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 Midnight tea party [Maura-Jean]

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MessageSujet: Midnight tea party [Maura-Jean]  Jeu 7 Jan 2016 - 0:34
Un paquet porté par une chouette chevêche atterrit sur le bureau. Le petit oiseau regarde la journaliste d'un air sournois. Elle aurait beau tenter de faire fuir le volatile, ce dernier restera dans la pièce, jusqu'à ce qu'on lui donne une pièce. Hey, il n'est pas fonctionnaire, lui, il veut son dû... Bref, ce n'est que lorsque ce sera fait, qu'il finira par partir.

Soudain, le paquet gigote. Oh, c'est pas bien grand chose à l'intérieur. Juste une plume à papote qui a passé trop de temps enfermé dans cette petite boite. Le carnet de la plume est rempli d'annotations, d'informations, de grossissements bien entendu, n'oublions pas que c'est une plume à papote, mes propos ont été déformé, exagéré. Parce que oui, une fois que la jolie Maura-Jean est pris la poudre d'escampette en oubliant sa plume, j'ai gardé cette dernière et je lui ai raconté tout plein de choses, vraies ou pas, avérées ou pas. Mais en tout cas, des pages et des pages sont remplies. Quelques fois c'est juste du bla bla, parce que oui, tout en décrivant et exprimant mes idées, je surveille ce que la plume écrit. Et puis, au milieu de toutes ces paroles inutiles, j'ai laissé quelque chose qui devrait intéresser la bien trop curieuse.
54.985331, -2.616760 / 01:04 / 28/09
N'oubliez pas le petit mot doux, cette fois...

* * *

Je ne sais pas si elle viendra. J'ai quand même dû lui faire peur. Mais on va voir si elle est gaillarde ou pas. En tout cas, je suis au rendez-vous. J'ai envoyé la plume hier dans la journée, normalement en bonne journaliste, elle a dû tout lire. Est-ce qu'elle a vu ce petit mot glissé au milieu de tous les autres? Est-ce qu'elle osera? Peut-être. Vu comment elle m'a posé des questions, vu sa soif de savoir, à mon avis, elle viendra. J'ai envoyé le hibou depuis l'endroit exact, donc je sais si elle aura prévenu la Brigade Magique ou un Auror. Hors de question de me faire reprendre. Quiconque s'approchera et qui n'est pas Maura-Jean se fera endolorisé sans introduction. Alors que la nuit tombe, je me demande si sa soif de savoir vaincra la terreur qu'elle a subi. Peut-être, peut-être pas... En tout cas, j'attendrais une minute, pas une de plus et je partirais si elle ne vient pas.

Je suis assis sur le mur, ce vieux mur en pierre, en plein champs, il n'y a rien autour de nous si ce n'est quelques moutons et le sentier qui longe le mur. Les arbres se font rares par ici. Et le sentier est techniquement fermé. Donc aucun moldu ne nous surprendra. Aucun surprise, aucun invité qui s'incrusterait. Rien que nous... A condition qu'elle vienne, bien entendu. Un coup de baguette magique et je fais apparaitre une théière, ainsi que deux tasses. Je prends une des deux tasses dans ma main libre. L'autre tient ma baguette, mon precieux sésame. Ma baguette, c'est le petit truc qui me tient en liberté. Plus jamais, jamais, je ne m'en séparerais. Cette fois-ci, l'année dernière, je m'étais dit que rien ne pouvait m'atteindre, je l'avais laissé à la maison, pour passer inaperçu. Potter, ce fumier de Potter en a profité et m'a sauté dessus. Alors maintenant je garde farouchement cette baguette que j'ai retrouvé. Je l'aime ma baguette, elle est rare, elle a son caractère. D'une certaine manière, elle me ressemble. Je crois que c'est pour ça qu'elle m'a choisi. Elle savait, elle a été la seule a prévoir ce que je deviendrais. Elle ne m'a jamais fait faux bond. Un autre mouvement de baguette et je fais apparaitre une torche avec une flamme rouge. Le rouge, c'est juste pour pas me bousiller les yeux.

Il est une heure du matin et quatre minutes... Elle ne devrait plus tarder... Ou alors, elle m'a tendu un piège... La prochaine minute va me sembler très longue. Par prudence, je pause la tasse de thé et me tiens aux aguets...

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Jeu 7 Jan 2016 - 1:47
« – Quel connard ! » avait pesté Maura-Jean Clarkson en parcourant les pages noircies d'encre du carnet de notes qu'elle avait abandonné au 9 Broombark Drive six jours plus tôt. « Charlie ! ? Charlie, tu sais si y reste de la nourriture pour piaf ? Celui là ne veux vraiment pas partir. »
L'autre jeune fille en question avait à peine meilleure mine que la première , elle avait passé la tête dans l'encadrement de la porte pour jeter un regard accusateur sur sa sœur.
« – Tu es une sorcière MJ, utilise ta baguette et j'ai bien du te dire un millier de fois d'arrêter de fumer la fenêtre fermée ! »
Maura avait pesté, grogné mais avait utilisé un sortilège d'attraction pendant qu'elle saluait vaguement Charlie qui rentrait chez leurs parents , sur l'île de Lewis.  Son attention s'était donc reporté sur le hiboux qui menaçait de faire tomber une pile de documents, non triés qui tenait déjà là par elle ne savait quel miracle. Il était entré un peu plus tôt par la fenêtre de la chambre de Charlie. Elle avait décroché le paquet gigotant qu'il transportait mais il avait refusé de partir. C'était la raison pour laquelle elle avait ouvert le paquet et qu'elle était tombée sur le carnet.  

Avachie dans son fauteuil, elle avait écrasé sa cigarette dans un des cendriers qui tenait dans un équilibre précaire sur la table basse surchargée. Dans sa main droite l'ouvrage qu'il lui avait été remit. Dans un premier temps elle n'avait pas trop sus comment se positionner face à ce dernier, mais elle s'était perdue dans les pages , comme elle s'était perdue en leur auteur , cherchant à démêlé le faut du vrai ou encore à trouver une trame logique dans la prose si particulière de la plume à papotte. Il y avait de la vérité sous ces lignes et beaucoup de mensonge et elle ne savait pas sur quoi se baser pour décréter que telle ou telle chose était une fable qu'il avait raconté seulement pour la punir de son affront.  Elle avait posé des mauvaises questions, des questions qui l'avaient rendu furieux d'une certaine façon et cette colère avait légèrement rassuré la jeune femme.

Quand elle était rentrée de Glasgow ce jour-là elle avait vomi jusqu'à la bile dans les toilettes de l'appartement et elle avait pleuré jusqu'à ce que la fatigue ait raison de ses dernières inhibition et qu'elle plonge dans une crise d'hystérie. Sa jeune sœur , Guérisseur de son état, avait du lui administrer de force un calmant qui l'avait assommée. Le lendemain c'était Charlie qui avait appelé la Gazette en disant qu'elle serait absente aujourd'hui encore. Elle avait passé toute la journée de mardi entre frisson terrifié et rire nerveux, soulagés et puis les larmes.  Sa sœur avait menacé de la faire interner à Sainte-Mangouste pour stress post-traumatique mais elle avait réussi à lui faire croire qu'elle s'était seulement encore attirée des ennuis.   Elle avait suivit la mauvaise personne dans une rue pas recommandable à Dublin et elle s'était retrouvée dans un coupe gorge, elle s'en était sortie mais la peur couplée a la pression qu'elle subissait au travail, elle avait seulement craqué.  Elle avait paru satisfaite.  

Le mercredi, Maura-Jean avait passé la journée entière dans une paranoïa fébrile et stupide mais elle avait l'impression de le voir de partout et , pire, que le monde entier savait ce qu'elle avait fait. Le jeudi , elle avait enfin trouvé la force de relativiser et même de reprendre une vie normale. C'était un adieu, il l'avait dit lui même, elle ne risquait pas de le recroiser de sitôt et elle ne repartirait sur ses traces de manière physique que lorsqu'elle aurait avancé dans son enquête. Car elle le traquerai à nouveau, c'était certain. Elle n'était pas du genre à abandonner, quelques que soient les circonstances. Pour l'instant elle était plongée dans les pages qu'il lui avait transmises jetant de temps à autre un regard courroucé au rapace qui refusait toujours de quitter les lieux. Il semblait attendre quelque chose, une réponse.

A quoi ?
Elle n'avait pas compris dans un premier temps mais après avoir parcouru une bonne trentaine de pages de ces élucubrations parfois sans queue ni-tête et effroyables d'autres fois, elle était tombée sur ce message étrange qu'il y avait laissé.  Maura-Jean n'était peut-être pas une grande duelliste mais c'était une femme intelligente et perspicace , elle avait rapidement noté les coordonnés  sur un bout de parchemin volant avant de se pencher sur la petite ligne du dessous.  La colère, la gagna puis l'exaspération et elle s'était saisie d'un bout de parchemin  en partie gribouillé , d'un pêle-mêle de noms rayés et de dates ( souvenir d'un article sur la possible relation amoureuse entre deux joueurs de Quidditch d'équipes adverses) et avait inscrit en gras à l'encre rouge sa réponse avant de la donner au hiboux pour qu'il disparaisse. Il devait être pas loin de 19 heures quand l'animal s'était enfuis avec son courrier.

« Allez-vous faire voir. »

Stipulait seulement la réponse et il devrait s'en contenter. La journaliste avait abattu son poing sur son propre genoux et décidé d'allumer sa 10 ème cigarette de la journée pour tenter de faire descendre son niveau de stress et d'agacement. Une heure du matin au milieux de nulles part, il était sérieux ?  A quoi pensait-il ? Il pensait réellement qu'elle était simplette au point de se rendre volontairement à un rendez-vous avec la mort ? D'un autre côté ça aurait été mentir de dire qu'elle rejetait entièrement la possibilité de s'y rendre. Il avait soulevé encore un milliard et demi de questions et plus, elle crevait d'envie de savoir ce qu'il lui voulait. Pourquoi ne pas simplement la tuer au détour d'une rue ?  Pourquoi prendre la peine de lui livrer ces semi-mensonges et pourquoi l'inviter à la rejoindre ?

Ça puait le plan foireux et elle avait passé le reste de la soirée à ruminé cela entre deux rédactions d'articles. De la folie furieuse. Elle ne savait même pas vers qui se tourner. Charlie était chez les parents, Peter avait sa vie de couple à mener et Eugène ...Eugène était au Caire en ce moment et même si elle était certaine qu'il aurait rappliqué dans l'heure si elle le lui avait demandé, elle savait que ce n'était pas une chose à faire, il était occupé à des choses importantes avec des gens autrement plus importants que ses problèmes à elle. En quelques sortes.

A minuit cinquante-neuf elle avait pris la décision définitive de s'y rendre et pour faire bonne mesure elle avait changé ses vêtements. Elle n'était pas certaine qu'il était autorisé de se promener en pyjama. Elle avait enfilé son pantalon à la vitesse grand V et s'était glissée dans un énorme pull , enfilé sa cape d'hiver et elle avait transplané, d'après les coordonnés.  Elle avait juré avec violence quand elle avait atterri en plein milieux d'un champ , et menacé de faire du Haggis si le moindre des moutons qui le peuplait se risquait seulement à la renifler de trop près   puis elle avait fini à pieds les quelques 500 mètres qui la séparaient du muret. Cette fois elle garda sa baguette solidement en main au moindre dérapage , elle prendrait la tangente.

Elle essaya de se convaincre du fait qu'elle allait tenir cette promesse.
En souvenir de la peur qu'elle avait vécu moins d'une semaine avant.  

Maura-Jean eût la certitude qu'elle ne le ferai pas à l'instant ou elle posa les yeux sur Danny White. Il était une heure cinq du matin et elle lui faisait face. Presque, mais cette fois elle était sur ses gardes.

Assis sur son muré , une tasse de thé à la main, elle se demanda si elle n'était pas dans un mauvais film moldu mais sa présence à lui était difficilement oubliable.

« – Bonsoir. »

Elle avait annoncé, l'air déterminé alors qu'en vérité elle ne savait pas vraiment quoi faire, quoi dire.  Elle ressera sa prise sur sa baguette.

« – Qu'est-ce que vous voulez ? Quel est le but de cela ? Votre plaisanterie de cette après-midi, ce carnet, vous en avez d'autres des idées comme ça? »

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Jeu 7 Jan 2016 - 18:31
- Bonsoir.

Elle était donc venue. J'ai failli attendre... Cinquante-neuf secondes très exactement s'étaient passées avant que je ne la vois arriver par le champs. J'ai failli attendre, oui. Mais derrière une apparence froide et hautaine, j'étais tout de même content. Il n'y avait, visiblement, pas de piège. Elle serait donc venue seule? J'observe quelques secondes le bout de bois qu'elle tient dans sa main. Je sens même la peur qui continue de la noyer. Méfiance est donc reine de la nuit pour aujourd'hui. Tant mieux, je préfère ça. J'aime que les sentiments soient mis à nu, cela prouve leur... honnêteté. N'est-ce pas ce qu'elle voulait la dernière fois? Je souris, parce que j'offre sur un plateau d'argent ce qu'elle me demandait. Etre honnête. La dernière fois, elle ne l'était elle-même pas, alors pourquoi l'aurais-je été. Mais là, baguette en main, cette pointe de défi dans la voix, elle s'ouvre un peu plus. J'aime ça. La dernière fois, sa surprise et sa peur avaient été vaincues par son "professionnalisme". La journaliste avait repris le dessus et c'est ce qui m'avait énervé. Et je n'ai rien ajouté qu'elle enchaîne déjà avec les questions. A croire qu'on ne peut changer une diseuse de ragots. Je soupire.

- Rien. Aucun. Plein. Les trois dans l'ordre.

Je réponds ainsi de manière groupée aux trois questions qu'elle vient de poser. Je ne lui veux rien. Il n'y a aucun but à cette... rencontre. Et j'ai plein d'idées pour pourrir la vie des gens. Même si je ne l'avouerais jamais, j'ai été élevé aussi bien dans le monde magique, que dans celui des Moldus. Foutre la pagaille dans ce dernier est c'est également le monde des Sorciers qui en souffre. Et c'est tellement facile. Les moldus sont des êtres ignares et primitifs. Les berner, les sacrifier, ce n'est pas un problème. Et si les Aurors doivent protéger les êtres non-magiques, alors ils ne regardent plus ce qu'ils devraient regarder et c'est là que j'interviendrais. Mais auparavant, j'ai d'autres projets.

- Un thé? Il va refroidir...

Une tasse dans la main, ma baguette dans l'autre, je déguste ce thé avec gourmandise. Pendant presque 7 mois, je n'ai pas pu en boire, aussi, en profitè-je. Le temps de me délecter de cette boisson typiquement anglaise, j'observe la jeune femme qui reste inlassablement sur ses gardes, tendue, apeurée. J'avoue que j'apprécie l'effet que je donne aux gens. Fais-je si peur que cela? Il faut croire que oui. J'en suis flatté.

- J'ai bien reçu votre petit mot tout à l'heure.

Est-ce que je vais m'énerver? Pas le moins du monde. J'aime la poigne qu'elle a eu, le courage de me défier et l'imbécilité qu'elle a eu de le faire. Je lève ma baguette lentement, pour ne pas qu'elle prenne peur, mais pointe vers la théière et fais apparaitre, juste à côté, un petit plateau portant une pyramide de petits gateaux. J'adore les patisseries d'Alfrik. Ca aussi, ça m'avait manqué. Rien que ce petit être dévoué à la famille des White m'a manqué. Tout comme les petits plaisirs de la vie. Prendre ma fille dans mes bras, voir le sourire sur le visage de ma femme... J'avoue qu'en ce moment, elle ne doit pas beaucoup sourire, mais elle ne peut blamer que Potter, après tout, c'est de sa faute si nous avons divorcé. Tout est de sa faute de toutes manières. Toujours aux aguets, toujours assis sur le mur célèbre, toujours collationnant, je reprends ma conversation.

- Je répondrais à vos questions si vous, vous répondez aux miennes. Elle est là, la raison du pourquoi je lui ai fixé rendez-vous. Pourquoi êtes-vous venu à Azkaban pour m'interroger? Avouez que vous n'avez rien à faire des conditions de détention. Le monde s'en fout, hey, même les prisonniers s'en foutent.

Y avait-il derrière sa fausse bonne foi, une dose de masochisme? Personne n'a envie de mettre le pied sur l'île océanique. Personne, pas même les gardiens n'ont envie de passer par Azkaban. Les Détraqueurs sont comme la rouille qui ronge et broie le fer. Rien ne peut les empécher. Rien que cette idée me donne des cauchemars et des haut-le-coeurs. Mais revenons-en à cette journaliste. Elle est venue me voir d'abord dans la prison et ensuite, je l'ai surprise à farfouiller dans mon ancienne demeure. Elle a fui comme pas possible, craignant une mort certaine. Je n'avais fais que m'amuser avec ses craintes. Et comme je n'ai aucune envie d'attendre encore et encore un nouveau... rendez-vous qui pourrait impliquer la Brigade Magique ou un quelconque Auror, je pose donc une nouvelle question.

- Pensez-vous vraiment que je veuille votre mort? La dernière fois, j'aurai pu vous tuer 20 fois et pourtant, je n'ai rien fait. Vous interpréteriez ça comment? J'avoue que la dernière fois, je l'ai laissé entrevoir une mort douloureuse. Pourtant, je n'en avais aucunement l'intention. La torture est bonne pour Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Je ne l'utilise que pour ceux qui le mérite. Est-ce votre cas, Mademoiselle Clarkson?

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Ven 8 Jan 2016 - 1:12
« – Vous avez peut-être l'impression que j'ai beaucoup de temps à perdre, mais ce n'est pas le cas alors j'aimerai ne plus être la cible de vos petites expériences. »

Elle avait répondu acerbe, sans baisser sa baguette, elle avait peur c'était vrai mais elle n'avait pas non plus l'intention de se laisser malmener, encore sans réagir.  Elle n'avait pas non plus envie de lui cacher aucune de ces deux résolutions.  Elle détestait l'idée qu'il se pense en droit de jouer avec son temps et ses nerfs.  Elle manquait déjà cruellement de sommeil pour se refuser quelques heures de repos pourtant mérités.  Qu'il joue de sa faiblesse , cette curiosité trop grande, la déroutait et la rendait profondément honteuse aussi.  Elle se détestait d'autant plus qu'en venant seule ce soir elle devenait son complice. Elle était passible d'aller en prison pour ce geste ; il était un homme recherché dans tous le pays et elle découchait un soir de semaine pour le rencontrer dans un lieu totalement désert. Seul à seule.  Elle n'arrivait même pas à comprendre pourquoi elle avait accepté de se laisser entraîner dans cette histoire sordide qui lui coûterai très cher.  Danny White était en train de ruiner sa vie, en avait-il conscience ? Il n'était pas bête, elle était persuadée que oui.

La situation était même sur le point de devenir totalement surréaliste quand elle se rendit compte qu'il l'invitait à partager un thé avec elle. Sérieusement ? Qu'est-ce que c'était maintenant ? Elle était Alice et lui le Chapelier fou ? Est-ce qu'elle devait s'attendre à croiser le lièvre de mars quelque part le long de ce mur ? Est-ce qu'ils allaient jouer aux devinettes, aussi ? C'était ridicule et elle refusa son invitation sans prononcer un mot. Merlin seul savait ce qu'il avait mit dedans. Poison, quelconque philtre ou même veritaserum ? Ce n'était pas un risque qu'elle était prête à prendre. Maura-Jean n'avait jamais été une personne courageuse et elle n'était pas masochiste : il était hors de question qu'elle joue plus encore d'audace pour cette nuit. Elle était certaine que son capital « chance » devait être totalement épuisé dernièrement.

Certainement , même quand elle voyait le nombre de merdes pas possibles qui lui tombaient dessus actuellement et l'invitation de Danny en faisait clairement partie. Elle réalisa qu'il n'y avait pas beaucoup d'autres personnes pour lesquelles elle aurait quitté Londres en plein milieux de la nuit, seule et au milieu de nulles parts.  Pas qu'elle connaisse énormément de personnes susceptibles de lui proposer un pareil rendez-vous et elle pensa, que, finalement : c'était une bonne chose. Peut-être même qu'il était la seule personne , capable de la faire déplacer dans ce genre de circonstances.  Et bon sang qu'il faisait froid ! Il n'avait pas l'air franchement agressif, moins en tout cas qu'à leur dernière rencontre, mais elle se méfiait quand même , il n'était pas question qu'elle se laisse avoir par son regard cette fois , ou par elle ne savait pas quel autre attrait et il était exclu qu'elle oublie qu'il restait un loup.  Quelle se devait de fuir au moindre dérapage.  Quand à savoir ce qu'elle faisait là, bien qu'elle ai demandé à savoir , elle n'était pas certaine de vouloir réellement entendre la réponse. Parce qu'elle ne l'aimerai pas.  Elle ne se souvenait pas de la dernière fois qu'il avait « positivement » ouvert la bouche à son endroit. Il avait été un fléau total et ces derniers six jours plus que jamais mais, même avec cela elle n'arrivait pas à le détester.  Pas complètement en tout cas, pas autant qu'elle aurait du.  Et c'était une honte sans nom que d'en avoir conscience et de ne pouvoir rien faire pour y remédier.

Ils allaient effectivement jouer aux devinettes, apparemment sauf que, cette fois : c'était lui qui posait les questions. Entre lui et Potter, elle se demander si la questionner n'était pas en train de devenir un truc à la mode.
Si baisser sa baguette ne faisait pas partie des choses qu'elle avait prévues, en revanche elle avait promit d'être honnête. Elle s'y tiendrait.

« – Vous êtes vraiment prétentieux vous savez ? Et , je suis désolée de vous dire que j'étais vraiment venue à propos des conditions de vie à Azkaban. C'est un sujet qui me tiens à cœur et j'ai toujours milité personnellement, pour qu'on traite les détenus comme des humain, parce que , eh bien c'est ce qu'ils sont. même vous , vous en êtes un. »

Déjà à Poudlard elle avait commencé à se pencher sur ce genre de problèmes de sociétés et plus encore quand un de ces collègues de Sorcière hebdo, à l'époque, y avait été enfermé quatre mois pour « chantage ».  dérives professionnelles. Elle avait souvent penser que cela lui arriverai un jour.

« – D'ailleurs ce jour là, en plus de vous et de Monsieur Moon j'ai interrogé 4 autres personnes, à des niveaux différents de sécurité. Ce n'est qu'à partir de ce jour là que j'ai commencé à m'intéresser à vous. »

c'était à partir de ce jour là qu'elle avait cessé de manger la nuit. Qu'elle avait basculé lentement dans la monomanie  c'était ce jour là (maudit-soit-il) qui était à l'origine de sa présence le soir même. La Lune elle-même se voilait un peu , comme si elle refusait d'être le témoin de cette entrevue. Il avait quelque chose derrière la tête mais Maura-Jean était trop perturber pour savoir quoi.  Ça la frustrait énormément, elle espérait seulement qu'il apporterai de lui même et rapidement des réponses à toutes ces interrogations. Méritait-elle d'être torturée ? Elle avait manqué de lui répondre que personne ne méritait cela mais que pour l'avoir rencontré deux fois sans l'avoir dénoncer elle méritait la prison, mais elle n'en fit rien.

« –  Je sais que vous ne voulez pas me tuer, pas de suite en tous cas. Pourquoi prendre de tels risques sinon ? Mais je sais aussi que cet intérêt fugace passera vite. Parce que c'est ce que je suis , non ? une distraction passagère. comme un chien fou qui tourne autour de vous . »

Elle avait fait quelques pas supplémentaires dans sa direction,mais restait en garde et à une distance respectable. Qu'il n'ait pas le temps de l'attraper en cas de transplanage forcé.

« – Est-ce que c'est à mon tour maintenant de poser des questions ? »

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Ven 8 Jan 2016 - 14:26
Elle reste en retrait, refuse la boisson, les gateaux, bref, elle devient effrontée, mais au final, j'm'en fous royalement. J'aime jouer avec les nerfs des gens. Mon plaisir est là. Avant, j'étais assez effacé comme gamin, j'étais pas dans les plus populaires, j'étais le binoclard de service, celui à qui ont demandé de faire ses propres devoirs, celui qui donnait des points à sa maison. Ce n'était pas l'école qui m'intéressait le plus, c'était ma famille, ma mère et ma soeur. Et puis quand il n'y eu plus que nous deux, et qu'elle passa la majorité, elle changea de nom, disparut de la circulation, elle s'était doutée de ma haine pour les Moldus et tous les sorciers issus de cette engeance, et peut-être qu'elle s'imaginait déjà les atrocités que je pourrais commettre. Mais jamais nous nous sommes séparés. Elle a dans mon coeur une place gros comme le monde. Elle reste ma soeur adorée. A mon mariage, je sais qu'elle est venue, cachée, mais présente. Toute ma vie a tourné autours de ma soeur, de ma mère quand elle était encore vivante et aujourd'hui de ma fille.

« – Vous êtes vraiment prétentieux vous savez ? Et , je suis désolée de vous dire que j'étais vraiment venue à propos des conditions de vie à Azkaban. C'est un sujet qui me tiens à cœur et j'ai toujours milité personnellement, pour qu'on traite les détenus comme des humain, parce que , eh bien c'est ce qu'ils sont. même vous , vous en êtes un. »

Ah oui? Enfin, le ah oui, je me le pose sur sa raison de sa venue dans la prison des sorciers. J'ai hoché lentement du chef. Oui, je suis prétentieux, j'aime que les gens y croient. Ils me défient encore plus et au final, c'est ce que je recherche. En insufflant la haine, la colère, la peur, des sorciers se dressent devant moi et je peux alors me mesurer à eux. C'est ça que j'aime. Je veux savoir qui est le plus fort. Je ne veux plus jamais, jamais me faire reprendre. Je mourrais l'arme à la main, et pas en embrassant la momie flottante. Donc elle voulait vraiment savoir comment nous vivions dans ce sordide endroit? Elle a bien plus de coeur qu'il n'y parait. C'est d'ailleurs étonnant. Et ce n'est pas un truc de journaliste. Car personne ne veut savoir ce qu'il se passe sur Azkaban. C'est donc un truc personnel. Elle est venu pour nous. Et puis, elle s'est "intéressé à moi"... Je me demande bien ce qu'elle a entendu par là. La dernière fois, elle a dit qu'elle avait eu peur de moi, de l'éclat que j'avais eu dans le regard. Elle aurait dû prendre plus peur que d'intérêt... Un sourire en coin point sur mon visage, lentement, indéniablement et il continue à grandir sans pouvoir s'arrêter. Je pose la tasse sur le mur et me redresse. Epiant le moindre de ses faits et gestes, comme je suppose elle fait réciproquement, je marche dans sa direction, un pas à la fois, la méfiance toujours au rendez-vous. Le temps que je m'approche, elle continue de parler. Elle? Un intérêt fugace? Une distraction passagère? Le sourire en coin devient sourire entier. Et je continue de marcher dans sa direction. Je ne m'arrête que lorsque sa baguette à elle touche mon torse. La mienne est toujours dans ma main, le long de mon bras et la pointe touchant sa jambe à elle. Si elle veut se servir de sa baguette, je vais avoir mal, c'est certain, mais je ne me prendrais rien sans envoyer en retour... J'aime flirter avec le danger.

- Vous? Un intéret fugace? Vous vous méprenez. Vous ne seriez qu'une distraction, j'aurai joué avec votre corps comme un pantin désarticulé. Je lève ma main libre lentement, dans un grand geste bien visible et le revers de mes doigts caresse l'arrête de sa joue. S'il y a bien une chose pour laquelle je n'ai pas menti, c'est bien que vous êtes un rayon de soleil pour qui vous rencontre. Alors un intérêt fugace? Non. Oh, oui, je n'avais pas menti. Je retire ma main, mais je ne recule pas. Je vous en prie, posez vos questions. On verra si j'y réponds.

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Mar 12 Jan 2016 - 0:01
En chien de faïence, l'un et l'autre.
Comme deux faces d'une même pièce qui n'auraient jamais du se rencontrer quelque chose comme deux astres qui s'apprêtaient à entrer à collision. Maura-Jean se sentait comme un agneau qui profite de la bonté momentanée du Loup, tout en sachant que cette dernière à des limites que le temps use rapidement. Prisonnière et en même temps tellement libre. Mais prisonnière malgré tout. Est-ce qu'elle était venue ici de son propre gré, réellement ? Victime de sa curiosité elle s'était retrouvée là, parce qu'elle avait été incapable de refuser son invitation. Il le savait, elle le savait, ils le savaient tous les deux mais ils garderaient le silence sur ce tabou. Car s'en était un en quelques sortes, ils n'avaient pas à se rencontrer, n'avaient pas à en faire un secret, elle aurait du le dénoncer et à la place de cela elle dissimulait aux brigadiers ce qu'elle savait de lui. Ils jouaient mutuellement avec le feu mais la jeune sorcière savait qu'à la fin elle serai la seule à avoir les doigts brûlés. Et ça la rendais furieuse, furieuse contre elle même principalement mais aussi contre le monde entier et l'univers tout entier qui avait conspiré pour la mettre ce 9 mai sur le chemin de Danny White.

Et elle se répugna plus encore quand elle se trouva incapable de bouger à son approche, brisant ainsi la promesse qu'elle s'était faite à elle même de fuir s'il franchissait sa zone de confort. Mais c'était tellement grisant et elle se sentait tellement vivante quand il était si proche qu'elle pouvait presque voir l'air rentrer dans ses narines, sentir son haleine et se dire dans sa tête qu'elle lui avait survécu. Elle se sentait tellement vivante quand il la regardait avec ce sourire tordu qui ne présageait rien de bon alors que sa propre poitrine s'affaissait sous le poids de l'angoisse et de l’excitation. Elle en aurait même eût le souffle coupé, les étoiles dans la tête , les genoux flanchant si elle n'avait pas été entièrement absorbée par la contemplation fataliste de la main de Danny qui s'approchait dangereusement de son corps. Elle se sentait figée dans le temps et son corps ne répondait pas, elle n'était même pas certaine que son cerveau envoie le moindre message de détresse à ses muscles, lui-même concentré à décomposer le moindre de ses gestes.

Comme si ça arrivait à quelqu'un d'autre.
Que ce n'était pas son corps et qu'elle n'était qu'une spectatrice stupidement muette de la situation. Elle n'avait toujours pas bougé quand il avait atteint son but.

Peau contre peau.
Elle ferma les yeux et sa lèvre inférieure trembla compulsivement.
Mais elle n'eut pas un mouvement. Pas un mot. Pas un regard.

Seulement sa peau contre la sienne.
Si juste. Si violent. Interdit.
Ridiculement hérétique.
Obscène.

L’impression de brûler.
Respirer enfin à nouveau.
Ouvrir les yeux.
L'orage sur la mer.

Oh comme cette situation était étrange, tordue, irréaliste et tellement correcte en même temps. Inacceptable et d'une autre manière elle savait que c'était seulement manière dont les choses devaient se produire. Elle avait encre son regard sur son visage. Douce et agressive à la fois, ce n'était pas sa place et elle savait qu'il n'aurai jamais du la toucher, elle n'aurai jamais du éprouver que du dégoût à cette idée mais ce n'était pas le cas. Et elle le savait, il le savait aussi, ils le savaient tous les deux, mais ils n'en parlèrent pas, aucun d'eux n'aborda ce tabou. Car s'en était un. Définitivement, certainement. Ce n'était pas de l'amour, mais s'en était en même temps, ce n'était pas de la tendresse et pourtant , si. À mi chemin entre deux monde. Mais c'était profane, interdit. Elle le savait. Elle le savait très bien. Mais elle s'était abîmée quelque part dans le bleu sombre de ses yeux et il savait qu'elle n'en sortira pas. Qu'elle n'en sortirai plus. Peut-importe combien elle se débattait, elle ne pouvais que s'enfoncer encore dans sa monomanie malsaine.

Elle était un rayon de soleil.
Soleil.

« – Aurez-vous l'audace de vous appeler vous-même Icare pour justifier le risque que vous prenez en me faisant venir ? »

Elle avait murmuré. C'était de l'ironie , en quelques sortes mais elle était curieuse de savoir ce qui l'avait fait revenir sur leurs adieux.

« – Si ce n'est pas fugace qu'est-ce que je suis alors ? un animal de compagnie ? Vous me terrorisez et ça vous plaît, n'est-ce pas ?  »

Elle avait attaqué avec plus d'assurance. Parce qu'elle était certaine de cela, il riait tellement de la terreur qu'il insuflait en elle que ça se sentait, ça émanait de lui, suintant par tous les pores de sa peau. Ça la percutait avec une violence qui aurait brisé des barrages, arraché des forêts comme ça abattait ses dernières réserves, ses dernières défenses.

« – Pourtant, j'aimerai tellement être dans votre tête, une fois seulement. Ça m'obsède depuis que je vous ai vu pour la première fois en mai dernier. cette pensée ne m'a pas quittée. Je veux comprendre ce que vous êtes, ce que vous faîtes et pourquoi vous le faite. Ce que vous en tirez. Et plus je pense à vous, plus je me plonge dans ce que vous avez fait plus je vous trouve repoussant, mais ça ne suffit pas. Je veux dire regardez-moi aujourd'hui, je viens vous manger dans la main de mon plein gré. C'est répugnant. Je suis abominable »

Avait-elle craché cette fois au comble de la colère et du dégout. Même pas de lui. Seulement d'elle-même et c'était ça le pire. La façon dont elle se dés-aimait et dont elle se jetait en lui à corps perdu. Sans résistance. La conscience laconique qu'elle avait de ses actes.

« – Mais je veux comprendre. Ce que vous ressentez, pourquoi c'est arrivé ? »

Du bout des lèvres.
Inavouable, inextinguible curiosité.

« – Votre haine des moldu d'ou est-ce qu'elle viens ? Je veux dire, vous êtes vous même issu de ces derniers à la génération précédente, comme Vous-savez-qui alors comment c'est arrivé ? »

Elle savait qu'il ne répondrait pas. Pourquoi faire ? Se livrerai t-il à elle simplement pour jouer à leur jeu ? Il était malhonnête et c'était un menteur doué, elle le savait. Elle l'avait expérimenté. Maura-Jean détourna les yeux avant de reprendre d'une voix étouffée.

« – En fait, je n'arrive pas à concevoir qu'un être humain puisse tuer un autre être humain. Je ne comprend pas, c'est juste ...enfin, vous ne comprenez absolument pas ce que j'essaie de vous dire n'est-ce pas ? Au mieux, vous vous en fichez. »

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Mar 12 Jan 2016 - 13:21
Je l'ai peut-être décrite comme un rayon de soleil et je dois reconnaitre qu'elle en est bien un, ce n'est pas courant, ni de tous les jours, qu'une belle jeune femme vous fait la discussion, surtout par les temps qui courrent. Mais maintenant que je suis tout à côté d'elle, elle ressemble plus à un tout petit chaton terrifié et en même temps hypnotisé par le danger qui se trouve en face de lui. Sa peau soyeuse tremble à mon toucher et je prends un malin plaisir à l'observer, dans le moindre détail. Joli, joli petit chaton abandonné. Et voilà qu'elle parle d'Icare alors que je repousse ma propre main. Icare? Qui c'est celui-là? Encore un truc de moldu... J'ai abandonné les études moldues y'a... bien des années et je ne veux plus rien à voir avec eux. Mais je vais ruser. Voyons si je sais encore arrondir les angles. Six mois à Azkaban n'ont sans doute pas compromis mes dons en baratin...

- "La chance sourit aux audacieux".

Et voilà qu'elle reprend de l'assurance. Qu'est-ce qu'elle est si elle n'est pas une distraction? Je souris, mais je ne réponds pas. Non, elle n'est pas un animal de compagnie. Oui, cela me plait que de la voir aussi terrifiée. Mais elle n'est pas un souffre-douleur, elle n'est pas une cible que l'on vise pour passer ses nerfs, non. Elle est un moyen. Un moyen d'user de la peur. Je sais que jamais je ne l'avouerais, mais elle est une sorte de "Peter Parker", journaliste de Spider-Man, qui distille quelques informations juste pour qu'on le laisse tranquille, pour qu'on sache ce qu'il fait et qu'on ne tente pas de le suivre. J'aimerais user de la jolie Maura-Jean pour que justement, on prenne encore plus peur. Et plus elle sera terrifiée, plus elle sera... hypnotisée, plus ça sera facile. Voilà pourquoi je la laisse poser ses questions. Je ne dis pas que je vais y répondre en disant la vérité, ni que je vais répondre tout court, mais qu'elle les pose, on verra bien. Comme je n'ai pas répondu à sa toute dernière question, voilà qu'elle fait ma réponse elle-même et en bonne journaliste, elle en fait beaucoup trop. Je continue de sourire. Si elle pense vraiment cela... Alors tant mieux, c'est tout à mon honneur et tout à mon bénéfice. A ses dernières paroles mon sourire toucherait presque mes oreilles. "Je suis abominable"... Ahahah. Je ne me moque pas d'elle. Enfin pas ostensiblement, même si c'est le cas dans mon petit crane.

« – Mais je veux comprendre. Ce que vous ressentez, pourquoi c'est arrivé ? »

Aaaaah, c'est qu'elle est têtue, la jolie journaliste. Petit chaton prend des airs de tigre affamé. J'aime ça. J'aime tellement ça, chez une femme. Je crois que c'est ce qui m'a poussé à épouser Esther. Elle était si... sûre d'elle, têtue, capricieuse... Je trouvais cela adorable. Pourquoi c'est arrivé... quoi? Et voilà que je n'ai même pas besoin de lui poser la question qu'elle l'explique déjà. Pourquoi je ne peux pas voir les Moldus en peinture? Ce n'est pas compliqué, c'est parce que je... Je serre les dents de toutes mes forces. Non, non, non, Maura-Jean, ne commence pas... Terrain glissant... Attention... Je n'aurai aucun remord à te torturer, à te punir, aussi mignon chaton que tu es. D'ailleurs le bout de mes doigts picotte. J'ai envie de lancer un sort, j'ai envie de lui clouer le bec, j'ai envie d'entendre sa douleur, j'ai envie de sentir sa peur qui se change en terreur. Mais au lieu de cela, j'inspire profondément. Le calme n'est pas dans mes préférences, néanmoins... il y a des situations qui peuvent demander plus de calme que de gigotements. Et cela en est une. Car, je n'oublie pas que sa baguette est toujours entre elle et moi, un simple sort et pouf, je pourrais le regretter jusqu'au restant de mes jours. Le temps que je parvienne à garder mon calme, elle parvient à me poser encore d'autres questions. Ne finit-elle jamais son interrogatoire?

« – En fait, je n'arrive pas à concevoir qu'un être humain puisse tuer un autre être humain. »

Moi non plus, au tout départ, je ne le comprenais pas, je ne le concevais pas. Je ne suis pas un monstre, j'ai grandi dans la peur de Vous-Savez-Qui. Pourtant, il a suffit d'une seule seconde et... l'amour que j'avais pour mon prochain s'est transformé en haine incommensurable, surréelle, inimaginable, énorme, monstrueuse. Il a suffit d'une mort. Une simple mort et j'ai pu donner la Mort. Je calme ma rage dans la Mort, je calme ma haine. Plus les Sang-de-bourbe mourront, moins il y aura de problème. Ma soeur a décidé de les ignorer, je sais qu'elle ne lèvera jamais la main sur un "innocent", comme elle les appelle, mais je sais qu'elle ne cautionne pas non plus ce que j'ai fait. J'avoue que pour le moment, je me tiens tranquille, je ne m'approche pas trop des moldus. Mais il faudrait que je recommence, la soif insatiable commence à poindre en mon âme. Je fais un pas sur le côté, lentement, pour qu'elle puisse voir tous mes gestes, puis tout en lui parlant, je la contourne, me glisse dans son dos et murmure à son oreille, légèrement penché.

- Une haine... ça n'a pas de sens, ce n'est pas palpable, c'est un sentiment soudain, brute, sauvage. La haine est charmeuse. La haine est Violence. Recourir à la haine, c'est être en vie, c'est prouver au monde le désir de lui résister. Pourquoi se fourvoyer dans un anonymat misérable, alors que l'on peut s'élever au-delà des voix. La haine, c'est une figure de proue. Elle n'a d'importance que par sa présence à la tête du navire. La haine fait bouillir le sang, elle nous montre que sans elle, nous ne sommes que des coquilles vides. Alors que j'ai fini de la contourner, ma main revient caresser l'orée de sa joue du revers de mes doigts. Vous me demandez d'où provient ma haine? Elle est née en moi, comme une fleur éclot un matin de printemps. Est-ce qu'on demande à une fleur pourquoi elle pousse ici? Pourquoi devient-elle rouge, jaune, rose? Pourquoi elle a des épines, pourquoi elle a des feuilles rondes? Question rhétorique. Je n'ai pas besoin d'y répondre. Même si la première partie de ce monologue est ma profonde pensée, je sais parfaitement d'où provient ma haine. Mais l'origine de cette haine est également mon point faible et je ne veux pas en faire part à une journaliste qui n'hésiterait pas à le faire publier ou à prévenir les Aurors. Je la regarde intensément, à nouveau devant elle, si proche. Maura-Jean... Tuer n'est que le passage à l'acte de la haine...

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Mar 12 Jan 2016 - 16:01
Son souffle chaud, contre son oreille et finalement elle n’était pas certaine d’avoir réellement écouté ses mots, trop concentrée sur son haleine qui sentais le sucre. Elle eût subitement honte d’être concentrée sur lui au point d’avoir ce genre de pensée, mais elle savait aussi qu’elle ne pouvait pas s’en empêcher. C’était la façon dont c’était censé être et au plus profond d’elle-même Maura-Jean avait la certitude perverse qu’elle se serait retrouvée dans cette situation précise peu importe les choix qu’elle aurait pu faire. Elle n’avait qu’à s’y résigner et elle le faisait en vérité, dans une certaine mesure. Il parlait mais tout ce que la jeune femme était capable d’assimiler c’était les petites inflexions dans sa voix, la manière dont elle roulait dans sa bouche pour couler dans on oreille, appréciant savourant d’autant plus que c’était défendu, cette drôle de proximité. C’était une drôle de bataille entre eux, une autre guerre, en quelques sortes. Et ils n’étaient ni des amis, ni des ennemis c’était quelque chose de plus intime, de plus viscéral et de profondément inexplicable pour autant, comme une magie qui se passait de baguette.

Petit à petit.
Un à un, les mots s’insufflèrent en elle comme si après avoir écouté seulement le son de sa voix, elle avait pris conscience de ce qu’il lui disait ; la haine qui l’éprouvait et la manière dont il la concevait. Quelque part elle se demandait si le serpent ne s’y était pas pris de la même façon que Danny pour inspirer à Eve le désir de croquer dans la pomme. Il en aurait fallu encore un peu cependant pour que Maura-Jean n’embrasse la cause de son étrange locuteur. Ce n’était plus tant de la peur, étrangement elle s’était tue au moment ou sa peau avait touché la sienne. Comme si cette preuve de sa réalité, du fait qu’il était un Homme lui-même avait pu dissiper cette crainte naturelle qu’elle éprouvait. La journaliste restait méfiante mais elle ne perdait pas de vue le fait qu’ils en étaient encore à une discussion tout à fait civilisée. C’était non négligeable, Ils ne s’agressaient pas verbalement et cherchaient juste à s’appâter mutuellement, comme ils avaient pu le faire à Azkaban des mois auparavant.

Il était dans son dos mais elle avait si parfaitement conscience de sa présence qu’elle pouvait presque imaginer son sourire sur son visage ou encore la lueur dans le fond de ses yeux. C’était terrible, et pourtant. Sa main encore. Sur sa joue ; comment ce contact pouvait-il la faire sentir aussi vivante et aussi sale en même temps ? Elle se sentait tiraillée entre deux mondes et elle ne savait pas dans lequel elle devait se positionner. Ne me touchez, pas, ne me touchez plus. mais rien de vint, elle ne parla pas , hypnotisée par la caresse et par la manière dont il se retourna pour lui faire face encore.

« – C'est l'inverse pourtant, vous savez ? On dit qu'on aime parce qu'on aime, parce que contrairement à la haine, l'amour n'as pas besoin de visage pour exister. C'est la raison pour laquelle on aime malgré les défauts et non pas pour des qualités. »

Elle avait dit, doucement. C’était quelque chose que sa mère disait beaucoup, qu’elle lui avait raconté quand elle était enfant. Maura-Jean ne pensait pas réellement que l’amour puisse être éternel, ou si la tendresse restait elle savait que la passion qui maintenait les couples, elle se tarissait régulièrement. Si facilement, mais elle croyais en un amour réel et altruiste, un amour qui ne demandait rien en retour, pas même un espoir.

« – Vous les haïssez et vous ne voulez pas dire la raison, c'est votre droit pourtant je ne pense pas que ça soit réellement positif pour vous. »

Objectivement, il avait tout perdu pour accomplir cette dernière, il avait passé de trop nombreux mois dans une prison insalubre et particulièrement dangereuse puis avait été condamné à mort pour servir d’exemple à une communauté néo-pro-sang-pur qui faisait peu à peu surface sur les ruines d’une guerre précédente. Alors qu’il avait été sacrifié à une plus grande cause, humilié dans sa condition de sorcier, abandonné par sa femme et fait de sa fille un paria pour ses camarades, comment pouvait-il croire seulement qu’il avait agis correctement ?

« – Bien que la haine soit attrayante, elle est facile. C'est plus facile de haïr que de pardonner, c'est plus facile de haïr que d'aimer ou de comprendre, mais cela rend obtus et dans une certaine manière, malheureux. Vous avez été rattrapé par les actes que vous avez commis par elle. »

Elle avait soufflé et fait un pas de plus dans sa direction. Pour lui montrer. Elle pouvait s’approcher , elle aussi. Elle pouvait entrer dans sa zone de confort et l’y acculer en retour.

« – Je pense que vous aviez peut-être une part de prédispositions, mais que vous avez choisi cette voix, peut-être par facilité. Mais est-ce que vous en êtes heureux ? Je n'ai pas l'impression que cela vous ai beaucoup servi. »

Lentement elle avait levé sa main libre, celle qui ne tenait pas sa baguette avec plus de fermeté que jamais, pour la tendre avec une grande délicatesse. Du bout de ses doigts, comme une caresse de papillon, elle avait dessiné la forme de sa pommette, effleuré sa tempe, son oreille, sa mâchoire. Et puis elle avait repris sa main comme si elle avait été brûlée par le contact, sans s’éloigner.

« – A propos du carnet, comment suis-je sensée démêler le faux du vrai ? »

Ça l’intriguait ; tellement. Et ça l’empêcherai de dormir si elle ne savait pas comme l’interpréter, comment savoir à quoi elle pouvait se fier. Sans cette vérité qui menaçait de mettre fin à sa vie dans un avenir proche. Si proche. Trop proche peut-être.

« – Et aussi, je ne sais pas ce que vous attendez de moi, mais il n'y à rien que je puisse vous offrir, rien de plus que le silence complice dans lequel je vis déjà. Vous avez fait de moi une coupable, pour ce silence je risque moi-même d’être enfermée là on l’on s’est rencontré. Pis encore, si vous commettez un crîme, de devrais aussi en porter la responsabilité. »

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Mar 12 Jan 2016 - 17:17
Il y a dans l'air une sensation que j'adore. Ce petit air de défi, d'envie, de besoin et de désir, le tout mélangé. Elle en oublie sa peur, je le vois à la tension de son visage, maintenant que je suis si près d'elle. Son visage est détendu, elle est calme, profondément hypnotisée par ce que je suis en train de lui dire, sinon par quoi d'autre? Elle devrait être morte de peur, comme un petit lapin chassé par un loup affamé. Elle boit mes paroles comme on boit du petit lait. Je lui parle de la haine qui vibre dans mes entrailles, je lui parle de cette envie de meurtre qui se languit dans mon ventre. J'adore plus que tout insuffler de la terreur, mais je vois que si "Danny White, l'évadé d'Azkaban et l'assassin des Peronova" lui fait terriblement peur, elle est tout autant attiré par ce même individu. Syndrome de Stockholm? Oui, on pourrait dire cela. Je sais qu'elle n'éprouve pas de la sympathie pour moi, mais elle ne peut rejeter le fait qu'elle est attiré, inconsciemment par l'énigme derrière mon visage. Alors je continue de lui susurrer à l'oreille, de caresser sa joue, de me couler dans son regard. Lentement, mais surement, elle reprend pied dans la réalité. Puis elle parvient à reprendre la parole. Je lis sur ses traits à quel point elle a apprécié et intérieurement, je souris. Et quand elle prétend que l'amour est l'inverse de la haine, sur mon sourire point le plus amusé des sourires.

- Mais la Haine est une forme d'Amour.

Oui, oui, la haine est une forme d'amour. Pour haïr, il faut savoir aimer. Et pour aimer, il faut savoir ce qu'est la haine. Il n'y a pas d'amour sans haine et inversement. Il n'y a pas de blanc sans noir, pas de bon sans méchant. Et qu'importe l'intensité de la lumière, il y aura toujours quelque part une ombre tout aussi intense. Il y a juste une différence dans l'appréciation de tout cela. Un boucher voit une carcasse de vache comme son gagne-pain alors qu'un végétarien y voit un massacre. Tout dépend de quel côté on se place sur la balance. Certains pense que ce que je fais est interdit? Est contre-nature? Et je répondrais que la nature elle-même élimine ceux qui sont trop faibles. Je ne fais que suivre ses préceptes. Maura-Jean ne lache pas le morceau, elle remet une couche sur le pourquoi j'abhorre les Moldus et les Sang-de-Bourbe. Ca ne serait pas positif pour moi? Me prend-elle vraiment pour une poire? Je ne suis pas bête au point de me croire dans mon droit d'éliminer les personnes non-magiques. Je connais les règles qui régissent les sorciers, je connais aussi les règles qui régissent les Moldus. Puis voilà que la demoiselle évoque la haine à nouveau, usant des paroles d'un célèbre petit bonhomme vert d'un film de science-fiction. Oui, il est facile de haïr, tout comme il est facile d'aimer. De laisser son coeur s'ouvrir ou de l'enfermer à double tour.

- C'est ce que vous croyez? Je suis au regret de vous annoncer qu'il est bien plus difficile de haïr que d'aimer. Aimer c'est... comme un oiseau qui monte dans le ciel bleu, c'est léger, c'est beau, c'est immortel, si simple... La haine? C'est ce même oiseau qui prend son envol dans un ciel orageux. La peur, le courage, le désir, la nécessité. L'amour, tout le monde sait comment cela se termine. La haine, jamais.

Et voilà qu'elle fait un geste inattendu. Mon petit rayon de soleil s'approche de moi, rompant ainsi la distance de sécurité qu'elle s'était visiblement imposée. Elle s'approche à tel point que c'est moi qui me retrouve désarçonné. Oh, je ne le montre pas, je sais parfaitement bien cacher cela derrière un sourire hypocrite. Je soulève simplement un sourcil quand elle affirme que j'avais peut-être des prédispositions. A quoi? A tuer des gens? Elle ne m'a pas connu de mon jeune temps. J'étais le petit binoclard au fond de la pièce qui préférait ne rien dire. J'aimais tout autant les Moldus que les Sorciers. Non, rien ne me prédestinait à cette... renommée. C'est mon choix et mon choix seul qui a fait que je suis un homme recherché et traqué. Si je suis heureux ainsi? Qui le serait? Mais c'est mon choix. Tuer des moldus, venger la mort de ma mère, prendre ma revanche sur la Mort elle-même, c'est ainsi que je calme la rage qui bouillonne en moi. Je vois sa main qui monte à son tour vers mon visage et je sens le bout de ses doigts sur chacun de mes traits. J'apprécie la douceur, j'aime cette légèreté. Et puis, comme brulée, elle retire sa main vivement. Y prendrait-elle goût? Je me penche vers elle, peut-être pour l'inciter à recommencer, peut-être pour la défier de recommencer. Voilà qu'elle me demande comment elle doit prendre les inscriptions de la Plume à Papote. Je souris, son visage est si près du mien. Je me noie quelques secondes dans ses iris si pâles.

- “Le manteau de la vérité est souvent doublé de mensonges.” Je ne cherche pas à l'aider, bien loin de là. Elle fera ce qu'elle voudra de tout ce que j'ai dicté. Et voilà qu'elle tente de s'échapper, non pas physiquement, mais elle cherche à mettre le plus de distance entre elle et moi avec ses mots. Je continue de sourire largement. Peut-être est-ce exactement ce que je cherche à faire. Mon index glisse sur sa machoire, jusqu'à son menton. Je ne cherche pas à la rapprocher, juste à l'obliger à me regarder droit dans les yeux, si proches, on pourrait briser le peu d'espace qu'il nous reste en une fraction de seconde. Ma voix devient souffle. Peut-être que... ce que je veux, ce n'est pas le silence. Ce que j'attends, c'est peut-être un première page, une rumeur, quelqu'un qui parle pour moi.

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Mar 12 Jan 2016 - 23:59
La haine est une forme d'amour.

Secouant la tête elle n'avait pas essayé de comprendre ce point de vue, c'était peut-être une question d'éducation, d'expérience de vie, ou de nature profonde, mais elle ne voyait pas les choses de cette manière. Parce qu'elle avait grandi dans le coton, dans une famille soudée et aimante et que le plus gros drame de sa vie restait le décès prématuré du bébé hirondelle qu'elle avait sauvé avec son père quand elle avait l'âge de sept ans et qui s'était laisser mourir dans la nuit. Son seul et unique face à face avec la tristesse. Elle avait connu des moments qu'elle avait cru insurmontables dans son adolescence, mais elle avait été soutenue, entourée et elle les avait passé et avec le recul se trouvait même ridicule. Elle n'avait connu que l'amour et une certaine forme de tendresse. Même loin de ses parents elle avait toujours été capable de s'entourait de gens qui prendrait soin d'elle, la complaisant dans son rôle de petite princesse couvée et protégée.  Pourtant elle avait toujours eût cette rage de connaître le monde et ses travers, de le comprendre de l’appréhender dans sa plus parfaite complétude.

Elle le vivait maintenant, ce monde parfois magnifique et parfois trop insalubre pour qu'elle n'ait les mots suffisant pour le décrire., ce monde qui était doux parfois et d'autre d'une brutalité presque sale, avilissante. Mais parce qu'elle avait connu le meilleur, elle était capable de le voir avec quelque chose de plus tendre, de plus positif et cette capacité étrange à voir de la beauté de partout. Du moins elle s'y astreignait.  Même encore alors qu'elle faisait face à un criminel qui lui avait confessé plus de crimes qu'on ne lui en avait reconnu.Elle cherchait quelque chose à enlacer, à protéger , à garder précieusement. Peut-être que c'était stupide, elle ne savait pas. Mais elle ne voulait pas plier à ces mots trop durs. Ces mots dans lesquels elle ne se reconnaissait pas, elle ne voyait pas.

« – Je crois que c'est un sujet sur lequel nous ne nous entendrons jamais. Laissons-le de côté. »

Non pas qu'il y ai d'autres sujets sur lesquels ils s'accordaient ou s'accorderaient dans un avenir plus ou moins proche, mais ils s'étaient engagés dans cette guerre idéologie, cette bataille de convictions. Perdu dans ce besoin presque bestial de ramener l'autre sous son empire, de l'y attacher et de lui faire payer les affronts qu'il avait tenu jusque là.  C'était peut-être pour cela aussi qu'elle l'avait toucher, pour fracasser la limite de leurs intimités respectives comme il avait fait avec elle.  Parce qu'elle voulait l'encrer lui aussi dans cette réalité étrange , déformée ou les limites se confondaient, s'étiraient jusqu'à ne plus être identifiables.

Dans quelle mesure encore ils accepterai cette proximité mutuelle, elle ne le savait pas. Elle ne voulait pas attendre de savoir en tout cas et après être passé sur sa proverbiale intervention (étrangement malvenue en fait) elle avait pris la décision de rétablir l'ordre correct des choses.   Rompre ce contact primitif en dépit de ce qu'elle pouvait l'apprécier et en dépit même du fait qu'elle ne savait pas comment il réagirait. C'était un jeu pour lui et elle ne savait pas non plus si elle était personnellement autorisée à y mettre fin. Étouffant les frissons qui trahissaient la délicatesse de son âme et la facilité avec laquelle elle était corruptible, parce qu'encore douce, trop naïve, retenue quelque part dans les ancrages mystérieux de l'enfance, elle avait attrapé sa main pour la retirer de son visage. Rompre le contact physique qui brisait ses inhibitions.

« – Arrêtez de me toucher, s'il vous plaît. C'est troublant, répugnant et en même temps ...ça ne l'est pas. Quoiqu'il en soit , ne le faites plus. »

Elle essaya de ne pas s'attarder sur le fait qu'elle faiblissait en terme de fermeté à son encontre et qu'elle en était même à lui demander d'arrêter s'il lui plaisait. Comme si elle avait eût besoin de son approbation pour cela. L'idée qu'elle était entrain de se soumettre à lui de cette manière la rendit brutalement furieuse, mais elle ne fit rien pour aller dans ce sens, trop fatiguée peut-être par cette drôle de joute ou trop occupée à savourer la sensation, la saveur de son souffle contre ses lèvres. Même si les mots qu'il insufflait dans sa bouche, comme des murmures, des secrets, étaient terribles. Maura-Jean, pourtant :  ne s'écarta pas. Abandonnant sa résolution absurde de remettre des distances.

« – Je ne le ferait pas. » elle avait murmuré en retour « – Je ne vous donnerait pas cette attention, trouvez une autre personne pour cela. Parce que je ne vous laisserez pas gagner ma plume. Elle est libre et je décide ce que je veux raconter. Je ne serai pas plus votre complice. Je préfère encore aller à Azkaban pour entrave à une enquête que participer à votre combine. »

C'était douloureux.
Probablement parce que c'était vrai, si vrai. Et qu'elle était blessée de le penser. Blessée de s'être laisser entraîner dans cette histoire et horrifiée à l'idée de devoir en prendre les responsabilités.

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Ven 15 Jan 2016 - 18:51
Elle ne veut plus en parler? C'est donc que j'ai touché un nerf sensible. Je souris pour l'instant, je ne dirais rien, mais qui sait... peut-être que dans quelques minutes, je reviendrais dessus. Je sens qu'elle ne m'a pas tout dit non plus. Elle semble si... pleine d'amour, d'espoir, d'espérance, de sympathie, d'empathie, de gentillesse. Oh, ne croyez pas que je suis un être sans coeur, bien au contraire. J'ai du coeur, j'ai même TROP de coeur. C'est à cause de ce trop plein de coeur que je suis devenu ce que je suis devenu. Je n'aurai pas eu de coeur, je n'aurai rien fait quand ma mère est morte. Je n'aurai pas de coeur, jamais je ne me serais enfui d'Azkaban. Je n'aurai pas de coeur, je n'aurai pas fait de magnifique petite fille. Je n'aurai pas de coeur, je n'aurai pas pris ma soeur sous mon aile quand nos parents nous ont quitté. Non, j'ai du coeur, j'ai beaucoup de coeur. Mais je l'exprime d'une toute autre manière. Là, est mon secret. Donc très bien, laissons le discours haine/amour de côté pour le moment.

« – Arrêtez de me toucher, s'il vous plaît. C'est troublant, répugnant et en même temps ...ça ne l'est pas. Quoiqu'il en soit, ne le faites plus. »

Ma réaction ne se fait pas attendre. A peine a-t-elle terminer de prononcer "troublant", j'attrape son poignet qui tient sa baguette pour qu'elle ne décide pas de s'enfuir en transplanant comme une petite anguille et je serre. C'est moi qui ai le pouvoir ici! C'est moi qui décide ce que je vais faire. Qu'elle ne pense surtout pas que parce que je ne lui ai rien fait, je ne lui ferais rien. J'ai besoin d'elle tout comme elle a besoin de moi. Les petits neurones de mon cerveau sont en ébullition. Je la trouble. J'oublie le fait qu'elle ai décrit cela comme "répugnant". C'est "troublant", c'est à dire, qu'elle ne peut pas s'en empécher, elle cherche le contact, mais refuse de l'admettre. Elle a peur, elle cherche à prendre des distances, mais rien y fera. Cela fait bien longtemps que je n'ai pu approcher une femme aussi jolie qu'elle. Et je sais que Maura-Jean me mangerait dans la main si je le voulais. Voilà que j'évoque le fait de vouloir faire la première page... encore. Même si les jours suivant mon évasion, j'étais le sorcier le plus recherché... Aujourd'hui, avec un mois de passé, on a presque oublié l'affaire. Tout ce dont on parle, c'est l'esprit de Noël... d'Halloween... de Thanksgiving... Je veux qu'on parle de moi, je veux qu'on me craigne, je veux qu'on s'enferme à double tour chez soi, je veux que l'atmosphère s'emplisse de peur, de haine... de douleur. Je veux entrer dans le monde des moldus et le gangréner.

« – Parce que je ne vous laisserez pas gagner ma plume. Elle est libre et je décide ce que je veux raconter. »

Je souris alors qu'elle insiste sur le mot "libre"... Alors en plus d'être gentille et généreuse, Mademoiselle Clarkson est naïve. Tout le monde sait qu'un journaliste est très loin d'être libre. Certes, il y a bien un ou deux défenseurs des droits de la liberté de la Presse, mais personne n'est dupe. Un journaliste écrit pour faire son scoop, pour faire du bénéfice, pour faire de l'audimat... Et quand il n'a pas de scoop, il en créée un. C'est à cela que sert une plume à papotte. C'est d'une évidence. Et quand bien même, quand bien même le journaliste écrit quelque chose de vrai, il est arrêté par un gouvernement qui filtre les articles. Je continue à sourire.

- Mais je ne cherche pas à gagner votre plume. Vous êtes parfaitement... libre... de raconter ce qu'il vous semblera bon de dire... Je veux simplement que vous décriviez notre rencontre. Cette terreur qui vous ronge. Vous l'avez dit vous-même. Vous ne commettez aucun crime, aucune entrave. Dites simplement la vérité. Je suis tout proche d'elle, trop près pour ne pas me retenir. La main qui tient toujours ma baguette, s'accroche à sa nuque et la rapproche beaucoup trop. Je dépose mes lèvres sur les siennes, volant un baiser brulant avant de la laisser s'écarter, mais pour rien au monde je ne lacherais son poignet qui tient sa propre baguette. Et maintenant, n'est-ce pas, en plus du dégout, une haine vicérale qui enfle dans votre poitrine? Je fais comme si de rien était et je reprends la conversation. Je croyais que vous aviez d'autres questions? Ou bien sommes-nous toujours sur la définition de la haine et de l'amour? Oh, je me fous de sa tronche, je n'ai pas peur de le dire, mais j'aime tellement jouer sur ses nerfs, c'est une torture en soi. J'aime la dualité que je provoque chez elle, elle l'a dit tout à l'heure. Répugnant et troublant. J'aime ces deux mots. Et je peux faire bien plus que cela encore... Si seulement elle pouvait tomber un peu plus dans mes filets, parce que je sens encore qu'elle pourrait fuir si je la lachais...

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Sam 16 Jan 2016 - 18:44
Sa main s'était refermée autour de son poignet droit et même si elle protesta avec douleur – diantre qu'il avait été rude – elle s’émerveilla un instant de ses grandes mains ou encore de la forme de ses doigts. Elle batailla un moment avec elle même et contre le fait qu'elle était incapable de détester ce contact ( en dépit du fait qu'il lui était imposé et manquait de délicatesse) quand bien même il l'effrayait plus que de raison. Parce que le temps de quelques secondes, il avait paru être un autre homme, un peu plus proche en fait de la personne qu'elle avait rencontré en prison et cette brutalité latente qui venait de s'exprimait la tétanisait quelque part entre l'horreur et l’excitation fébrile. Il y avait quelque chose d'addictif dans cette démarche, dans cette façon de faire, dans cette manière qu'ils avaient de s'éroder l'un au contact de l'autre, c'était tendu, brutal, malsain en fait mais plaisant d'une manière qu'elle n'aurait pas osé décrire. Parce que c'était honteux, en quelques sortes et elle en avait conscience et plus elle s'en rendait compte plus elle aimait cela. Elle ne savait pas s'il le percevait de cette même façon, elle aurait été tenté de dire que non, parce qu'il était moins naïf qu'elle, mais une part de sa personne , par orgueil avait envie de croire que si.

Parce que le contraire eût été trop injuste.
Maura-Jean n'avais pas envie d'être la plus faible des deux , pas envie qu'il pense qu'elle se pâmait devant lui, parce qu'elle ne faisait pas. Elle ne le ferai pas. Jamais. Jamais. Pas de cette manière ; mais peut-être que son vice à elle était bien pire. Parce que l'attirance était réelle. Elle tenta de récupérer sa mobilité , par la force dans un premier temps , puis par la menace dans un second temps.

« –Lâchez-moi immédiatement, ou je transplane avec vous, directement dans les quartiers de la Brigade Magique! »

Ils commençaient à se connaître et probablement qu'il savait qu'elle était encore trop hésitante à son sujet pour prendre une décision de ce genre, que son objectif était différent et que c'était uniquement dans cette optique là qu'elle souhaitait le vendre aux autorités et se séparer de lui de manière définitive. Il savait sans doutes aussi qu'elle aurait des scrupules à le condamner à un baiser de détraqueur. Elle était persuadée qu'il avait déjà compris toutes ces choses, mais la panique la gagnait. Alors elle agissait compulsivement.

Sans doutes parce qu'ils étaient proches, trop proches. À nouveau dans cette intimité protectrice qu'il semblait vouloir s'accaparer et elle n'était pas assez forte ou déterminer pour l'empêcher le faire. Maura-Jean était une femme capricieuse, parce qu'elle avait toujours été surprotégée, Danny lui, était de ces personnes qui ne demande pas et s'empare purement et simplement de l'objet de leur convoitise. Elle respectait cela , parce qu'elle n'avait simplement pas le cran nécessaire pour le faire elle-même mais elle était furieuse et dégoûter qu'il utilise cette autorité pour s’approprier la chose qu'elle avait de plus précieux dans ce monde : son poste à la Gazette. Furieuse de voir que sa grande intégrité n'était pas assez évidente à ses yeux pour qu'il se sente le culot de le faire, de le tenter et surtout elle se sentait nauséeuse quand elle pensait que dans un moment de faiblesse elle aurait pu le laisser faire.

« – Je ne vous rendrait pas ce service même pas au nom de mon grand désire de carrière. En plus je n'ai aucun moyen de prouver que ce que je dis est vrai, on ne me croira pas et la rédaction ne le publiera pas. Au cas ou ça vous aurait échappé : je suis journaliste people. On m'accusera de mentir pour faire du cancan. »

Elle grimaça de colère. C'était horrible de s'entendre soi-même constater son manque de pouvoir. Est-ce qu'il la tuerai, maintenant qu'elle n'était plus utile ? Bouillante de rage elle avait ajouté :

« – Mais la prochaine fois rencontrons nous en plein chemin de traverse. devant témoins et vous ferez la une. »

Il était préférable qu'il ne la prenne pas au pied de la lettre mais avant qu'elle ne puisse le manifester, il suspendit le temps une nouvelle fois.

Il y avait son poignet douloureux dans sa main ferme.
Il y avait des jointures douloureuses de serrer sa baguette.
Il y avait le silence écrasant dans lequel raisonnait les battements affolés de son cœur.
Il y avait sa bouche contre la sienne. Impérieuse, violente. Un bouche qui voulait prendre, arracher mais rien donner et qui surtout la paralysait totalement.

Respirer.
Le dégoût. La colère. Le désir et se sentir sale.
elle planta ses dents dans les lèvres charnues qui l'assaillaient fort, comme pour les arracher, elle mordit jusqu'à ce qu'il s'écarte , le goût du fer dans la bouche.

Elle eût peur qu'il se venge et elle du prendre sur elle pour ne pas laisser tomber les larme de rage qui montaient dans ses yeux.

« – Vous avez tors ! Je suis à deux doigts de vous mépriser vous et vos méthodes d'intimidation, mais je ne vous hais pas. je ne le ferai pas.  »

Elle refusait de le laisser gagner cela.
Et de toutes les manières elle n'avait pas la force de le faire, de le haïr ; lui en vouloir sans doutes, être furieuse au point de vouloir briser chacun de ses os et de ronger sa moelle : Oui. Mais pas le haïr. Elle savait qu'elle ne le pouvait pas.

« – Je vous trouverai. Je trouverai l'endroit ou vous vous cachez et ce jour-là, je vous promet que je vous écrirais le plus bel article qui soit. Je vous offrirait même mon plus beau sourire. »

elle avait craché et en serrant les dents.

Mais je ne vous
détesterai pas.

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Dim 17 Jan 2016 - 20:11
Une vague.
Et le flux.
Puis le reflux.
L'incessant ressac.
Les très grandes marées.
L'impétueux orage.
Une Tempête.
L'ouragan.
Le calme.

Et puis la mer d'huile.

Vient d'abord, la colère. Mon sang se met à bouillir, je veux la massacrer. Alors oui, je serre son petit poing. J'aimerais tellement l'exterminer, la torturer, la laisser pour morte, la tuer, tout simplement, mais cela ne m'aiderait pas. Non, alors il faut que je me calme et tente de retrouver un semblant de sérénité.

Vient ensuite la folie. Comme une chanson douce que me chantait ma maman. Comme une litanie susurrée aux oreilles de la Précieuse Ridicule. Comme un leitmotiv psalmodié par les lèvres d'un prêtre se confessant. Elle me parle, je ronronne, elle me caresse et je fonds entre ses doigts. La folie est si traitresse. Alors non, il faut que je me calme et que je tente de retrouver un semblant de sérénité.

Vient enfin l'envie. Troisième péché mortel qui m'assaille cette nuit. Cette jeune et jolie journaliste. Cette si douce personne. Cette sorcière délicieuse. Maura-Jean ou l'Envie Réincarnée. Si je l'embrasse, c'est pour la faire réagir, pour qu'elle me haïsse, pour que je la dégoute. Mais c'est aussi parce que je le veux, parce que j'en ai envie, parce qu'elle me tente. Traitresse. Elle est sylphide, succube, tentatrice avec ses yeux pâles, ses lèvres rouges écarlates et brillantes par mon sang étalé.

De mon index, j'étale un peu plus mon propre sang sur ses lèvres. De mes yeux, je caresse ses courbes. De ma langue je goutte au sang répandu sur mes propres lèvres. De mes oreilles, j'écoute le tam-tam de nos battements cardiaques dans l'air immobile de la nuit. De mon nez, j'hume la rosée qui va en s'installant dans cette prairie presque déserte. De ma voix, je prononce quelques mots, à peine audibles, juste pour elle.


- Je ne demande que cela, Maura-Jean. Je lève ma main qui enserre la sienne. Je la lève suffisamment que que la pointe de sa baguette touche ma tempe. Emmène-nous chez les Aurors. Mes yeux brillent. J'imagine le carnage, le sang, les morts, les cris. Combien pourrais-je tuer avant qu'ils ne m'arrêtent? Emmène-nous, Maura-Jean. Je souris, perdu dans une transe folle. Crois-tu que tu survivras? Oh, je ne te tuerais pas. Jamais. Mais... Tu resteras à jamais marquée, au plus profond de ton âme... Tout ces morts... que tu auras causé... Je nie du chef. J'abaisse nos mains, écartant la baguette de mon front. Non, tu ne m'emmèneras pas là-bas... Tu veux savoir ce qu'il y a dans ma tête avant, non? Je me noie dans son regard si cristalin. Je desserre juste un peu mon étreinte autour de son poignet. Juste assez pour ne pas lui faire de mal, mais la garder avec moi. Maura-Jean... Pour comprendre, il faut connaitre. Connaître la haine pour comprendre la haine. Il faut la vivre... en soi. Et puis, sans crier gare, je change complètement. La lucidité revient sur mes traits, mon sourire se tarit un tant soit peu. Mais je ne la lache pas pour autant, de peur que le petit oiseau ne prenne la fuite. Que savez-vous de moi, Maura-Jean? D'où est-ce que je viens? Qu'ai-je fais pour mériter Azkaban? Pourquoi l'ai-je fais? Dites-moi ce que vous savez, ce que vous pensez. Et en contre partie, je vous dirais ce que vous ne savez pas.

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Dim 17 Jan 2016 - 22:29
Son doigt sur sa bouche.
Encore.
Encore.
Elle avait détourné la tête, plus par rébellion que réelle envie.
Envie.

Envie de lui.
De sa peau sur la sienne de ses lèvres sur sa bouche et presque inavouable, de son sang sur sa langue. C'était sans doutes la chose la plus intime qu'elle avait jamais partagée avec un homme, avec personne, peut-être ; sans doutes. Et cette sensation qui grandissait dans son ventre n'était comparable ni à la haine qu'il affectionnait , ni à l'amour qu'elle privilégiait. C'était différent, tellement au dessus de ces basses notions en fait, un peu comme un mélange trop concentré de ces choses la qui pulsait en elle, la déchirant entre un millier de réactions. Il la tenait toujours d'ailleurs mais elle n'avait plus la force de s'opposer à lui ou de lui mentir sur quelconque dégoût qu'elle ressentait prétendument. Il n'était pas dupe, elle non plus. Mais ils s'étaient engagés dans une situation tellement étrange, tordue en fait. Elle savait que plus rien ne serait comme avant et elle était presque sur le point de le regretter.

Sa main sur sa peau.
Encore.
Encore.
Toujours en fait.
Comme une poupée de son.
Entre ses doigts habile.

Elle se sentait stupide mais elle n’eut aucune des réaction qu'elle s'était jurée d'avoir quand il avait braqué sa baguette à elle contre son propre front. Comme pour lui donner une sorte d'illusion de pouvoir ? Elle ne se sentait pas plus à l'aise mais l'imitant sans s'en rendre compte léchant ses propres lèvres pleine des son sang qui commençait à sécher. Le goût du fer dans sa bouche, comme un électrochoc, elle avait dégluti difficilement en l'écoutant. Encore. Toujours en fait. Elle buvait ses parole de façon coutumière maintenant. Mais le goût du sang son sang dans sa bouche la maintenait dans un état de conscience farouche et presque violent. Qu'elle les emmène disait-il. Qu'elle les emmène et qu'elle assiste impuissante à son massacre, pensait-il réellement qu'elle était incapable d'agir contre lui ? Incapable de jeter un sort efficace ? Incapable de le blesser aussi sûrement qu'il la blessait lui-même ? Elle était tellement furieuse. Elle se demanda lequel des pêchers capitaux elle n'avait pas encore expérimenté pour lui. Avec lui. A cause de lui.

« – Comment peux-tu être cruel à ce point ? Tu aimes vraiment cela ? Tout ces gens , ils sont les enfants de quelqu'un, comment en temps que père peux-tu te regarder après ?! »

Abandonnée la retenue, abandonnée la fausse politesse. Il n'était plus un « vous » mais un « tu » trop intime, trop addictif. Comme une drogue qui la détruisait et dont elle n'avait jamais assez. Jamais assez et pourtant tellement trop. Trop trop. Il la rendait tantôt agressive, tantôt doucereuse, se sentant parfois comme un fauve aux abois sinon une gazelle trop fascinée par le prédateur qui rôdait autour pour prendre ses pattes à son cou. Il parlait et susurrai s'appropriant en elle toutes les choses qu'elle essayait de défendre. Serpent. Serpent. Mais le pire c'était la façon dont elle le laissait gagner du terrain sachant qu'elle ne pourrait pas gagner cette guerre et récupérer les territoires qu'il avait colonisé. Comme une moisissure il grimpant dans son cœur et son âme toujours un peu plus. C'était une question de temps. Il le savait. Elle le savait ; mais elle refusait de l’admettre.

« – De toi je ne sais que le mensonge collectif auquel tu participe avec faste, et je sais que tu aimes ça. me mentir. Mais je sais que tu es un tueur et que tu t'es fait attrapé parce que tu à laissé un survivant. »

Toi.
Toi. Lui en fait. Et tellement plus encore.
Elle accrocha son poignet. Imitant l'étreinte dans laquelle il tenait sa main armée. C'était plus symbolique qu'autre chose, elle ne pensait pas pouvoir physiquement l'empêcher de se dégager. Mais à l'instar de lui, elle le tira dans sa direction. Sa bouche frôla la commissure de ses lèvre, sa joue toucha la sienne et ses lèvres trouvèrent le creux de son oreille.

« – Potter me l'a dit quand je l'ai interrogé à ton sujet, que tu avais laissé la petite Peronova en vie. est-ce qu'elle t'as rappelé ta fille ?  »

Elle avait chuchoté.
Sa poitrine contre la sienne, elle pouvait presque sentir son rythme cardiaque se calquer sur le sien. Lentement, mécaniquement.

« – Tu te vautre dans la haine avec délice. Tu prétend mais tu n'es pas un monstre. Tu fais des choses terribles c'est vrai, mais tu ne vas pas jusqu'au bout. Pourquoi ? Tu as écrit dans ton carnet qu'ils n'étaient pas les seuls ...combien d'autres moldus as-tu tué ? Ils sont sans défenses est-ce que tu ne te sent pas lâche ? »

Sa voix un peu plus haute, rocailleuse, fébrile en faite.
L'Adrénaline.

Te toucher.
Encore.

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Mar 19 Jan 2016 - 18:59
La chienne m'avait mordu jusqu'au sang! Mais je vais vous dire un secret... J'aime les femmes sauvages, j'aime les impulsives, les affamées, les téméraires, les combattantes. Alors quand j'ai senti la mâchoire de la jolie journaliste se refermer sur ma peau, je me suis laissé faire, quelques secondes, jusqu'à ce que je sente le gout métallique dans ma bouche. Mon propre sang. Je ne suis pas de ceux qui ne veulent aucune cicatrice. Etre guerrier, être fort et puissant, ça nécessite des cicatrices, des traces qui prouvent que l'on se bat à fond! Alors un peu de sang, je ne vais pas m'évanouir, un peu de sang et elle me prouve qu'elle résiste encore. Tant mieux, j'aime ça. Je ne veux pas affronter une sorcière malingre qui baisserait les bras bien trop vite. Je veux une furie, une Valkyrie! Je suis si proche. Très proche. Trop proche pour ne rien ressentir. L'ultime défense d'une belle femme : séduire, même si cela n'est pas voulu, n'est pas désiré. Il y a quelque chose dans l'aura d'une femme pour lequel on tombe dans un abysse sans nom. Maura-Jean n'y échappe pas. Et sa défense est tout ce qu'il y a de plus solide. Il me faut maitriser toute ma volonté pour ne pas que j'y succombe et que je me noie dans la pâleur de son regard. Je sens qu'en elle, cela bout. Mais ce n'est pas de la haine, non, pas encore, il faut plus de macération, plus de nécrose, plus d'agonie pour que la haine surgisse. Je sens simplement la colère, le dégout... Je continue de sourire, car derrière ce parangon de fierté qui la tenaille, réside une sorte d'alchimie, de désir. Sinon, plus d'une fois, elle aurait tenté de se défaire de mon emprise. Depuis tout à l'heure, je tiens son bras, mais depuis son premier essai, elle n'a cherché à se libérer. Elle a envie d'être ici, d'être si proche. Ce n'est pas une manière de m’appâter, sinon elle m'aurait aguiché déjà plus d'une fois. Non, c'est un désir latent que je ressens, ou que j'aime imaginer... Une envie de rester ici, de m'écouter, de me... préserver. Elle parle, je parle. Les mots ne nous touchent plus. Nous sommes au-delà. Il y a quelque chose qui jailli des ombres, du silence, de cette situation. Trop étrange pour qu'on puisse la décrire. Confiance? Non, non, c'est encore autre chose. Je ne m'attends pas à ce qu'elle use de sa magie et je n'ai aucune envie d'utiliser la mienne. Trêve? Peut-être, juste pour cet instant. Et alors qu'elle m'emprisonne ma main droite, je desserre mon étreinte et libère même son poignet. La balance s'inverse. Je ne cherche pas à retirer mon poignet. Elle le garde entre ses doigts délicats et glacés. Elle m'attire à elle et je me laisse faire, avançant d'un seul pas suffisant. La journaliste devient tentatrice. La tentatrice se déguise en aguicheuse. L'aguicheuse prend les traits d'une séductrice et la séductrice se transforme en succube. Ma joue contre sa joue, je me mords la lèvre inférieure, appréciant son parfum, son aura, sa chaleur, sa présence. J'en ferme les yeux quelques secondes alors qu'elle entrouvre les lèvres pour susurrer quelques mots.

« – Potter me l'a dit quand je l'ai interrogé à ton sujet, que tu avais laissé la petite Peronova en vie. est-ce qu'elle t'as rappelé ta fille ? Tu te vautres dans la haine avec délice. Tu prétends mais tu n'es pas un monstre. Tu fais des choses terribles c'est vrai, mais tu ne vas pas jusqu'au bout. Pourquoi ? Tu as écrit dans ton carnet qu'ils n'étaient pas les seuls... combien d'autres moldus as-tu tué ? Ils sont sans défense est-ce que tu ne te sens pas lâche ? »

Des mots qui blessent, des mots qui cherchent à blesser. Mais je resterais droit, debout. Rien ne me fera plier. Je n'ai pas le droit de perdre la face, je dois aller jusqu'au bout de mes volontés. Dussè-je mourir pour elles. Sur les dernières paroles, sa voix tremblait. Excitation? Dégout? Peur? Froid? Peut-être un peu de tout cela à la fois. J'ouvre les yeux alors qu'elle laisse le mot de la fin au Silence. Devant moi, s'étalent les champs endormis des moldus. Le noir de la nuit couvre les terres et les sons. Quelques rares hiboux traversent sans bruit l'atmosphère. Je reste sans bouger pour lui répondre. Son corps touche toujours le mien et elle me tient toujours par le bras. Je n'ai pas bougé, presque à sa merci.

- Et si... tout cela faisait partie de mon plan? Pourquoi aurai-je laissé un témoin gênant alors qu'avant j'avais déjà commis bien d'autres crimes? Bon, ok, c'est pas vrai. J'avais aucune envie de laisser la petite Peronova en vie, mais je n'avais pas pu lever ma baguette contre elle. Elle ressemblait trop à Gloria. La journaliste a bien raison pour une fois et heureusement qu'elle ne voit pas le blanc de mes yeux en cet instant, car je serais bien incapable de mentir correctement au sujet de Gloria. Ma fille est ma joie de vivre. Sans elle, je ne suis plus rien. Mais je ne peux pas laisser croire une journaliste qu'elle tient mon point faible. Alors j'invente. Je suis habile pour les mensonges, ils viennent naturellement. N'oublie pas, Maura-Jean, quand on est tout seul face à une armée de 10 000... Il faut savoir ruser pour espérer gagner... Etre cruel, c'est penser que je ne suis bon qu'au baiser du Détraqueur. Moi aussi, je suis l'enfant de quelqu'un. Je souris, retrouvant de mon panache. Tu oublies bien des choses... Tu oublies que je suis allé à Poudlard. Que j'ai été un griffondor. Que j'ai même connu l'Elu là-bas. J'insiste même sur le terme "d'Elu", parce que vous croyez sincèrement que Potter est un "élu" avec un grand E majuscule... J'aime pas parler de Potter. Mais tu as raison sur un point. J'aime mentir. Néanmoins... Pourquoi te mentirais-je alors que je te fais venir ici, seule, au beau milieu de la nuit? Oh que j'aime compliquer les situations. Je suis Machiavel en personne!

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Mer 20 Jan 2016 - 0:46
Elle pouvait presque sentir l'électricité qui passait entre leurs deux corps.  Ça pulsait sans discontinuer, peut-être même que ça intensifiait brûlant au passage la paume de la main avec laquelle elle retenait le fugitif. En était-il encore un , alors qu'il se promenait si librement ? Pourtant, c'était cette crainte qu'il s'évapore si elle le lâchait qui obligeait Maura-Jean à garder sa main sur son poignet , pour le rendre tangible, réel ; l'ancrer dans cette réalité qui n'était commune qu'à eux deux.  Elle savait que personne au monde n'aurait approuvé cette entrevue et d'ailleurs elle-même ne l'acceptait pas.  Comment aurait-elle pu ? Et d'une certaine manière Danny niait la situation lui aussi. Ils étaient là alanguis l'un contre l'autre , si intime que la frontière entre leurs deux être menaçait de disparaître. Ils n'avaient jamais été aussi proche et pourtant jamais elle ne ressenti plus brutalement l'importance du gouffre qui les séparait.  Par réflexe elle serra un peu plus sa pris sur lui quand il la libéra.

Ne pars pas.
Pas maintenant.
Pas déjà.

Sac et ressac.
Elle aimait en fait cette situation ou elle ne pouvait pas être totalement détendue , cette façon dont pourtant, il brisait une à une toutes ses défenses. Elle se sentait nue et pourtant elle n'avait jamais été aussi engagée frontalement contre quelqu'un. Pour quelqu'un.  C'était totalement honteux qu'elle donne toute cette énergie à cet homme, dans des conditions pareilles et autours de discussion qu'elle savait stériles. Ce n'était pas tant un réel objectif qui les unissait désormais qu'un besoin de conquête. Conquête de l'autre.

Une autre guerre .
Une guerre qui n'avait pas de nom et qui ne prendrais fin sans doutes que par le trépas d'un d'entre eux. Peut-être les deux, elle était certaine qu'elle se torturerai de questions bien longtemps après sa mort à lui. C'était étrange, violent mais en même temps si profondément supérieur à ces notions réductives. C'était un autre sentiment, un autre monde et ici ils n'étaient pas dans une société qui dictait des lois pour le bien commun. C'était une cage et ils  étaient deux animaux près à se dévorer l'un l'autre et pourtant trop fascinés pour faire le moindre geste en ce sens.  A la place ils s’imprégnaient mutuellement de l'odeur de l'autre, s'y acclimataient. Il n'y avait ici ni bien , ni mal, pas de considération manichéennes. Seulement deux sorciers qui pratiquaient une magie qui se passait de sortilèges.

« – Même les plus grands ont une faiblesse. Tu ne trouve pas qu'il es très symbolique qu'à l'époque Tu-sais-qui ait été incapable d'anéantir Potter ? je crois qu'il y à dans les enfants une magie qui va bien au delà du reste. c'est dans leur yeux, cette innocence. Quelque chose qui fait que le tigre décide de préserver la chèvre qu'on lui à jeté en pâture. ce n'était pas une question d'être moldu ou pas, c'était une enfant. Tu connais les enfants, ces petites choses qui rient tout le temps et courent, même quand rien ne va. Un enfant est simple il aime voir les autres rire avec lui. »

Elle avait dit consentant à s'écarter de lui, jugeant que les limites de la décence et de la chance avaient été repoussées depuis trop longtemps. Comme si elle avait peur que cette trêve un peu particulière prenne fin brusquement. Elle changea sa baguette de main pour soulager la première, sans réelle intention de s'en servir. Elle ne croyait pas qu'il le ferais maintenant.  La brise glaciale lui glaça les os et un frisson la secoua.  Pour ne pas penser au froid elle fixait ses lèvres comme si elle pouvait voir les mots en sortir, plus que les entendre, peut-être encore trop choquée de ce que ces lèvres lui avaient fait. C'était difficile à dire.

Ils étaient de retour sur les condition d'incarcération, sa peine. C'était étrange comme ce sujet les poursuivait et elle se demandait si cet échange , à terme se conclurait la dessus.

« – Je n'ai jamai pensé que tu étais bon pour cela. Je ne l'aurais même pas souhaité au Seigneur des ténèbres.  Je n'oublie pas que tu es aussi un fils, que tu es un père ...Mais je n'oublie pas non plus ce que tu as fait. »

Elle agita nerveusement sa main libre comme pour chasser l'idée qu'il essayait de rentrer sa tête à propos du fait qu'il était lui aussi une victime. Elle ne doutait pas du fait qu'il y avait une part de vrai la dedans, mais il avait provoqué cela. «  je ne veux pas mourir » lui avait-il dit à Azkaban et elle aurai juré n'importe quoi que c'était l'une des rares choses sur lesquelles il avait été sincère.

« – Je suis sortie de Poudlard il y à bien peu de temps, je ne crois pas que le fait d'avoir été à Serpentard ait influencé ma vie, je ne crois pas que c'est cela qui à décidé de ce que je serai et je ne crois pas que les griffondor soient uniquement destiné à de bonne choses. Tu as choisis ce que tu es en dépit du fait que tu es un fil, un père, un époux, un griffondor, un humain. Tu as choisis. Quand à Potter, il n'a rien à faire la dedans. »

Il était le seul fautif de cette histoire, il avait causé tellement de tors et rien ne pourrait effacer cela ; il y avait une petite fille à l'extérieur qui avait perdu ses parents et qui gardait son visage à lui gravé dans sa tête. Il y en avait d'autres, elle le savait. Elle en était sure. Elle savait aussi qu'il disait vrai au sujet de ses multiples meurtres.  Elle ne savait pas dire pourquoi, mais elle le savait.

« – Pourquoi je suis là ? Tu me l'a dit. Tu veux que j'écrive et que je sème la terreur pour ton compte. J'ai dis que je ne le ferais pas, mais tu reste parce que tu veux que je change d'avis. »

Quoi d'autre sinon ? Dans tous les cas elle n'était là que pour l'aider dans ses combines et le fait qu'elle se taise était déjà un crime en soi. Elle le savait mais elle n'était pas certaine de vouloir y changer quoique ce soit.

« – Mais ça n'arrivera pas, Danny. Je ne peux pas faire cela pour toi et tu sais pourquoi. Tu savais que je viendrai, n'est-ce pas ? Et tu sais que si tu m'appelle encore, je viendrai.  »

Elle le savait aussi.
Comme ce soir même, elle irait à sa rencontre parce qu'il était sa drogue personnelle, il était un moteur parallèle en quelques sortes et pour d'autres raisons qu'elle ne savait pas exprimer. Elle aurait du avoir honte mais elle se sentait étrangement satisfaite, elle connaissait ses tors, les risques mais elle avait la force d'y faire face.

« – Pourquoi des moldu ? ces gens là ne t’ont rien fait. Les Peronova étaient un couple heureux, ils élevaient leur fille avec soin. Qu'avaient-ils pour mériter ta haine ? Mais tu sais les moldus aussi décident arbitrairement de qui dois vivre ou mourir. »

Comme les sorciers.
Qu'est-ce qui les différenciait réellement finalement ? La technologie ? Une autre forme de magie ?

« – Qu'est-ce qui  déclenché ce besoin de tuer ? »

Elle se mordit la lèvre.
Pourquoi ? Pourquoi ?

Pitié qu'il la touche ,
encore.

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Mer 20 Jan 2016 - 17:59
Il y avait dans notre rhapsodie quelque chose de mythique, mystérieux, mythologique. Ainsi proches dans la noirceur de la nuit, sous l'oeil bienveillant de Séléné, une nouvelle page de Légende qui se déroulait. Des mots à peine murmurés, éphémères, éthérés, mais pourtant si intenses. Elle n'est que Coré et je suis Aïdôneus. Je veux en faire ma Perséphone, mais pas avant que je ne devienne Klymenos. Pour les impies, je vous le dis de suite, Klymenos étant l'autre nom d'Hadès, celui aux plusieurs visages. Si contigus par tant de psalmodie, j'en oublie la dangerosité de la situation. Je suis esclave de sa volonté, prisonnier de sa magie. Elle n'a qu'à prononcer quelques mots, faire tourner son poignet et je ne serais plus qu'un pantin désarticuler, un faible humain dans ses mains de déesse. Pourtant les mots qui sortent d'entre ses lèvres ne sont point des formules, des enchantements. Elle cherche à rationaliser, à définir, à expliquer, à théoriser. Le Lord détruit? Anéantir Potter? Assimiler un enfant à une magie puissante? Innocence? Un tigre se jettera sur une chèvre s'il est affamé, un loup-garou même humain la majorité de sa vie ne fera qu'une bouchée de la personne en face de lui. Le Seigneur des Ténèbres aurait assassiné Potter sans état d'âme, puisque c'était lui qu'il venait chercher. C'est un concours de circonstances qui l'en a empéché.

Elle recule alors, nous séparant, créant ce vide intersidéral entre nous. J'ai froid. Le genre de froid qui vous glace les os. Eole, Dieu des Vents tente désespérément de m'arracher Perséphone. Il devient même Hermès et me dérobe de sa chaleur. De loin, frigorifié, dans le noir, je contemple le visage de Maura-Jean, aidé d'Hélios qui éclaire ma nuit glacée. Tout autour de nous, la nature s'est arrétée et s'étonne, elle aussi de l'épopée que nous sommes en train de vivre, elle et moi, la sorcière et le sorcier. Une jeune femme bien pâle et un homme vieillissant engoncé dans la haine de son prochain. Perséphone, désirerait-elle remonter dans le monde des vivants? Je n'ai pas encore dit mon dernier mot, mais me terre dans le silence alors qu'elle brise ce dernier renouvelant ses paroles. Non, je ne mérite pas le Baiser d'un Détraqueur, pas plus que le Lord Noir. Elle voit en moi un être humain, capable de vivre, mais n'oubliant point que j'ai condamné plus d'une personne au trépas. Elle ne hait pas et probablement ne haïra jamais. Au contraire, c'est la Pitié qui prend le relais. Elle condamne les actes et non les personnes. Je suis impressionné. Et je me dis que j'ai bien fait de lui accorder cette entrevue alors que j'étais encore claquemuré à Azkaban.

Qu'Athéna me foudroie, Perséphone devient Artémis. "intègre, saine et sauve". Farouche, sauvage, téméraire, affrontant le malin. Je souris. Un sourire léger, une commissure des lèvres qui tend vers le haut, rien de plus. Et voilà qu'elle explique qu'elle fut Serpentard. Le choixpeau étant vraiment un objet vieillissant et obsolète. Je sais qu'il se base sur les qualités de chacun au moment du choix, mais il devrait, comme les baguettes, deviner l'avenir, et encourager les vocations. Avec le temps, j'aurai préféré finir à Serpentard, tout comme j'aurai bien vu cette demoiselle à Griffondor. Encore une fois, je la laisse parler, je ne dis rien. Et quand j'évoque Potter, c'est indignée qu'elle me répond. Au contraire, Potter a tout à voir là-dedans. Il n'y aurait pas eu Potter, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom aurait sans aucun doute gagné. Vous-Savez-Qui aurait anéanti les Moldus et ma mère ne serait pas morte inutilement, dans la souffrance, la peur et le froid. Pendant un court instant, le temps s'arrête de nouveau et rembobine jusqu'à ce jour fatidique où dans mes bras agonisait ma tendre mère. « – Pourquoi je suis là ? Tu me l'a dit. Tu veux que j'écrive et que je sème la terreur pour ton compte. J'ai dis que je ne le ferais pas, mais tu reste parce que tu veux que je change d'avis. »

Je souris, un sourire un peu plus prononcé. Cette fois, les deux commissures de lèvres s'élèvent vers les cieux. Je souris parce qu'elle tombe dans mon piège. Elle pense encore que je ne veux que la vérité, que je veux diriger ses paroles, ses écrits, ses actes et ses pensées. Mais loin de moi cette oppression. Je ne veux rien de tout cela. Tout ce que je ne veux pas, c'est que mon nom se perde dans les limbes oubliées. Ce que je veux, c'est qu'on prononce mon nom avec autant de peur que celui du Seigneur Noir, sans fausse modestie. Tout ce que je veux, c'est qu'on se rappelle de moi comme ayant défié les Moldus, les Sang-de-Bourbes et tout autre infériorité magique. Ca n'arrivera pas? En est-elle vraiment certaine? Même si elle résiste encore, je sens qu'elle est prête à succomber. A peine rentrera-t-elle chez elle, ce soir, qu'elle rédigera la première page du lendemain. Je sais pourquoi? Oui, c'est un défi, Maura-Jean, un défi que je vais gagner, elle fera ça pour moi, je le sais. Je sais également qu'elle ne pourra plus me résister. J'ai entre mes mains une délicieuse petite créature, un rayon de soleil. D'ailleurs, dans un sursaut de survie, elle reprend le cours de sa vie journalistique. Pourquoi les Moldus? Je souris, amusé, terriblement amusé par la situation. Mademoiselle ne lache rien. Plus bornée qu'une tique sur le dos d'un chien. Elle épouse parfaitement les traits de cette Artémis chasseresse.

« – Qu'est-ce qui déclenché ce besoin de tuer ? » C'est justement là le noeud du problème. Le pourquoi du comment. Dois-je le lui dire? La journaliste se fait inquisitrice. Le climax retombe, la mythologie se perd, pourtant, je vois en elle, ma Perséphone. Encore et à jamais. Dois-je lui apprendre ce qu'il s'est réellement passé? Non, je ne peux décemment pas. Car ma force est ma faiblesse. Et il est trop tôt encore pour le lui avouer. J'aime jouer, alors je vais jouer. Pour la première fois depuis bien longtemps, j'ouvre la bouche pour m'exprimer. Je vais tacher d'être sincère, pour une fois.

- Ferme les yeux. Chose inattendue, je range ma baguette! MOI! La ranger! Pour preuve de bonne foi. La dissimule sous mes vêtements. Ferme les yeux, aie confiance. Je sais que c'est facile à dire, bien moins à le faire. Ferme les yeux, je ne te ferais aucun mal. J'attends qu'elle ferme ses paupières. Sagement, patiemment. La haine... vient de là. Je pose ma main sur le haut de sa poitrine, à l'emplacement du coeur. Elle s'est mise à bruler, un soir de décembre. Quand je me suis rendu compte que les moldus n'étaient en fait que des laches, des êtres ignorants, des tortionnaires dans leur propre monde. A nouveau à portée de main, je fais un dernier pas pour être une fois de plus tout contre elle, ma joue glissant contre la sienne et moi aussi, je ferme les yeux. La peur et la colère ont fait place à la haine et la rage. Je redeviens Hadès et dans mes bras, elle est Perséphone. Seule vivante parmi les morts. J'ai cédé à la Tentation. Je suis devenu son bras armé. Le bras de la Vengeance. Son rayon de soleil.

Perséphone.

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Mer 20 Jan 2016 - 21:53
Cela faisait plus d'une heure qu'ils étaient là maintenant, le temps semblait varier dans sa façon de s'écouler. Parfois rapide, parfois long. Mais finalement ce n'était jamais assez.

Là.
Un lieu discret.
De l'herbe à perte de vue, un froid presque polaire, une lune presque invisible – glaciale –  et pas une étoile dans le ciel. Comme si les astres eux même n'avaient pas voulu assister à la drôle de scène qui se jouait.

Il y avait un mur, en ruine qui longeait un chemin tout aussi déserté et dans un état somme toute similaire.

C'était le plus bel endroit du monde.

Maura-Jean y avait rencontré quelqu'un. Pour la première fois depuis des mois, elle avait la sensation qu'elle rencontrait enfin, face à face le véritable Danny White. Que ses mots étaient aussi vrais que sa peau nue contre la sienne brûlait et sa chair et son cœur.  Comme deux acteurs qui jouaient finalement la pièce de leur vie, ici même dans ce théâtre à cœur ouvert – enfin.  Ils s'étaient rencontré et percutés comme deux continents et leurs univers respectifs étaient entrés en collision pour créer une nouvelle fois ce moment si particulier ou ils étaient les seuls maîtres, inversant les rôles , s’effleurant , se confondant , plongeant pour finalement disparaître entièrement en l'autre, ronger leur freins dans un silence entrecoupé de babillages qui n'avaient pas de réelle place entre eux. Cela faisait bien longtemps que la bataille , la véritable avais cessé.

Il n'y avait que le feu qui brûlait dans son ventre et ranimait toutes ces sensations qui jusqu'à leur première confrontation, crépitaient faiblement comme quelques braises dans l'âtre de son cœur. Il était le vent féroce qui attise le feu et elle était la forêt qui tombe en un millier de cendre. Elle était la fumée toxique qui s'élève dans le vent à son tour, la poussière de feu qui mène son calvaire plus loin et empoisonne un autre corps.

L'air qui sort de leurs bouche, l'odeur incrustée dans leurs vêtements...
Elle pouvait presque voir la chaleur qui s'échappaient de leurs corps respectifs pour se mélanger entre eux.
Leurs corps encore imprégnés de l'étreinte précédente .
Il cognait dans sa tête,  avait ouvert quelque chose au fond, tout au fond de son corps.

Et si elle devait mourir pour cela, ça n'avait pas d'importance, ça n'en avait plus.  Le froid plantait en elle ses griffes et ses crocs avec une plus grande violence depuis qu'elle avait recréé une distance entre eux.  Plus encore quand elle regardait le fond de ses yeux qui devaient brûler d'un feu semblable au sien.

Elle crevait d'envie de l'agripper de plonger dans ses chairs et de serrer ses doigts autour de son cœur palpitant pour le faire taire et ramener le sien au silence, elle crevait d'envie de ronger ses os comme pour effacer le fait qu'il avait gravé son nom jusque dans les siens.  Lui crever les yeux pour qu'il ne la regarde plus.

Ferme les yeux.
Aie confiance
Serpent.
Eve.

Il avait rangé sa baguette, baisser les armes.
Et ses yeux, elle les avait fermé, avec appréhension et son corps avait été secoué d'un frisson quand sa main avait laissé son emprunte brûlante sur sa poitrine. Son cœur battait presque douloureusement la mesure.

Apprendre l'origine de la haine.
Mois de décembre.
Tentation.
Tortionnaire.

Et sa joue contre la sienne.
Encore.
Enfin.

Pas assez.
Jamais assez. Jamais , jamais.
Des mots qui se perdent dans son oreille.
Souffler dans son cou.  Le sentir, seulement un peu. Une dernière fois et ses mains fines qui se serrent contre le tissus de son vêtement.
Garder encore un peu cette chaleur, cette odeur et ce feu ardent dans le ventre, la poitrine qui lui brûlait même les yeux.

« – Alors change ce qu'il y à « Là ».  Redeviens un homme, un fils, un père ...reviens à ce que tu étais avant. Tu ne peux pas ? »    elle avait chuchoté d'abord, glissant sa main entre leurs corps pour la poser sur son cœur.

« – Tu veux pas. »
Elle avait corrigé.
Elle savait.

L'arrête de son nez contre l'os de sa mâchoire et surtout garder les yeux fermés. Ne pas se rendre compte du gouffre dans lequel elle plongeait.

« – Est-ce que tu es heureux comme cela ? est-ce que tu te sens en paix quand tu le fait et que au moins ces gens ne sont pas morts pour rien ? »

c'était horriblement douloureux comme question.
Elle se haïssait de croire que cela avait une réelle importance, que cela faisait une différence. Pour la première fois de sa vie, la journaliste n'avait pas envie de connaître la vérité et elle devait se retenir de le supplier de lui mentir. Elle ne voulait pas savoir.
Pas ça.

Maura-Jean les bras ballants, à nouveau et un pas un arrière juste un mais c'était déjà suffisant en fait pour creuser un trou immense dans sa chair.

« – Ta baguette, prend là. »

Ils ne pouvaient pas rester là éternellement, le soleil les rattraperai et avec le nouveau jour, leur monde s’écroulerait. Elle redeviendrai la journaliste et lui le tueur de sang froid. Est-ce que le jour marquerai la fin de la trêve ? La fin de ce qui prenait racine entre eux ?  En elle. En elle.  Elle avait la sensation que son corps entier la faisait souffrir mais le pire était encore la douleur que lui infligeaient son honneur et sa conscience.  Elle se sentait sale, elle se sentait mauvaise , bafouée.  Que se passerait-il après qu'elle ait écrit ? Que ferait-il ? La tuerai-t-il ? Non. Il ne voulait pas la tuer. Mais ils n'auraient plus de raison de se voir et elle était persuadée que ça aurait le même impact qu'une longue agonie.  Elle ferma les yeux avec forces comme pour prolonger l'illusion, se mordant la lèvre inférieure jusqu'au sang.  Ses  yeux dans les siens.

Elle lui tendis sa propre baguette.

« – Tu va devoir me faire vraiment très mal. Avec ta baguette. Tu utilisera la mienne pour envoyer le signal de détresse, puis tu n'auras qu'à la laisser près de moi et partir avant l'arrivée de la brigade.  »

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MessageSujet: Re: Midnight tea party [Maura-Jean]  Jeu 21 Jan 2016 - 20:30

Je suis dans un autre monde. Un univers à part entière. Une galaxie qui tourbillonne lentement sur son axe. Le calme absolu. La rage ne compte plus, la rage s'est tue. La tranquillité, la paix, voilà ce qui m'émeut alors qu'elle est à nouveau tout contre moi. Je ne sais plus quoi dire, plus quoi faire. Mis à part lui offrir une petite part de sincérité. Quelques indices. Le mois de décembre, le soir d'hiver. La vengeance. La rancoeur, la haine. J'ai fermé les yeux pour apprécier la portance de mes paroles. J'ai fermé les yeux pour réaliser à quel point tout cela n'est qu'un jeu. Je veux me bruler les doigts. Comme un enfant à qui l'on dit de ne pas toucher, je veux tendre ma main, subir la punition, sentir la brulure. Sa main sur mon torse, là est ma brulure.

« – Alors change ce qu'il y à « Là ».  Redeviens un homme, un fils, un père ...reviens à ce que tu étais avant. Tu ne peux pas ? »
- Il est trop tard.
« – Tu veux pas. »
- Il est trop tard.


Deux phrases identiques, deux intonations différentes. Je ne peux pas? Parce qu'il est trop tard. Assuré quand j'ouvre la bouche. Il est trop tard pour faire marche arrière. Je ne veux pas qu'elle affirme. Parce qu'il est trop tard. Hésitant quand je répète mes mots. Il est trop tard pour me racheter. Et quand bien même je le voudrais, je ne le pourrais pas, tout simplement parce que j'ai commis trop de crimes pour que les gens oublient. Ils me jugeraient pour les actes commis. Eux aussi n'ont pas de clémence. Et jamais ils en auront. Quoi que je fasse, quoi que je devienne, j'aurai toujours sur le dos le meurtre des Peronova. Et ce n'est que le Baiser de Détraqueur qui m'attend. Rien de plus. Rien de moins. Et toujours cette galaxie qui tourne, tourne, tourne en moins. Des millions d'étoiles qui brillent intensément d'une douce lueur aveuglante. Je sens qu'elle s'écarte, juste un peu, je sens son soufle dans mon cou, le mien sur sa joue. Oh, elle est cruelle dans ses mots, mais je ne peux retenir un sourire.

- Ils ne meurent pas pour rien.

Et finalement, elle se détache, complètement, brisant l'univers créé, me ramenant durement sur Terre, dans mon corps, dans la nuit, dans le froid. Elle se recule tant et tant que je finis par ouvrir les yeux pour ne pas qu'elle remarque l'effet de sa présence tout contre moi. Et là, elle retourne sa baguette, me présentant le manche. J'hausse un sourcil, étonné, ne comprenant pas pourquoi elle veut que je la prenne. Puis, alors qu'elle se confond en explication, le deuxième sourcil rejoint le premier, haut sur mon front. Que je l'attaque? Pendant une seconde, une pulsion folle m'ordonne de saisir ma baguette, de lui envoyer un "sectumsempra" et de l'abandonner, ou non, mieux! de la regarder se vider de son sang, de voir la dernière étincelle de vie dans ce regard presque blanc. Je ne fais aucun geste pourtant. Non, je ne l'attaquerais pas, du moins, pas comme ça. Pas tout de suite, et encore moins à sa demande. Je finis par nier du chef. Maintenant que je sais que je peux la manipuler à ma guise et me bruler les doigts, je ne veux pas perdre cet atout.

- Non, Maura-Jean. Nous aurons tout le loisir de nous revoir... Je voulais juste... ne pas être oublié.

Je sors lentement ma baguette, et en un tour de main je fais disparaitre le service à thé derrière nous sur le petit muret, également la torche de flammes rouges, mais je rallume une petite étincelle au bout de ma baguette, un "lumos" qui nous berce presque tendrement. Il est temps de partir et je dois retourner me terrer, quelque part en Angleterre, auprès de ma soeur, quelques temps, le temps de planifier une idée machiavélique. Les Aurors ne sont pas ma priorité, mais s'ils se dressent sur mon chemin, je ferais en sorte de les repousser. Et pour cela, j'ai besoin de cette délicieuse créature qu'est la journaliste. Je reviens auprès d'elle, lève la main et du revers des doigts je caresse à nouveau sa joue.

- Nous nous reverrons, sois-en certaine.

Je recule d'un pas, d'un autre, un simple sourire à son encontre et un coup de baguette magique et hop. Je disparais.

Adieu.

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