre et quand il menaça de la traduire en justice elle se raidit et calqua son petit sourire narquois de Serpentarde aux crocs venimeux.

« – Le vautour, comme vous le dites si bien, ne s'attaque qu'aux cadavres et c'est ce que vous deviendrez familialement Monsieur Potter si vous m'attaquez en justice. Parce que ça ne fera que prouver publiquement que j'avais raison. Pas que j'ai besoin d'autres preuve que vos éclats de colère.  »


Pas méchante, certes. Mais il ne fallait pas non plus croire qu'elle était une donzelle sans défenses, parce que ça n'étais pas le cas. Elle avait ses armes et elle savait comment en jouer.  Elle savait trouver les mots mieux que personne et elle savait parfaitement comment ruiner une carrière, une réputation, une vie avec quelques lignes. Oh, elle ne pourrait jamais entacher éternellement l'image de Harry Potter ( et elle ne le souhait même pas, il était un héro même pour elle après tout)mais elle pouvait le salir assez pour qu'il passe prochainement les pires semaines, ou les pires mois de son existence.

Les tensions s'étaient apaisées rapidement cependant. Bien que latente il avait consenti à se dévoiler un peu sur son divorce et sur la façon dont il se sentait. Ce n'était pas grand chose mais elle s'en satisfaisait relativement bien. Elle n'avait besoin de beaucoup plus pour tenir en haleine ses lecteurs . Alors elle était revenue sur sa question précédente. Ça pouvait faire un tout aussi bon article pour la Gazette que le sujet de Danny White et Charles Moon. C'était surtout important pour elle sur le plan personnel, bien qu'elle fut incapable de se douter d'à quel point ce sujet lui deviendrait intime.

« – J'ai ...Je les ai rencontrés, en mai à Azkaban, je les ai interrogés eux et d'autres détenus et puis je suis la journaliste qui à couvert leur évasion à l'époque je suis arrivée sur les lieux avec la brigade mais depuis ...enfin, il y à des pistes à leur sujet ? Danny White à dit ...il à dit que son procès avait été bâclé et que ses droits n'avaient pas été respectés, qu'il avait été enfermé sur votre bonne parole. Est-ce que c'est vrai? »

Elle commença à se ronger l'ongle du pouce, nerveusement.

« – Cet homme vous déteste tellement et il y à tant de violence dans son regard, pourtant vous savez Lui et ses camarades de Geôle, ils ont quelque chose de touchant, de perturbant en fait parce qu'on sait que ça ne devrait pas être, mais je suis assez inquiète maintenant.  Sur quelles preuves l'avez-vous arrêté à l'époque? »

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MessageSujet: Re: Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter   Lun 11 Jan - 22:53

Gamine

Capricieuse, bornée, douée. Agaçante. Elle n'était peut-être pas fortunée question argent, mais probablement plus que lui dans sa vie. Cette vérité là, Harry ne prendrait pas beaucoup de risques à lui la faire exploser à la figure, car il était effectivement assez difficile d'avoir une histoire plus compliquée que la sienne. Pour autant, le brun ne dit rien, se contentant de la fixer d'un regard absolument glacial. Le Survivant ne tenait pas à tomber dans une surenchère de larmes. Au jeu de "qui a accumulé le plus", il n'était pas forcément bon, ayant tendance à relativiser énormément son propre vécu pour éprouver une empathie exagérée envers celui des autres. Il détestait se plaindre, mais aussi se justifier. Ce qu'il était présentement en train de faire face à une gamine. Une petite princesse qui se vautrait avec un certain talent dans les miettes de rumeurs. Le pire, c'est qu'elle avait raison, Harry ne connaissait rien au monde extérieur, le vrai, le quotidien, celui qui n'était pas fait de sang sinon de sueur. Lui était un guerrier, un combattant vivant dans sa bulle où les histoires d'Amour des célébrités n'existaient même pas tant c'était insignifiant, ni l'argent que cela générait, et encore moins les business qui drainaient ce dernier.

-Ce n'était qu'une suggestion rapide, les bases

Ajouta le sorcier, exaspéré en levant les yeux au ciel. Désolé d'être ainsi prit au pied de la lettre. Il ne connaissait peut-être rien au métier de journaliste mais n'était pas assez sot pour imaginer Maura-Jean ou qui que ce soit se lancer du jour au lendemain. En revanche, fouiner de son côté pour trouver un vrai article qui la lancerait serait déjà plus convenable que d'accepter d'écrire ce torchon. Enfin, au final, il ne savait plus trop, confondu par le réalisme absolument abject que venait d'énoncer sa cadette.

Bien sûr, Harry savait que la majorité des gens avaient besoin de s'accrocher à un boulot pas toujours très reluisant pour survivre. Lui-même ne vivait pas tous les jours les mains baignées dans de l'or contrairement à ce qu'insinuait Maura-Jean. Il s'était traîné dans la boue, avait connu la faim en suivant suspect particulièrement dangereux, ou encore en septième année lors de sa cavale. Harry savait que les journalistes étaient nécessaires, s'étant basés sur eux pour suivre l'actualité lors de cette fameuse année de déroute et de préparation. Néanmoins il trouvait triste que la jeune femme rejette entièrement son idée. Elle était douée, un vrai coup d'éclat saurait la propulser bien mieux que ces petits pas souillés par la suie où elle avait traîné pour espionner.

-Et vous, dans quel monde vivez-vous pour croire que tout est aussi simple ? Rassurez-vous Miss Clarkson, j'ai connu autre chose que la richesse... Si c'est ce que vous craignez, j'ai vécu dans votre "monde" et plus bas encore.

Il n'était pas habitué à faire référence, même de loin à son enfance poursuivie par la famine, la détresse psychologique et parfois la douleur physique, le Survivant n'avait pu s'empêcher de dévoiler qu'il n'avait pas toujours connu cette aisance financière, dont il n'abusait d'ailleurs pas vraiment. Un fait connu de tous et évident quand on voyait sa tenue de maintenant, simple quoique correcte ou son appartement, confortable mais petit. Sans compter qu'il continuait de travailler. Mais Maura-Jean était peut-être une excellente journaliste pour sa capacité à faire révéler par morceaux des secrets dont elle n'avait même pas le soupçon auparavant. Elle procédait sans que le brun ne s'en rende compte, et c'était assez rare pour le souligner. Encore une fois, il venait de dévoiler qu'il y avait strangulot sous roche, même si le faire parler ne serait pas une mince affaire.

Malheureusement encore une fois, Maura-Jean avait également raison. Harry pouvait la faire plonger, mais ses proches se poseraient des questions, et il savait que Ginny devinerait la vérité. Qui mieux qu'elle pourrait faire le lien entre son manque réactions physiques face à elle ? Comment réagirait-elle ? Et les enfants. C'était impensable; il ne pouvait pas entièrement se mettre Maura-Jean à dos, car même s'il l'attaquait pour la suite pour viol de vie privée, c'était que le mal serait déjà fait, l'article probablement vengeur, posté.

-Voyez-vous ça. Une fouineuse de journaliste ayant le toupet de demander à quelqu'un de ne pas opiner sur son travail. Ça c'est plutôt ironique.

Ah oui, tous les mêmes. Ils pouvaient fouiller dans vos poubelles, mais vous ne vous avisez surtout pas de faire pareil chez eux.

-Et vous avez le sens des réalités, en choisissant précisément d'écrire ce type d'articles ?

Cette fois, ce n'était pas de Maura-Jean qu'il parlait, sinon du bureau en général. En effet, à ses yeux, la réalité était la course-poursuite des criminels comme Danny White, ou encore les véritables actualités, celles qui ouvraient les yeux sur le monde à défaut de pouvoir voyager. Chose que le brun n'avait jamais fait en fait, demeurant attaché à sa chère Angleterre qu'il avait défendu corps et âme.

-Pour la notoriété ? Facile, je vous apprends. Bougez-vous le derrière pour toute une population qui ensuite, vous le rendra en vous crachant dessus et des journalistes qui émettent des suppositions débiles sur vos préférences sexuelles. En Voulez-vous en voilà de la notoriété. Quand est-ce que vous vous y mettez ? Puisque j'ai tant de chance que ça, venez donc vivre dans mon "monde", je vous y invite.

Suggéra le quadragénaire, croisant le fer avec Miss Clarkson quoique de façon un peu moins agressive. Fatigué de se battre avec une "gamine", il s'apprêtait à lâcher le morceau puis partir en balançant quelques dollars -qu'il avait heureusement toujours sur lui pour les cas où prendre un café à la sortie du boulot comme aujourd'hui lui traversait l'esprit.- lorsque Maura-Jean lui coula une question d'un air aussi innocent que faux. Lui, Ron ? Elle blaguait là ? Dites-lui qu'elle avait bien comprit l'ironie. Encore abasourdi et assailli par son imagination, le sorcier eut un rictus de dégoût absolument sincère.

-Vous coucheriez avec votre frère vous ?

Désarmé sous le coup d'un revirement d'une telle ampleur, le brun dû secouer la tête-ce qui rappelait comiquement un chien l'espace d'une seconde.- pour retrouver un poil de son agressivité, en réalité, plus défensive qu'autre chose.

-Quant à Garrett, je vous l'ai dit, laissez-le là où il est.

Fit Harry un peu nerveux. Il savait ce que son ex-compagnon (si on pouvait l'appeler ainsi) avait enduré parce que lui ne voulait pas assumer leur relation. Le faire souffrir avec ces questions serait aussi inutiles que cruel. Le brun se sentant coupable n'avait pas envie que Maura-Jean et ses grands sabots débarquent dans le fin fond de l'Irland où il travaillait pour l'instant.

Harry le savait bien car les deux hommes avaient effectivement gardé contact, c'était assez épisodique, mais toujours affectueux bien que rempli d'un respect qui ne laissait pas vraiment deviner leurs relations. Peut-être, oui, étaient-ils pudiques et discrets mais Miss Clarkson finirait quand même par découvrir si elle fouinait vraiment, or cela lui permettrait également de trouver d'autres secrets. Sacrifier une petite vérité pour en occulter d'autres était sans doute la bonne carte à jouer. Il mit donc sa fierté et son côté têtu-sacrément développé lui aussi- sous somnifère pour lâcher une affirmation mesurée.

-Après tout, si cette information peut faire votre bonheur. Oui, comme deux amis demeurent en contact. Satisfaite ? C'est la stricte vérité et vous m'avez promis de ne pas aller au-delà de mes mots dans votre gazette.

Rappela le sorcier, avec une inquiétude peut-être suspecte. Néanmoins, le fait est que lui et Garrett avaient beau partager un passé... Très proche dirons-nous, leurs lettres restaient affables et correctes. Aucune allusion à la véritable nature de leur sympathie n'y était glissée. Pour quoi faire ? Tous deux savaient parfaitement ce qui s'était produit, ce qui avait été ressenti. L'Amour, puis le dégoût et la crainte, la séparation. Ils n'avaient été amants que dans leur mémoire, demeurant des amis sur le papier. Probablement plus par gêne que prudence, car aucun ne savait comment s'exprimer.

S'adoucissant étrangement lorsque la jeune femme parla de Danny, le sorcier eu même un léger sourire. Il n'aimait pas les vautours qui rôdaient autour des Aurors à la recherche d'un scoop, prêts à faire rater une capture en son nom. Néanmoins, la façon de procéder de Maura-Jean était présentement différente. Elle s'intéressait à sa psychologie, pas aux cancans ni au voyeurisme. De plus, le brun était surpris de découvrir qu'ils partageaient le même point de vue. C'était un changement radical qui le fit même aborder une moue nostalgique. Il pensait notamment à Queuedver et Voldemort en personne.

-Vous voyez Miss Clarkson, vous pouvez faire du vrai journalisme quand ça vous chante.

Sur le coup, le sorcier était tellement emballé qu'il eut envie de lui donner l'exclusivité, enfin.. S'il en avait une. Peu habitué à mettre des mots sur ses sentiments, le Survivant était surpris de constater que Maura-Jean l'aidait à démêler ses pensées. Oui, quelque chose au fond de leurs yeux. Harry avait éprouvé de la pitié pour Tom Jedusor et Queuedver.

-Je comprends ce que vous voulez dire. Même Voldemort avait quelque chose d'humain, au fond, tout au fond de lui. Sa peur de mourir... J'ai essayé de le convaincre vous savez, mais le monstre a gagné et décidé d'emporter Tom Jedusor dans la tombe. La majorité de ces personnes ont eu une vie compliquée, et beaucoup sont surdoués, incompris, tout part de l'ennui... Aussi incroyable cela soit-il. Ils s'engagent dans les voies obscures par l'ennui qui les mènent à de grandes dérives, couplés à une nature déjà sadique de base qui ne fait que se réveiller. C'est ce que j'ai apprit à l'école en tout cas, et j'y crois. Tous ceux qui ont une vie affreuse, j'entends par là, guerre, perte d'une famille dans une catastrophe naturelle, abus en tout genre ne deviennent pas des monstres. Eux le sont car ils y étaient destinés. Même s'il existe des exceptions juste mal nés, ou tombant sur les mauvaises personnes qui choisissent la rédemption.

C'était déjà arrivé à Azkbazan, un des seuls prisonniers à ne pas haïr le Survivant était désormais un papy à la barbe toute grise qui ne manquait pas de le remercier. Parfois le brun qui l'avait arrêté allait le voir dans sa cellule et ils discutaient. Oui, ils discutaient, de tout et de rien... Harry Potter le rancunier de service et Gill Karlson, le traître. peut-être que le fait qu'il ait juste été un vendeur d'informations et un trafiquant avait aidé aussi. Harry ne pardonnait plus aux criminels, il en avait pitié mais n'offrait sa main qu'avec la condition qu'ils purgent leur peine, par pure charité, souvent forcée, pour ne pas être comme eux.

-Ce n'est ni le premier, ni le dernier. Encore un avantage de la notoriété Miss Clarkson. Notre cher White et son ami Moon ne doivent pas leur arrestation qu'à mes talents. Je serais arrogant de le prétendre, mais c'est mon visage qu'ils retiennent. Je préfère ça vous me direz, si ça peut protéger mes collègues... A vrai dire, nous l'avons arrêté sur de solides accusations, car nous ne voulions par risquer le phénomène inverse du racisme anti-moldu c'est à dire, une vengeance en bonne et dûe forme contre tous les sangs-purs ou sang-mêlés suspects. Ce qui a tout déclenché après de nombreuses suspicions sans aucun moyen d'être sûr, c'était les Peronova. Il a assassiné toute la famille sauf la petite fille qui dit avoir été épargné. Elle a témoigné contre lui. Allez savoir pourquoi il a fait cette erreur de débutant. Peut-être ce petit quelque chose dont vous parlez. Nous l'avons arrêté le jour de la Saint Valentin dans un restaurant. Je regrette qu'il n'ait pu se défendre car il n'avait pas sa baguette et cela s'est fait dans un lieu public. Cependant, on ne peut se permettre de lancer un duel loyal à un criminel de cette envergure, qui lui, a tout de déloyal. Vous comprenez ?

Avait-il vraiment déballé tout ça à une journaliste ? Oui... Sans doute pour l'encourager à continuer dans cette voie de la véritable information, l'aider à avoir une promotion. Elle serait beaucoup moins dangereuse à ses yeux que dans la rubrique "côté coeur". Et puis le brun ne la détestait pas vraiment, il n'était rancunier que lorsqu'on dépassait une certaine limite.

White et Moon (dont les noms de famille se mariaient étrangement bien ensemble) avaient été trop loin pour qu'Harry éprouve une vraie empathie pour lui. Voldemort était certainement encore pire, mais c'était son Némésis, c'était différent. Aux yeux de Potter, à chaque fois moins tolérant, toujours plus fatigué par les horreurs qu'il voyait, cet homme était un vulgaire criminel ayant fait preuve d'une faiblesse dont il avait su profiter. Cette gamine était peut-être en vie, mais elle était seule, sans parents, comme lui. Heureusement elle avait été replacée dans un couple apparenté à ses défunts géniteurs. Harry s'était ensuite personnellement, à plusieurs reprises et le plus discrètement du monde assuré qu'elle était bien traitée. Seulement ça il ne le contait à personne. Il faudrait expliquer les Dursley, encore un chapitre misérable de sa vie que bien peu connaissaient. Harry l'enfant soldat suffisait, il ne voulait pas être le martyr. Que les gens croient qu'ils aient été choyé, qu'il ait vécu comme un roi dans son enfance, ça l'arrangeait. Les trop belles histoires intéressaient moins que celles qui faisaient pleurer dans les chaumières. Même si sur le coup, le brun n'avait s'empêcher d'adresser quelques mots mystérieux à son interlocutrice à propos de ses affirmations sur sa "richesse déjà acquise".

-Mais si vous voulez mon avis, je n'étais pas d'accord avec la sentence. Le Baiser du Détraqueur ne devrait être administré à personne. C'est trop cruel... Et en même temps trop facile, je préfère que les criminels portent leur conscience à bout de bras durant le restant de leurs jours au lieu de la perdre. Ils devraient être bien traités, mais sentir le poids de leurs fautes et devraient se rendre utiles, en faisant travaillant pour des oeuvres bénéfiques par exemple depuis leur cellule. Attention, je ne parle pas d'esclavage, et nous sommes d'accords que leurs droits devraient être respectés, mais 20 h par semaine, ça ne leur ferait pas de mal à ces voyous qui tournent en rond dans leur cage.

Acheva Harry sans hésitation cette fois. Il avait ses convictions et en portait l'étendard sans honte.
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MessageSujet: Re: Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter   Mar 12 Jan - 22:18

« – Je pense que le monde que vous avez connu à disparu aujourd'hui. Je crois que vous êtes assez bien placé pour le savoir, mais c'est ce qu'il se passe en général quand une société s'effondre. Mais vous avez raison, j'ai été offensante et c'était pas mon but, alors je m'excuse. »

C'était plus dans la forme que dans la sincérité, Maura-Jean était d'une rare mauvaise foi et actuellement le Sauveur ressemblait un peu à son propre père quand il refusait de passer l'un de ses caprices. Sauf que cette fois elle ne pouvais pas aller se réfugier dans les jupes de sa mère. Elle balaya le sujet d'un revers dédaigneux de la main. Elle n'avait pas non plus l'intention de se le mettre entièrement à dos, cependant son cerveau stockait précieusement la moindre informations qu'il laissait filtrer. Mais elle était encore toute bougonne sous son masque professionnel, elle n'aimait pas être ramenée de cette manière à sa nature profonde. Elle n'aimait pas constater à quel point elle était encore une enfant qui manquait cruellement de sagesse. Son corps était encore tout plein des marques de cette naïveté impulsive, de son irréflexion chronique et presque pathologique.

Mais Potter avait pris du poil de la bête et il ne se cachait plus pour attaquer, piquant encore et encore dans l’exercice de sont travail ou dans sa vision de la déontologie , elle carrait la mâchoire, mais en même temps elle ne pouvait pas objectivement le lui reprocher, elle avait été totalement odieuse avec lui depuis le début de cette rencontre, et si elle ne l'aurait jamais avoué à voix haute, elle s'en inquiétait réellement dans son âme et conscience.  Bon sang elle l'avait menacé plus de fois qu'elle ne voulait s'en souvenir et avait parfois pris le goût de le regarder de haut, craché son mécontentement et défendu sauvagement ses position sans vouloir entendre les siennes. C'était son travail, certes, mais elle avait toujours pu se targuer de rester une personne humaine et intègre dans sa façon de pratiquer son activité. Elle n'était pas certaine de pouvoir s'en vanter ce jour là. Quelque part elle était morte de honte , en fait. Mais elle s'interdisait d'y penser.

« – Le sens des réalités ? Plutôt que je l'ai ! C'est plus vendeur et c'est un marché en expansion, que ce genre de papier. Même si je ne lirais probablement jamais mes propres articles je dois l'avouer.  »

Et c'était la vérité.
Ce n'était pas quelque chose qui l'intéressait de façon personnelle, mais elle aimait devoir fouiller dans les vie et les placard des autres, ça lui évitait d'avoir à regarder chez elle. Il y avait sans doutes à dire pourtant, sur Eugène et ses interaction avec les hautes sphères de la politique sorcière à travers le monde, ses liens serrés avec les Lobbyistes, Sur sa mère et la corruption au Magenmagot, sur la façon dont elle détournait les yeux pour conserver son poste.  Il y avait sans doutes tellement de sujets sur lesquels elle aurait du se pencher en toute honnêteté mais elle préférait rester ignorantes à leur sujet. Il s'emportait encore à propos de l'ingratitude chronique des gens et de la façon dont les médiats se plaisaient à le maltraiter, et elle pouvait comprendre ce qu'il voulait dire, comme elle pouvait comprendre la peur qui grandissait dans le ventre des gens du communs. La guerre finalement n'avait rien changé à la société et elle était toujours aussi raciste, aussi violente et il y avait les mêmes problèmes de subsitance. Les gens avaient besoin d'un coupable, il les avait sauvé de la dictature, peut-être, mais il n'avait pas épargné les gens des problèmes et des démons du quotidien. Alors ils mordaient sa main à lui. Parce qu'elle était trop souvent tendue.

« – Ne vous en prenez pas à moi, je suis un humble serviteur de la population et je n'ai, à titre personnel, cure de ce que vous faites de votre vie. Mais journalistiquement parlant vous êtes une mine d'or inépuisable. même à titre posthume je suis sure. »

C'était une gentille boutade mais elle n'était pas certaine que ça le dériderai ; vraiment elle avait dépassé les limites peut-être encore plus quand elle avait abordé le sujet (pour rire) de sa relation à sens unique avec Ronald Weasley. Il avait été abasourdi en fait avant de lui demandé si elle aurait eu des rapport sexuel avec son frère.

« – Eh bien, ça dépend lequel, je suppose. »

Qu'elle avait dit du tac-au-tac, sans trop y penser.
C'était stupide mais sans importance parce qu'il insistait à nouveau sur la promesse qu'elle lui avait faite de rester fidèle à ses propos et de ne pas en dire plus qu'il ne l'autorisait et elle jura presque sur sa propension à faire ce genre promesses sans penser à ce qu'elle allait faire après mais elle avait opiné du chef.

« – Je pense que vous pouvez avoir une confiance relative en moi, je suis douée pour bluffer, mais je ne suis pas une menteuse. Vous ne savez pas ? On m'appelle "Capital confiance" à La Gazette, parce que j'écris seulement la vérité, et que c'est ça qui fait remonter la popularité du journal. Faut dire  ça manquait un peu à notre rubrique ces dernières années. »

Elle garda un rire dans sa gorge mais ses yeux clairs s'allumèrent vivement. La mauvaise réputation de Rita Skeeter avait été difficile à laver alors quand elle s'était présentée avec son joli minois, les rédacteurs avaient sautés sur l'occasion de proposer un nouveau visage aux informations de la Gazette. Une personne jeune et motivée dont tous les articles avaient été criants de vérité. Naturellement, ils en parlaient, faisaient en sorte que cela se fasse en tous cas.  

Alors elle avait parlé de l'évasion. Le véritable sujet qui l'intéressait, qui l'intriguait au delà même de l'attrait journalistique. Au delà de tout le reste et de son propre bien être quand elle voyait le nombre d'heures de repos et de repas sur lesquels elle faisait l'impasse dans le seul but de rassembler les pièce de ce puzzle géant, le plus prenant et le plus dangereux qu'elle n'avait jamais cherché à reconstituer.

« – C'est pour moi-même, ce genre d'article en Free-lance , c'est assez rare que ce soit publié. La dernière fois pour l'évasion j'étais seulement pile au bon moment au bon endroit... »

Elle avait les bons contact aussi, normalement aucun journaliste n'aurait pu être présent sur les lieux de la fuite si ce n'avait pas été pour le chef du bureau des aurors ou la bonté de Peter. Elle était chanceuse que personne d'autres dans les alentours direct de l'affaire n'ai également eût ce genre d’opportunité.

Et c'était brutal de se rendre compte combien leurs avis se faisaient écho.   Elle ne savait pas comment elle en était arrivé elle même à ce genre de conclusion parce que ce n'était pas un phénomène de société. Elle était d'une génération qui voulait rattrapé le temps, oublier les malheurs et décrocher la lune. Une génération des excès et du déni, une qui voulait effacer ce temps honteux et ces racines inavouables.  Pourtant Maura-Jean s'était toujours intéressée au passé, à ses répercussion et elle s'était toujours souciée de ceux dont on entendait pas la voix. Peut-être parce qu'elle avait du vivre à serpentard le regard parfois difficiles de certains camarades qui portait pour eux la rancune de leurs parents.

« – Pourtant, c'était un grand sorcier, Vous-savez-qui. Je sais que dire qu'il n'a pas eu de chance ne peux pas effacer ce qu'il à fait , ces actes..ces choses mais je crois que pour lui, les monstres : c'était les autres. C'est peut-être étrange, tordu mais je pense que j'aurais aimé le connaître. Comprendre. Voir cette peur que vous décrivez le ronger jusqu'à la folie et je ne sais pas, il à été sans doutes écouté trop tard quand le mal avait déjà été fait alors ...Mais j'aurais aimé, vraiment , profondément regarder ses yeux entendre ses mots entendre sa façon de penser et la façon dont il s'est vautré dans cette violence rassurante.  Mais est-ce qu'il avait connu autre chose ? Combien est-ce qu'on dois se sentir seul quand on à fait du monde entier son adversaire ? Quand on lutte contre sois-même.  Je crois que j'aurais été foncièrement incapable de haïr un homme pareil.  Ce que je raconte est stupide, n'est-ce pas ? vous devez croire que je suis folle. »

Elle avait éclaté d'un rire nerveux en se relevant de son siège pour attraper son manteau. L'invitant silencieusement à continuer la conversation en parlant. Ça n'avait plus grand chose d'intime , il y avait un parc non loin de là, peut-être marcheraient-ils jusque là ?

« – White à une fille, je ne sais pas qu'elle âge avait la petite Péronova mais même s'il est un tueur de sang froid , est-ce qu'il ne reste pas un père ? C'est un homme après tout, il à des faiblesses instinctives. »

La jeune femme se souvenait encore de manière (trop) poignante de son entrevue avec le criminel et les mots parfois, dur parfois doucereux qu'il avait eût mais surtout de la tendresse si profondément humaine qu'il avait eût en parlant de son enfant. C'était sans doutes un bon père.  Elle le croyais intimement en tous cas.

« – Je pense qu'une société qui condamne à la mort ses prisonniers et une société bancale qui est foncièrement incapable d'assumer les monstres qu'elle à engendré. C'est une société qui veux se voiler la face sur ce qu'elle enfante et c'est une société hypocrite, ces gens sont condamné pour meurtre en quoi leur meurtre à eux serai moins barbare ? »

Elle s'était emportée en réponse à son avis sur le sujet du baiser du détraqueur ; Elle était outrée, choquée et presque intimement effondrée de savoir que ce genre de pratique était encore dans les mœurs à leur époque. Comment pouvait-on désirer infliger cela à un être vivant ? Elle se rongea compulsivement l'ongle du pouce.

« – J'ai fais un reportage sur les condition de vie en milieux carcéral et c'était dans ce cadre là que j'ai rencontré les fugitifs... Ce qu'on leur fait là-bas, c'est pire que tout. Ce n'est pas étonnant qu'il y ai des récidives quand on s'échine à les rendre asociaux et à les traiter comme des animaux. Ils sortent de là stigmatisé, et inutile dans une société qui ne veux pas leur offrir une seconde chance et comment pourraient-ils en profiter quand on les à humiliés comme on les humilie ?  »

Elle avaité té profondément blessée de ce qu'elle avait vu entre ces murs, marquée à vie des images et des parfums fétides qui emplissaient la bâtisse. Elle en avait rêvé, elle avait désiré retourné là-bas, montrer , manifester en leur faveur, mais on ne l'y avait pas autorisée. La colère , encore avait inondé son visage et sa voix s'était un peu éraillée.

« – J'ai déjà déposé deux recours au Magenmagot pour traiter d'une révision du système carcéral , mais vous savez quoi ? ces véracrasse ont voté une motion de censure pour le reportage et il n'a pas pu être publié. Liberté de Presse, mon œil. »

Elle avait pesté , se mordant violemment la lèvre inférieure comme pour se punir pour cette incompétence.

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MessageSujet: Re: Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter   Lun 18 Jan - 0:56

[HJ: Désolée, c'est court et pourri : (]

-Ah si ça dépend duquel, ça va. Vous êtes sélective.

Reprit Harry, légèrement plus détendu. Il faut dire que la situation était tellement ridicule qu'elle prêtait à l'amusement malgré tout. La conversation en double sur les criminels, moins en revanche. Le sorcier écouta presque avec douleur les explications d'une Maura-Jean frustrée par la censure. Lui aussi connaissait ce phénomène, depuis qu'il avait par exemple, étant plus jeune, révélé la vérité à la Gazette sur le retour de Voldemort sans qu'on ne lui prête aucun crédit. Pire encore, lorsque le Gouverment avait su ce qui se produisait, il avait tâché d'étouffer l'histoire, ne faisant qu'empirer la "haine" de Harry contre les journalistes. Pour autant, il n'avait jamais connu encore une personne de leur "camps" qui se battait réellement pour la vérité, et il n'aurait pas pensé que ce soit Miss Clarkson, la préposée à la rubrique du coeur.

-Je suis aussi contre la peine de mort. Cela fait redondance avec le crime commis par cette personne. Mais je reste persuadé que certains sont inaptes à sortir, et suis donc pour la prison à vie, mais dans des conditions correctes. Non seulement ce serait plus humain, mais cela permettrait aussi de calmer les esprits. Comprenez, un prisonnier maltraité n'a plus rien à perdre, pas même sa vie qui ne vaut plus rien. Du coup, il est prêt à toutes les folies pour sortir, sans parler de la délinquance qui y règne. Certains voleurs de pommes ressortent assassins de cette tourbière, mais que voulez-vous... Le gouvernement et ses oeillères. Et je ne vous parle pas des exagérations d'autres états, où les prisonniers au contraire sont chouchoutés. Cellules de luxe, accès à des massages et autres activités, études payées. Il y a un juste milieu. Ces personnes sont quand même là pour accomplir une peine.

Ceci dit, le sorcier avait une petite idée qui lui trottait derrière la tête, bien que l'envie ne soit pas spécialement là, il pouvait peut-être faire un petit quelque chose, à condition de se mouiller. Ce qui, vu son état de fatigue générale en ce moment ne lui convenait guère, mais bon, soyons fous se disait-il et autant que cela serve une cause méritante, à travers une plume qui, elle aussi, essayait de s'en sortir. Après un bon article du genre, sans compter que Maura-Jean serait sans doute promue et le laisserait en paix avec ses histoires de coeur. Ce n'était qu'un détail insignifiant mais l'idée amusait le sorcier, lequel se laissa finalement guider par son esprit aventureux.

-Je suis peut-être encore hors de la réalité et dans ce cas, arrêtez-moi-rappela-t-il un brin moqueur, tant envers Miss Clarkson que lui-même- néanmoins, votre article pourrait-il voir le jour si c'est je témoigne ? Nous avons des pensées semblables concernant le milieu carcéral, et je suis bien placé pour savoir ce qui s'y passe et donc en parler. Mon nom pourrait avoir un certain impact, et vous offrir une protection qui permettrait à votre journal de le publier ? Je ne pense pas que le gouvernement s'amuser à censurer un tel article, sinon je verrais comment user de... Mon influence.

Fit le Survivant en souriant d'un air malicieux bien qu'il se soit très rarement, voir jamais servi de sa célébrité. Mais bon si c'était pour une bonne cause... Et puis il n'avait pas failli aller à Serpentard pour rien.
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MessageSujet: Re: Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter   Lun 18 Jan - 12:10

Maura-Jean ne se voyait pas non plus payer des impôts pour chouchouter des assassins et autre calamités, mais elle était pour la mise en place d’un système carcéral humain et constructif qui ouvrait des portes aux détenus. Certes, certain ne méritaient pas de sortir un jour mais elle était persuadée des biens faits  d’un système qui offrait une seconde chance aux plus méritant. Tout le monde faisait des erreurs et tout méritait qu’on lui offre le bénéfice du doute à propos de ses nouvelles intentions, tout le monde avait le droit de prouver qu’il avait changé. Encore fallait-il donner la chance à ses personnes de changer de manière positive, et non pas de les abrutir dans un endroit ou leur faisait entendre que leur vies n’avaient plus ni sens ni valeur, servant uniquement de repas à des créatures dont les pouvoir et l’allégeance allaient bien au-delà de ce que le gouvernement pouvait diriger. Les détraqueurs avaient prouvé plusieurs fois dans le passé qu’ils étaient indignes de confiance.

Elle avait du mal à admettre que les gens qui prenaient des décisions comme celle de mettre en fonction des détraqueurs dans une prison étaient ceux qui en réalité dans leur vie n’avait jamais été confronté à ces créature, les bureaucrates en cape de velours se cachaient dans leurs tours ministérielles cependant que les gens de l’extérieurs subissaient inlassablement le poids de leurs décisions. Elle ne souhaitait à personne de se retrouver à Azkaban. Sans doutes aussi parce qu’elle ne détestait personne au point de vouloir réellement le faire souffrir, mais pour avoir visité les lieux pendant deux journées complète d’observation elle en était arrivée à la conclusion que la prison des sorcier était sur la liste des endroits qu’elle ne voulait plus jamais visité.

Au-dessus des urgences de l’hôpital moldu. Et elle gardait un très mauvais souvenir de son passage là-bas.

Harry était offusqué lui aussi, il disait. Et si elle était touchée de sa prise de position elle ne comprenait pas que ni lui ni l’un de ses amis ordre-de-merlin-première-classe n’ai fait quoique ce soit pour réformer le système. Ils avaient portés tellement d’espoir, elle ne comprenait pas qu’ils délaissent désormais cette influence, abandonnant les causes qui avaient besoin de leur implication.

« Noblesse oblige » disaient les français et elle aimait assez bien cette maxime. Elle impliquée que les puissant dans ce monde avait pour obligation d’aider les plus petit.
Elle respectait Harry et les autres héro de la grande guerre, mais elle méprisait le fait qu’ils n’aient pas porté la cause de libération des clivages jusqu’au bout.  Qu’il décide de faire d’elle le cheval de troie de cette nouvelle cause ne l’enchantais pas vraiment.

« - Honnêtement Monsieur Potter, le problème n’est pas la fiabilité car les sources sont sûres mais le fait que le gouvernement refuse toute mobilisation. Même si vous pouvez faire publier le reportage –chose dont je vous serai éternellement reconnaissante –vous ne pouvez pas obliger la haute cour du Magenmagot à se réformer, je me trompe ? Les gens aujourd’hui sont frileux peureux et même s’ils s’indignent j’ai peur que personne ne se mobilise réellement pour un forcing. »


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MessageSujet: Re: Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter   Mar 19 Jan - 16:39

-Et bien, si vous m'en seriez reconnaissante, nous ne perdons rien à essayer.

Suggéra Harry du tac au tac. Aujourd'hui motivé malgré une légère appréhension, le sorcier avait enfin trouvé l'occasion de mener ce combat. S'il ne l'avait pas fait avant, c'était une accumulation de faits, comme le manque de temps, de force ou simplement d'autres priorités. En effet, si le sort des prisonniers était inacceptable, celui des victimes l'était d'avantage, et il y avait tant à faire de ce côté, que le sorcier n'avait pas cherché à appuyer plus ses idées concernant l'état du milieu carcéral. Avant cela, il avait témoigné de vive voix au gouvernement le manque de soutien des victimes, la faute de psychologues adaptés et dénoncé les erreurs du programme de protection des témoins après que deux d'entre eux furent retrouvés assassinés. Aujourd'hui néanmoins, le brun avait l'impression d'avoir trouvé la bonne journaliste, sans compter un trou dans son emploi qui pouvait servir à ce désir latent à défaut de se reposer. Maintenant qu'ils en étaient rendus là ; que valaient une nuit deux heures de sieste ? Surtout que, ne travaillant pas ce soir, le brun pouvait se le permettre.

Et oui, il en était arrivé là, à calculer le temps de repos lui étant permis, non par fainéantise mais simplement pour éviter de tomber dans les pommes après s'être beaucoup trop donné. A croire que son adolescence guerrière pesait encore sur ses épaules. Il se sentait parfois terriblement vieux malgré son jeune âge, comme si chaque année de sa vie équivalait à deux de n'importe quel quidam. Pas en qualité, il ne se le serait pas permis, sinon en intensité. Ce qui faisait de lui un homme de 86 ans, ayant mille histoires à compter à ses petits-enfants, piochées dans un passif aussi lourd que riche.

-Nous laissons donc tomber la mine d'or à « potins » que je suis pour celle du témoignage ?

Demanda-t-il plein d'espoir, bien que le vent de panique se soit adoucit. Maura-Jean avait déjà prévue de se concentrer sur sa sensation de divorcé, pas sur ses spéculations on ne peut plus vraies. Quémandant un autre café, le Survivant s'apprêtait d'ailleurs courageusement à affronter plus longtemps que prévu la journaliste, visiblement sincère dans sa proposition de témoigner sur l'état des prisons. L'idée de laisser Miss Clarkson diriger les choses à travers des questions le stressaient et le rassuraient à la fois. En effet, bien qu'il n'aime pas être mené par le bout de la baguette, le sorcier n'avait pas une éloquence des plus fameuse. Qu'on l'aide à organiser ses propos ne pouvait qu'être bénéfique, mettant en valeur son intelligence parfois sous-estimée car assez brouillonne. Il faut dire que le brun s'était quasiment construit seul, éduqué comme un grand et possédait somme toute de nombreux vices concernant son boulot. Être autodidacte en tout l'avait fait plus débrouillard mais également bancal. Il manquait de repères pour quasiment tous les domaines, surtout celui de l'Amour, ou encore l'expression naturelle de sentiments. Sevré à la haine par ses tuteurs puis Voldemort, le sorcier n'avait de cesse de combattre depuis tout jeune, cette sensation qu'il connaissait bien trop, au contraire des autres.

Ginny avait vécu avec un « autiste », puis Garrett en avait fait les frais, non seulement parce que le brun n'assumait pas son homosexualité mais aussi car il ne savait pas comment on était en couple. Ces frôlements quotidiens inconscients, les regards doux, les petites intentions, tout ça lui échappait. Pour lui, aimer l'autre, c'était le protéger, parfois outre-mesure, le sauver, risquer sa propre vie pour lui. Le quotidien le mettait mal à l'aise, il n'avait pas l'impression de mériter les intentions quotidiennes, ne sachant d'ailleurs pas comment les rendre. Au moins, présentement, Miss Clarkson lui demandait une chose claire, précise et raccrochée à son boulot.

-Je suis prêt. Vous pouvez enregistrer si ça vous aide.

Proposa-t-il d'un ton énergique, tant pour motiver la jeune qui semblait faire marche arrière que pour s'encourager lui-même. En effet, le sorcier était peut-être un peu décalé mais pas fou, il savait qu'en parlant, il déclarait la guerre à sa tranquille et si chère discrétion n'apparaissant déjà que trop rarement entre deux nuages porteurs de pluie. Mais bon, c'était pour la bonne cause.

C'est alors que sans comprendre, croyant avoir achevé d'un bon pied le sujet précédent, le sorcier y planta une épine -dans le dit pied-, sa question lui échappant des lèvres comme si elle attendait déjà son heure depuis un moment.

-Au fait, vous avez quelqu'un vous ? Je veux dire, qui vous attend et râle contre vos absences, apparemment bien nombreuses vu votre goût pour les filatures.

Il avait piqué mais gentiment, presque complice, alors que tout son être refusait ce thème gênant. Pourtant, il avait envie de savoir qui était Maura-Jean et ce que c'était que d'être une personne « normale », n'ayant pas la mémoire encrassée de souvenirs de Voldemort et aussi inadapté que lui.
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MessageSujet: Re: Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter   Mar 26 Jan - 0:12

Elle avait rit quand il avait demandé si son statu de foire à potin était finalement mit de coté au profit de ce projet qui semblait lui tenir à cœur. Maura-Jean avait continué à s'avancer en direction du parc qui se trouvait non loin de la, les mains dans les poches de son manteau moldu.  Elle supposait que sa vie devait être harassante d'une certaine façon et même si elle avait peux de scrupules , Maura-Jean avait bien plus d'éthique que la plupart de ses collègues. Une qualité qu'elle défendait bec et ongles malgré son désir de changer d'air et son besoin de se trouver sur le devant de la scène, de prouver qu'elle avait elle aussi du talent. Pas seulement ses frères où sa sœur ; elle aussi. Elle avait doucement opiné du chef en tournant les yeux sur son locuteur.

« – Pour cette semaine en tout cas, je ne sais pas si vous aurez autant de chance avec ma collègue, elle revient mardi de son congé maladie. Riley Hudson est bien moins facile à amadouer que moi! »

En vérité la jeune journaliste était carrément soulagée que sa collègue reprenne ce genre d'article, elle ne se sentait pas à l'aise aux cotés d'un homme aussi célèbre et charismatique que Harry Potter. L'histoire qu'il transportait sur son visage et sur sa peau, jusque dans la lueur au fond de ses yeux, la rendait terriblement intimidée. D'une manière bien différente de ce qu'elle avait jamais pu expérimenter, elle se sentait comme une violeuse qu'elle entrait délibérément dans sa vie privée à lui. Certes elles se déculpabilisait en avançant le fait qu'il était un personnage public mais elle avait toujours ce goût amer dans le fond de la gorge quand elle le faisait. Vraiment elle était soulagée du retour de Riley. Elle ne s'entendait pas forcément avec cette dernière pourtant, sa présence était oppressante et elle avait ce petit sourire horriblement satisfait, cette manie de monter des histoires de toutes pièces qui rendait la plus jeune complètement furieuse, pourtant, personne ne pouvait enlever à la première son talent pour écrire et romancer des histoires qui faisaient pleurer dans les chaumières. C'était là le grand talent d'Hudson : elle était une auteur à la plume totalement bouleversante et parfois Maura-Jean se laissait elle même emporter dans ses tissus de mensonge si bien rodés, racontés.  Elle se sentait presque coupable finalement de condamner Potter à la raconter régulièrement elle espérait qu'il aurait la présence d'esprit de lui raconter, n'importe quoi avant qu'elle ne se sente dans l'obligation d'inventer des informations de toutes pièces.

Finalement Harry avait proposé son témoignage pour aider la cause des détenus d'Azkaban et elle avait serré dans sa poche le dictaphone moldu et avait du se retenir pour sauter sur l'occasion. Ce n'était pas la bonne chose à faire, ce n'était pas de cette manières qu'ils y parviendraient alors elle s'était ravisée.

« – Je retiens votre bonne intention Monsieur Potter mais ce n'est pas le moment approprié pour cela.  J'ai besoin de réfléchir à mes questions pour vous amener  à dire ce qu'il faut.  »

La jeune femme avait marqué une pause rapide avant de comprendre ce qu'elle venait de dire et , tout du moins la façon dont il pouvait l’interpréter. Et c'était sans doutes normal qu'il le fasse. À sa place elle l'aurai sans doutes ressenti de cette façon aussi.

« – Merlin comme ça , ça l'air terrible, non ? mais ce n'est rien de bien méchant seulement ces gens là ont un language bien particulier. Je ne vous ferait pas aller contre vos intérêts mais je dois penser à un moyen de nous protéger juridiquement aussi, vous comprenez ? Quand le moment sera venu, je saurai ou vous trouver. »

Elle avait ajouté comme une boutade en rapport avec leur situation actuelle. Elle l'avait suivit. Lui. Un sentiment de fierté intense s'empara d'elle. Elle, la pauvre journaliste People de La gazette, la bleue de la rédac' avait réussi à filer Harry Potter sans se faire repérer. Pas une seule fois. Elle n'était pas certaine encore de comment elle avait accompli un exploi dans ce genre mais elle l'avait fait. Elle l'avait fait, elle toute seule. Sans l'aide de personne. Ce sentiment de puissance et de bien être aurait pu continuer encore longtemps s'il n'avait pas pris la parole à nouveau.  Pris la parole pour la questionner sur sa vie privée.

Son premier réflexe aurait été de lui dire que ça ne le regardait pas, mais la situation actuelle ne s'y prêtait clairement pas et ça aurait été d'un mauvais goût qu'elle ne se sentait pas d'accuser par la suite.  Ses yeux bleus avaient rencontré ses iris verts, curieux et elle avait secoué la tête.  Les choses pour elle étaient un peu compliquée principalement parce qu'elle ne voulait pas les simplifier.

« – Non, je vis seule et c'est bien mieux. Je veux dire, vous me voyez, moi, retrouver quelqu'un le soir ? Je suis de mauvaise composition, je ne fait aucun compromis et je me suis mariée à la Gazette. Je suis la bonne copine, la fille sympa mais qu'on regarde de loin, parce qu'elle est bien trop prise ailleurs et qu'on sait qu'elle ne feras pas d'effort.  Ma carrière débute à peine je n'ai pas envie de la clouer au sol pour des histoires tout aussi périssables que celles que je raconte. »

A ce sujet au moins la jeune femme était d'un grand fatalisme. Ce n'était pas qu'elle avait des raisons concrètes de ne pas l'accepter, ses propres parents vivaient dans une si parfaite harmonie que ça la troublait, mais ce n'était pas la majorité des cas, ils faisaient partie en réalité de ces rares cas de couples fonctionnels dans son entourage. Elle n'avait pas envie de se lancer dans quelque chose qui avait statistiquement plus de chance de la faire souffrir et d'échouer que le contraire.

« – J'écris des histoires Monsieur Potter et je n'ai guère le temps de les vivre, pire encore, j'en ai vu tellement que je n'ai plus envie d'essayer. Il y à une vieille chanson moldue à ce sujet, vous savez  ? quelque chose comme " Les histoires d'amour finissent mal en général".  J'ai des centaines d'histoires qui finissent mal , pour le prouver et je n'ai pas l'envie de tester sur moi même. »
pour toi:
 

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MessageSujet: Re: Transformer les mots en armes ○ PV Harry Potter   Sam 6 Fév - 16:45

[HJ: A mon tour d'être désolée pour le retard ! :rouge: ]

- Et vous ne pourriez pas lui dire qu'il n'y a rien à grappiller ? Ou bien postez votre article sur ce que j'ai dit au début... Vous savez, la culpabilité du divorce, le sentiments des enfants blablabla, non ?

Dit donc, Maura-Jean pourrait bien fournir un effort et lui sauver les fesses après ce qu'il tentait de faire pour l'aider ! Mais non, acceptez un paparazzi, et vous les avez tous collés au derrière. Comme quoi, faire une bonne oeuvre journalistique ne lui avait servit à rien. Au contraire puni, Harry désormais considéré comme "abordable" après qu'une testeuse ait tenté le coup devait sensément supporter sa collègue. Que cette dernière ne s'attende pas à un accueil aussi agréable que celui reçu par Miss Clarkson-car oui, il avait été gentil considérant son passif avec les grattes-papiers.-

- Ou dites-lui ça... Oui, ça, ce que vous venez de me dire, ça me correspond parfaitement. Des histoires d'Amour ? Je n'en veux plus, et je suis trop occupé par le travail.

D'un côté, ce n'était pas spécialement faux. Harry avait refusé de s'engager avec Garrett en partie pour cette raison. Il avait trop souffert de ses années de mariage basées sur le mensonge avec Ginny, et la vérité n'avait pas apaisé les choses, loin de là. Craintif à l'idée de découvrir d'autres choses plus rebutantes encore, le sorcier évitait tout ce qui avait attrait à l'Amour, se contentant d'aventures rares mais trop fréquentes à ses yeux toujours. Comme il aimerait être apte à se concentrer totalement sur son boulot et ne jamais craquer. Ce que Maura-Jean semblait apte à faire, mais c'était normal après tout. Lui aussi à son âge était très peu attiré par le sexe, se suffisant de la présence de son semblant de famille. Aujourd'hui esseulé, le jeune homme avait tendance à rechercher de la compagnie pour une nuit de temps à autre. Puisqu'il n'avait plus spécialement d'amis ou que ces derniers étaient occupés, il comblait comme il le pouvait, et parfois cela se traduisait par un besoin d'étreintes charnelles presque honteuses. Refoulées depuis des dizaines d'années et encore aujourd'hui, ses envies prenaient parfois le pas, le menant à des "risques" comme ceux ayant permis à la journaliste de le filer. Néanmoins, bien qu'il soit en partie déçu que la jeune femme ait la même vision des choses que lui-il aurait aimé savoir ce que ça faisait d'être de l'autre côté, de réellement connaître la tendresse pour autrui et faire passer son travail après.- il s'en sentait surtout soulagé. Elle le comprenait. Et le ferait comprendre; N'est-ce pas ?

- Alors vous n'avez jamais eu l'occasion d'écrire sur une histoire d'Amour qui finit bien ? Après on dit que les journalistes sont attirés par l'obscurité... Qu'ils nourrissent leurs plumes de chagrin et de sang, adorateurs du Dieu Morbide. Je ne sais plus quel journaliste justement disait ça. Pourquoi croyez-vous que l'Horreur vend plus ? Est-ce qu'un journaliste décidé à écrire uniquement des bonnes nouvelles serait condamné à la faillite ?

Si seulement cela pouvait exister, Harry serait le premier abonné. Il avait été d'ailleurs effectivement l'un des premiers à laisser tomber la Gazette lorsque les mauvaises nouvelles s'enchaînant lui minait le moral et il estimait ne pas être l'unique. Qu'on explique les choses certes, que la vérité éclate, d'accord également mais pourquoi toujours amplifier un scandale et rendre un horrible fait d'avantage sanglant encore ?

- On dit aussi que les articles trop détaillés sur certains Sérial Killers, du Monde Magique comme Moldus donnent des idées à des psychopathes latents qui feront ensuite de trop bon imitateurs de leur nouveau "héros"... Ou qui décideront de choisir leur propre style pour massacrer, peu importe, mais le fait est que selon les statistiques et recherches, ils ne seraient pas passés à l'acte sans exemple.

Envies de célébrité ou de sang, parfois les deux. Ces tarés existaient, Harry en avait déjà arrêté, mais pour ne pas blesser Maura-Jean il lui demandait son avis en formulant des hypothèses. Pas de doute, elle avait réussi à le toucher autant qu'à l'agacer. Il ne voulait pas lui faire de mal même si piquer un peu n'était pas interdit dans le nouveau jeu qu'ils venaient de lancer depuis leur rencontre.

- En ce qui concerne ce fameux article, dites-moi lorsque vous serez prête, je le serai aussi... Mais uniquement avec vous. Dites ça à votre patron. J'accepte de vous offrir des exclusives mais s'il m'emmène une autre journaliste, que ce soit Riley machin chose ou autre... Il me perd.

Acheva-t-il, soudain conscient d'avoir trouvé un moyen de se protéger. Avouer sans le dire à Maura-Jean ses soucis -car s'il n'en avait pas, il n'insisterait pas pour n'affronter personne, ayant normalement l'habitude de lutter seul comme un grand contre les paparazzis.- pour que le reste du monde les ignore. Il était sur le point de faire confiance à Miss Clarkson. Pour des sujets sérieux, et d'autres en apparence moins qui pourraient toutefois détruire sa vie personnelle. Elle l'avait piégé.
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